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Zvezdan Mitrovic, ancien coach de l'ASVEL : "J'ai eu l'impression qu'on me plantait un poignard dans le dos"

Licencié en 2020 de son poste d'entraîneur de l'ASVEL, Zvezdan Mitrovic a obtenu gain de cause après un procès de cinq ans contre son ancien club. Il est revenu sur cet épisode douloureux pour Le Progrès.

Zvezdan Mitrovic © Eurocup

Licencié pour faute grave par l'ASVEL en mai 2020, un an avant la fin de son contrat, Zvezdan Mitrovic avait porté plainte contre son ancien club. Après un procès long de plus de cinq ans, les tribunaux n'ont pas retenu ce motif, condamnant le club à verser près de 500 000€ au Monténégrin, loin d'avoir bien vécu cette période comme il l'explique au Progrès.

"J'ai été très surpris, parce que tout allait bien. Personne ne s'y attendait car nous faisions notre meilleure saison. Lors du procès, il a été prouvé que j'avais totalement raison, que j'étais dans mon bon droit. C'était l'essentiel pour moi. [...] Cela a été une très, très longue procédure, mais je savais à 100% que j'avais raison, que je n'avais rien à me reprocher. J'attendais juste que le procès se termine et mon avocat me tenait régulièrement au courant de l'évolution du dossier."

Comme il le précise lui-même, Mitrovic n'a pas entamé cette procédure pour des questions d'argent.

"Que les choses soient claires, ce n'était pas une question d'argent, mais par-dessus tout une question d'honneur. Je n'avais pas commis la faute qu'on me reprochait. Il a été démontré que j'avais raison. On préparait la saison suivante et rien ne laissait présager une telle décision de la part de l'ASVEL."

Malgré cette fin plus qu'amère, l'actuel sélectionneur du Monténégro garde un souvenir positif de son aventure sur le banc villeurbannais.

"[C'était l'un des meilleurs passage de ma carrière]. J'ai permis à certains jeunes joueurs de débuter leur carrière comme Théo Maledon, qui a été élu MVP de la finale de la Coupe de France à 17 ans, ou Matthew Strazel. Nous avions l'un des plus petits budgets en Europe et nous avons été l'une des surprises de l'Euroleague. Et, en France, l'une des deux meilleures équipes avec Monaco. J'ai vraiment eu l'impression qu'on me plantait un poignard dans le dos. Je me suis senti totalement trahi, car je ne m'y attendais absolument pas."

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