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Preview France – Grèce : aujourd’hui ou jamais !

Deuxième de son groupe, la France a hérité de la Grèce pour ce quart de finale dans une partie de tableau où l’on retrouve aussi la Russie et la Serbie.

Pour les Bleus, ce quart de finale a une saveur toute particulière puisque l’Equipe de France n’a battu qu’une fois la Grèce depuis 1983 dans un match officiel. Et encore, c’était lors de ce fameux match de poule de l’Euro 2009.

Sans oublier cette cruelle défaite en 2005 alors que les troupes de Claude Bergeaud avait un pied et quatre orteils en finale… Boris Diaw, Florent Piétrus, Mickaël Gelabale et Tony Parker étaient déjà là, et ils n’ont pas oublié…

Sur le papier, la France est favorite. Mais face à la Grèce, notre ennemi intime, la méfiance est forcément de mise.

EFFECTIF

No Nom Poste Taille
4 Vasileios Xanthopoulos Arrière 1.88
5 Ioannis Bourousis Pivot 2.13
6 Nikolaos Zisis Arrière 1.96
7 Konstantinos Vasileiadis Arrière 2.00
8 Nick Calathes Meneur 1.97
9 Antonios Fotsis Ailier-fort 2.08
10 Konstantinos Papanikolaou Ailier-fort 2.03
11 Dimitrios Mavroeidis Pivot 2.12
12 Michail Bramos Ailier 1.98
13 Kostas Koufos Pivot 2.13
14 Konstantinos Sloukas Meneur 1.98
15 Konstantinos Kaimakoglou Ailier-fort 2.05

Points forts

Une grosse défense

C’est la marque de fabrique de la Grèce. Elle encaisse simplement 67 points de moyenne (5ème meilleure du tournoi) et il y a fort à parier que le coach – qui en plus connait bien la France – sortira une bonne « zone des familles » en défense pour contrer la furia offensive des Bleus (4ème attaque avec 81 points). Malgré l’absence de Sofoklis « Baby Shaq » Schortsanitis, les deux troncs que sont Bourrousis et Koufos officieront comme tours de contrôle pour déplacer les ailiers et boucler la raquette pour les pénétrations françaises. Enfin, le cachet Euroleague qui estampille l’escouade grecque laisse augurer d’une dureté dans les contacts, voire d’une certaine couardise dans la gestion des fautes (et des nerfs).

Le duo Bouroussis – Koufos

Avec Fotsis et Zizis, les deux pivots déjà mentionnés représentent l’atout majeur de l’équipe grecque. Extrêmement longs (2,13 et 2,18 respectivement), Ioannis Bourousis et Kostas Koufos combinent pour 19 points et 9 rebonds mais surtout représentent un alliage expérience FIBA pour le premier – jeunesse et explosivité pour le second qui peut s’avérer dangereux pour les intérieurs français. Cela dit, les performances de Séraphin et le retour de Noah semblent pouvoir redonner l’avantage à la raquette bleue.

L’expérience des grands rendez-vous

C’est la grande inconnue du match. La France saura-t-elle se débarrasser de ses vieux démons qui la hantent depuis cette fameuse demie de l’Euro 2005 ? De l’eau a coulé sous les ponts. N’empêche que les Bourousis, Fotsis, Zizis, Perperoglu ou encore Kaimakoglu sont des vétérans du circuit. Et s’ils n’étaient pas tous acteurs des déconvenues françaises, ils en ont hérité la résistance mentale et la dureté physique. La fin de match quasi-ratée mais remportée contre la Slovénie faisaient ainsi dire à Zouros : « J’ai aimé comment nous avons su réagir en fin de match [malgré la remontée slovène.] » Les Bleus devront être capables de laisser leurs mauvais souvenirs au placard et continuer sur leur belle lancée actuelle.

Les points faibles

Une équipe clairement sur le déclin

On l’a annoncé : la Grèce est une nation décimée. Autant sur le plan financier que sur le plan basket, les Dieux grecs ont largement perdu de leur superbe. Et il reviendra a TP & Co de les faire descendre de leur piédestal pour de bon. Perdus les Papaloukas, Diamantidis et Spanoulis ; tous ces maîtres à jouer capables également de dégainer le shoot assassin en fin de match. Disparus les gros shorts de Tsartsaris, Papadopoulos et Schortsanitis dans la peinture ; tous ces baobabs qui empêchaient à nos Bleus de voir la lumière. Non, la Grèce n’est plus aussi forte. Au contraire, les deux dynamiques sont opposées. Et cette fois, c’est la France qui a le vent en poupe. A eux de ne pas s’échouer sur les rives grecques…

Le rebond

C’est une statistique complètement étonnante. La Grèce ne prend que 36 rebonds par match. Battus à ce petit jeu par la Géorgie dans son dernier match (39 à 25), les Grecs sont loin d’être la forteresse qu’ils étaient par le passé. L’absence de Schortsanitis est forcément préjudiciable dans le domaine mais c’est surtout le manque d’implication générale de l’équipe qui explique cette lourde carence. Les Bleus auront tout à gagner à se jeter comme des affamés sur le rebond alors qu’ils devraient pouvoir sécuriser leur rebond défensif quand la Grèce ne semble pas vraiment attirée par l’opportunité d’une seconde chance offensive (seulement 10 rebonds offensifs de moyenne).

L’adresse à trois points

Avec un petit 31 % sur le tournoi, la Grèce n’a toujours pas trouvé la mire derrière la ligne. Alors certes, comme contre la Slovénie, les Grecs peuvent encore sortir le shoot qui tue (en l’occurrence Zizis et Fotsis) mais l’adresse générale fait vraiment peur à voir. Le dernier mentionné, ailier du Pana, est d’ailleurs le seul à surnager dans l’exercice avec un 52%. Ses coéquipiers pointent misérablement autour des 30 (Calathes, Zizis, Vasileiadis) ou pire les 20 (Bourousis, Bramos, Kaimakoglu). Bref, il faudra forcer les Grecs à prendre des tirs lointains et ne pas les laisser prendre leurs aises dans le petit périmètre.

La clé du match

Elle est presque exclusivement mentale. Plus forts sur le papier, plus forts sur le tournoi, les Bleus ont toutes les armes pour briser le signe indien contre la Grèce. Gageons que les tauliers Parker, Diaw & Gelabale porteront les leurs par l’exemple vers une demie (et une qualification olympique). Une dernière inconnue : la participation de Mickaël Gelabale qui décidera pendant l’échauffement s’il joue.

STATS

France Grèce
Attaque 81.0 71.1
% 2-pts 52.5% (25.0/47.6) 51.2% (19.3/37.6)
% 3-pts 34.3% (4.4/12.8) 31.2% (6.0/19.3)
% LF 81.3% (17.9/22.0) 79.1% (14.6/18.5)
Rbd Off 9.4 10.1
Rbd Déf 24.8 25.6
Rbds 34.1 35.8
Pds 12.5 14.0
Bps 12.3 13.8
Ints 7.8 7.3
Cts 2.3 3.8
Fautes 21.0 21.0

 

TELEVISION

Canal+ Sport (17h00). Rediffusion Sport+, vendredi matin (7h45)

Crédit : JF Mollière / FFBB
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