De notre envoyé spécial à Athènes
D'après Sport24, ce sont pas moins de 13 000 fans de l'Olympiakos qui garnissaient ce vendredi l'enceinte de l'OAKA pour la demi-finale d'Euroleague que le club du Pirée disputait face au Fenerbahçe. Un total plus élevé que prévu, mais loin d'être étonnant à l'écoute du vacarme qui retentissait avant et pendant la rencontre à Maroussi.
Portés par une défense acérée comme on en avait rarement vu, et un trio Vezenkov - Dorsey - Peters à 48 points cumulés, les Grecs se sont imposés (79-61). Ils disputeront donc la finale d'Euroleague dimanche, contre Valence ou le Real Madrid. Ce résultat est également synonyme d'une fin de carrière en Euroleague pour Nando De Colo, qui a tout donné, mais n'a pas pu peser autant que souhaité en raison d'un problème de fautes.

L'entame a témoigné la tension qui régnait dans l'arène. Après 2 minutes 30 sans que l'une des deux équipes ne parvienne à se créer le moindre bon tir, Thomas Walkup ouvrait le score d'un shoot contesté à mi-distance (2-0, 7e). À l'Olympiakos, un naturalisé grec peut en cacher un autre, puisque Tyler Dorsey enchaînait en réussissant deux tirs primés d'affilée (8-0, 5e). L'arrière termina d'ailleurs le premier quart à 11 unités.
De Colo toujours providentiel
Face à une défense impressionnante, le Fener était sans solution, obligé de tenter des 3-points à très haut degré de difficultés sur ses cinq premières tentatives, sans succès. Une disette qui a continué malgré l'entrée de Nando De Colo. Sur sa première possession, le Français avait pourtant bien servi Chris Silva, qui a manqué le plus facile sur alley-oop. Égarement puni immédiatement par Sasha Vezenkov de l'autre côté (10-0, 6e).
Mais, comme l'avaient certainement planifié les dieux du basket européen, c'est bien le Nordiste qui a tout débloqué. D'une superbe passe pour Khem Birch, puis d'un tir léché derrière l'arc, il permettait aux siens d'enfin respirer dans cette demi-finale (12-5, 8e). C'est d'ailleurs bien simple ; sans l'ancien villeurbannais sur le parquet, Fenerbahçe n'a pas inscrit le moindre point dans le premier quart.
Cet adage s'est ensuite confirmé. Après avoir attendu 7 minutes pour débloquer leur compteur en début de match, c'est après 6 minutes que les Turcs ont enfin scoré dans le deuxième quart. S'il a encore fallu attendre le retour au jeu de De Colo, c'est à Tarik Biberovic que le Fener devait ce nouveau regain de forme offensif.
Auteur de 8 points consécutifs pour l'équipe stambouliote, il permettait aux siens de compter moins de 10 points de retard à la pause (33-24, 20e). Un moindre mal quand on voit qu'Alec Peters inscrivait 9 points à 4/4 au tir dans le deuxième quart, en lieu et place d'un Sasha Vezenkov encore une fois transparent dans un grand rendez-vous (2 points à 1/3 au shoot à la mi-temps).
He came READY @petersalec #F4GLORY pic.twitter.com/R0aJokwJ4y
— EuroLeague (@EuroLeague) May 22, 2026
Le réveil tant attendu du MVP !
Désireux de se défaire de cette vilaine image qui lui collait à la peau, le Bulgare a lancé les hostilités dès le retour des vestiaires en inscrivant 5 points très rapidement (40-24, 22e). Bien épaulé par un Tyler Dorsey toujours aussi brûlant, le MVP de l'Euroleague permettait alors aux siens de compter leur avance la plus confortable de la soirée (44-24, 24e).
Mais, comme on l'avait compris dès le début, le confort n'était pas le maître mot de la soirée. Ainsi, encore sous l'impulsion de Biberovic et De Colo, tous deux adroits à longue distance, le Fener infligeait un run de 10-0 aux coéquipiers de Vezenkov (44-34, 25e). Lequel répondit par deux paniers consécutifs en prenant position près du cercle (48-34, 27e).
Pour conclure ce troisième quart franchement étrange, le poste 4 a poursuivi son récital. D'un tir primé dans le corner suivi d'une pénétration abracadabrantesque, il portait son total de points inscrits sur la période à 14, et donnait par la même occasion un joli matelas à son équipe avant le dernier quart (56-41, 30e).
Le Fener peut le faire ?
Nando De Colo ayant écopé de sa quatrième faute, c'est de nouveau Biberovic qui a pris les choses en main pour maintenir le Fener en vie. Dans son sillage, les Turcs ont recollé (56-49, 32e), mais l'espoir a été de bien courte durée.
Après un temps mort pris par Georgios Bartzokas, les Athéniens se sont remis les idées en place. D'un tir primé d'une rare pureté, Evan Fournier redonnait un matelas à ses coéquipiers (61-49, 33e). Pour la troisième fois de la soirée, les protégés de Saras Jasikevicius était mis en échec, et se sont fait maté par Alec Peters, décidément facteur X de la soirée et auteur de 5 points d'affilée pour clore les débats à quelques minutes du terme (66-52, 35e).
Le boxscore de la rencontre est ici.
