Propos recueillis par notre envoyé spécial à Athènes
"On est dans la salle où vous vous apprêtez à disputer votre premier Final Four. L'évènement est-il aussi énorme que vous l'attendiez ?
De l'extérieur déjà, on voit que c'est différent des matches normaux. Dans la préparation, au sein de l'équipe, on voit à quel point c'est une partie importante de la saison. On s'est préparés pour ça.
Au Real Madrid, on sait qu'il y a une vraie culture de la gagne. Comment est-ce que cela se ressent au quotidien ? Les anciennes gloires du club vous conseillent-elles ?
Oui, certains d'entre eux sont dans les bureaux. Ils voyagent avec nous et partagent toute leur expérience. Certains ont déjà vécu et remporté des Final Four. Ça nous montre à quel point c'est important pour le club.
En conférence de presse, Facundo Campazzo disait : "en cas de fin de match serrée, on donne la balle à Sergio Llull". Vous rappelez-vous de son tir décisif en 2023 ?
Oui, bien sûr. De toute façon, il continue de faire ce genre de choses. Cette année, il met encore un buzzer-beater contre Tenerife. C'est un gars qui met des gros tirs et il le montre toujours.
Sergio Llull only made this shot in the entire EuroLeague Final.
— Dionysis Aravantinos (@AravantinosDA) May 21, 2023
That shot won Real Madrid the title.
Unreal.pic.twitter.com/e1rBi02jRL
Justement, qu'avez-vous pu apprendre aux côtés de Facundo Campazzo et Sergio Llull, qui évoluent à votre poste ?
Je dirais la manière dont ils peuvent impacter le match sans pour autant être très présent au scoring. Par exemple, c'est la manière avec laquelle ils gèrent l'équipe, dans le tempo, comment on attaque, comment on met une bonne pression défensive. C'est là-dessus que j'ai le plus appris à leurs côtés.
Comment s'est passée pour vous le passage de l'ASVEL, clouée dans les tréfonds du classement, au Real Madrid, qui joue la gagne du titre suprême ?
Rejoindre le Real a été bénéfique pour moi. Pouvoir jouer avec comme but principal de gagner, et me faire sortir si jamais ça ne marche pas, ça m'a aidé à devenir un meilleur joueur. J'impacte les matches d'une meilleure manière. Peu importe mon temps de jeu, je rentre, et rapidement j'arrive à laisser mon empreinte sur le match.
Est-ce particulier pour un joueur et, on l'imagine, un fan de l'équipe de France, d'être coaché par Sergio Scariolo qui a une relation bien particulière avec les Bleus ?
[Il sourit] C'est marrant car quand je suis arrivé l'été dernier, on en avait parlé et on avait rigolé. Mais ensuite, pendant la saison, ce n'est pas quelque chose qui est souvent revenu.
Vous retrouvez demain votre ancien camarade villeurbannais Neal Sako. Avez-vous discuté en voyant que vous alliez vous affronter en demi-finale de l'Euroleague ?
Oui, c'est un bon ami. L'année dernière, on avait une bonne relation. Ce sont des liens qui, peu importe où l'on est, ne changent pas forcément. Bien sûr j'ai envie de gagner et de le chambrer [Il sourit].
Au niveau des absences de Walter Tavares et Alex Len, comment vont-elles vous forcer à changer votre style de jeu ?
Ce sont deux présences à l'intérieur qui nous manquent énormément parce qu'on s'appuyait beaucoup sur eux. Notamment en défense pour contrer des tirs et repousser les adversaires. On a confiance en notre coach pour faire les ajustements nécessaires. Et c'est aussi à nous de faire plus d'efforts aux rebonds et d'être encore plus à fond qu'on l'est d'habitude."
