Par notre envoyé spécial à Athènes
On pouvait s'y attendre, mais cet affrontement entre le Real Madrid et Valence n'avait rien en commun avec le match précédent au bout duquel l'Olympiakos s'est qualifié pour la finale (79-61). Déjà, au niveau de l'ambiance, le contraste était frappant. En cumulé, les fans des deux équipes étaient près de 10 fois moins nombreux que les Grecs, et faisaient donc, au moins 10 fois moins de bruit.
Et cela s'est ressenti sur le parquet. Moins atteint par ce qu'il pouvait se passer en tribunes que leurs prédécesseurs, les deux formations ont démarré sur les chapeaux de roue en attaque. À l'image de Braxton Key et Kameron Taylor, auteurs respectivement de 9 et 8 point sans manquer le moindre tir dans le premier quart.
D'abord, ce rythme up-tempo a profité aux Valenciens. Comme ils l'ont montré depuis le début de saison, courir, scorer en transition et prendre des tirs rapides, c'est leur crédo. Dans ce contexte et après un ultime panier de Key en pénétration, ce sont eux qui menaient à la fin du premier quart temps de leur histoire au Final Four (28-26, 10e).
Cette insouciance a beau être l'un des points forts des hommes de Pedro Martinez, cela peut aussi s'avérer être un point faible. Le Real, grand habitué du dernier carré, le sait, évidemment. Et il n'a pas fallu attendre bien longtemps pour que les Madrilènes ne fassent parler leur savoir-faire.
Dans le deuxième quart, le sublime Facundo Campazzo est sorti de sa boîte, envoyant 8 points et 3 passes décisives sur la période. Sous son impulsion, et après un tir primé réussi par l'Argentin, la Maison Blanche a compté jusqu'à 12 points d'avance avant la mi-temps (35-47, 36e). À ce moment-là, Valence aurait pu couler, mais n'a pas lâché.
I @facucampazzo on fire, two, back to back treys 💰
— EuroLeague (@EuroLeague) May 22, 2026
Effortless 🪄 #F4GLORY pic.twitter.com/NkKGp5a2I2
Le fait d'un Jean Montero qui a pleinement pris la mesure de cette demi-finale en fin de première mi-temps. Muet au scoring dans le premier quart, le prodige dominicain comptait 11 unités à la pause, dont un tir à longue distance qui a fait un bien fou aux siens et réduisait l'écart à deux possessions à 6 secondes de la pause (56-62, 20e).
Ce total de 118 points inscrits est d'ailleurs le plus haut de l'histoire du Final Four de l'Euroleague sur une mi-temps. Symbole de la réussite qui habitait les deux formations dans ce premier acte.
En deuxième période, le Real a commencé à imposer son rythme. Moins de transition pour les coéquipiers de Montero, et toujours autant d'adresse du côté des joueurs de la capitale espagnole. Un cocktail gagnant pour les Merengues, qui ont bien profité de la production d'un très bon Théo Maledon (12 points en 16 minutes) pour creuser l'écart.
À l'entame du money-time, le Real comptait 13 points d'avance (73-86, 30e). Valence a eu beau tenter quelques rapprochés, par l'intermédiaire d'un bon Jaime Pradilla, la marche était trop haute face à une équipe surexpérimentée qui s'est contentée de gérer une fin de match qui n'a pas connu l'emballement espéré. Score final : 90-105.
La tuile pour Garuba
Seul intérieur de métier sur la feuille de match de Sergio Scariolo après les forfaits de Walter Tavares et Alex Len, Usman Garuba est probablement le gros point noir de la soirée côté Real. L'international espagnol est sorti sans pouvoir poser le pied, et semble s'être rompu le tendon d'Achille.
Alors qu'ils s'apprêtent à affronter l'Olympiakos du géant Nikola Milutinov, cette nouvelle absence pourrait bien être celle de trop pour les Madrilènes. Reste à savoir s'ils pourront compter sur Omer Yurtseven, recruté en urgence à quelques jours du Final Four, et qui avait démarré la saison à l'OAKA, avec le Panathinaïkos...
Le boxscore de la rencontre est ici.