Nouveau scénario crève-cœur pour le Paris Basketball en Euroleague. Après la défaite d'un rien face à l'ASVEL la semaine dernière, Paris pouvait se relancer face à la Virtus Bologne, qui n'avait jamais gagné à l'adidas arena. Sans Nadir Hifi, sorti sur blessure dimanche contre la SIG, le club de la capitale a été trop brouillon en première mi-temps pour espérer s'imposer (94-96).
Le Paris Basketball s'est tourné vers ses anciens joueurs NBA. Tyson Etienne (23 points) et TJ Warren (19) ont tous deux répondus présents, mais leurs efforts ont été insuffisants pour aller chercher la victoire. Côté Bologne, Derrick Alston Jr a surnagé en attaque (23 points), et permets aux siens d'avoir un bilan positif en Euroleague.
Paris en manque de repère
Privés de leurs maestros, les Parisiens connaissent une entame pour le moins décousue. Celle-ci est marquée par plusieurs errements défensifs des locaux, qui laissent tout le luxe à Mouhamet Diouf de se régaler proche du cercle pour lancer les siens (0-7, 2e). Après quelques minutes de flottements, les Franciliens trouvent un semblant de réussite, par l'intermédiaire de TJ Warren (9 points dans le premier quart), et grâce à des Bolognais particulièrement maladroits balle en main (9 pertes de balle sur la période), qui offrent des opportunités de transition à leurs hôtes.
TJ tout en douceur ☁️
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Malgré tout, les Franciliens ne se montrent pas assez percutants en attaque. Beaucoup de leurs possessions se terminent par des tirs forcés, et cela s'en ressent au niveau de l'adresse (15/42 au tir à la mi-temps). Si ce manque de réussite n'empêche pas Paris de rester au contact après un quart-temps (26-26, 10e), il finit par leur coûter cher. En effet, alors que la Virtus calme le jeu, commet moins d'erreurs, et termine le deuxième quart par un run de 9-0 (38-46, 20e), le PB ne parvient pas à conjurer le sort, restant muet au scoring pendant plus de trois minutes pour clore le premier acte.
Tyson Etienne roi du troisième quart
Dans un premier temps, la pause semble avoir fait du bien à des Parisiens qui reviennent à hauteur dans le sillage d'un Tyson Etienne adroit à 3-points (48-48, 23e). Si la rotation totale du cinq parisien permet à Bologne de remettre un coup d'accélérateur (54-62, 27e), sous l'impulsion d'un Derrick Alston Jr intraitable, Paris reste dans le coup. Dès son retour sur le parquet, le meneur francilien réussit son cinquième tir primé de la période pour donner l'avantage aux siens (65-64, 29e).
On adore quand Tyson est dans celle là 👀
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Comme face à l'ASVEL puis Strasbourg, l'ancien des Nets a pris feu dans le troisième, et le club de la capitale lui doit une fière chandelle au moment de démarrer le dernier quart en tête. Mais ce coup de chaud ne suffit pas à perturber les Italiens. Ces derniers reprennent même une jolie avance, toujours grâce à l'efficacité d'Alston, qui fait mouche deux fois à longue distance (74-80, 34e). Une fois de plus, Paris semblait au bord de la rupture...
Un money-time haletant
Mais les Franciliens n'ont rien lâché. À l'instar de Mouhamed Faye, les protégés de Maxime Lefèvre se sont réveillés au meilleur des moments. Le Sénégalais a égalisé une première fois (84-84, 36e), puis une deuxième, après avoir renvoyé deux tentatives bolognaises sur la même séquence (89-89, 38e). C'est ensuite Etienne qui remet de nouveau les deux équipes à égalité d'un tir de très haut niveau (92-92, 40e), avant d'être imité par Trent Frazier à 40 secondes du buzzer final (92-95, 40e).
Un ultime coup de poignard dont Paris ne s'est pas relevé. Tyson Etienne a eu la balle de match entre les mains, mais sa tentative primée était trop longue (94-96, 40e). Ce nouveau revers a de quoi faire beaucoup de mal dans les têtes franciliennes, le club se retrouvant avec le pire bilan de l'Euroleague, à égalité avec Milan, le Maccabi et Baskonia.
Le boxscore de la rencontre est ici.
À l'adidas arena, Paris.