"Fabrice, n'êtes-vous pas bluffé de voir ce que votre équipe peut accomplir ?
Oui et non, parce qu'on a confiance dans ce qu'on fait. C'est le cas de tout ceux qui sont dans notre process et on y croit tellement fort que ce n'est qu'une
demi-surprise.
Pensiez-vous cela possible de battre Paris en leur laissant 28 rebonds offensifs ?
Déjà, que Paris prenne autant de rebonds, ce n'était clairement pas dans les plans. Maintenant, qu'on ait réussi à gagner avec ça, c'est top. Ça montre qu'on a fait d'autres choses à un très très haut niveau. Mais c'est sûr qu'il faudra régler ce souci jeudi.
Vous faites partie des équipes qui prennent le moins de tirs primés en Betclic Élite cette saison, et pourtant ce soir vous en tentez 16 en première mi-temps. Quand on connaît le style de jeu de Paris, souhaitiez-vous combattre le feu par le feu ?
Pas du tout, on n'a pas pris ça en compte. Nous, ce qu'on veut, c'est trouver des tirs à haut
pourcentage. Ça dépend bien évidemment de la défense adverse.
Il y a des équipes qui peuvent rester à trois points, il y en a qui ferment plus la raquette.
Aujourd'hui, c'est la vérité d'aujourd'hui. Ça ne veut pas dire que le prochain match sera comme
ça.
Après, nous, ce qu'on veut, c'est trouver le joueur seul. Aujourd'hui, c'était à trois points. On a eu
un pourcentage qui est assez correct, donc il n'y a pas de souci.
En fin de match, votre avance de 9 points se met à fondre. Sentez-vous à ce moment-là que le match vous a échappé ?
Oui, je me dis quand même que c'est dommage. Déjà, sur la situation qui
leur donne un tir à trois points, si tu l'enlèves, ça peut
potentiellement retarder le fait qu'ils y croient. Et là, on les a laissé une fois, deux fois.
De l'autre côté, on ne fait pas forcément des bons choix sur deux, trois actions de suite. Voilà,
mais on a tenu bon. On a pris les rebonds quand il le fallait au final, notamment sur la dernière
possession.
Et puis, TJ [Campbell] a géré la dernière attaque comme il sait le faire.
Envoyer TJ au drive, c'était ce que vous aviez prévu pour la dernière possession ?
On savait que c'était pour lui. Ça pouvait dépendre de la situation qu'on allait avoir, mais il a eu une ouverture jusqu'au cercle. Il fait une fin de match et des play-offs remarquables.
Pouvez-vous nous parler plus en détails de TJ, qui, à 38 ans, laisse encore son empreinte sur un match de ce niveau-là ?
TJ est le joueur parfait à coacher, notamment en tant qu'Américain. C'est-à-dire qu'il
montre le chemin de l'attitude et de l'état d'esprit qu'on doit avoir.
Je sais que pour moi, c'est un vrai relais. Il partage, il est imprégné de ce qu'on fait. Des fois, un regard suffit. Après, là où l'âge me surprend, c'est que quand on a son âge,
on arrive en play-off, c'est plus difficile.
C'est un peu ce qu'il s'est passé les dernières saisons. Et au final, là, il arrive, il est en pleine forme.
Il a plus de jus que les mois précédents. C'est top. Quand je dis de jus, c'est de fraîcheur
physique et mentale.
C'est très grand.
"TJ est le joueur parfait à coacher"🫡
— Nicolas Bulach (@nicobulach) June 2, 2026
Après sa victoire à Paris ce mardi (89-90), le coach du @CB_officiel Fabrice Lefrançois a encensé son meneur vétéran, auteur de 19 points, 8 passes décisives et des lancers de la victoire.🤩
Cholet est à deux succès de la finale ! 🔥 pic.twitter.com/AcU2NIWN10
Après le match 2 face à l'ASVEL, il semblait faire ses adieux à la Meilleraie, qu'il retrouvera dimanche. Pouvez-vous nous parler de ce moment ?
C'est un sujet sensible sur le plan de l'affect. Et tout ce qu'il dit de Cholet et de la Meilleraie, c'est franc et sincère. Et encore, je ne sais pas s'il utilise les mots assez fort pour exprimer ce qu'il ressent vraiment. Moi, je le connais très bien. Je sais comment il vit les choses. Je pense que maintenant, il est en mission pour faire en sorte que le jour où il dira au revoir, ce soit le plus tard possible. Pour lui, c'est dur de se projeter sur la solution à ce moment-là. Mais de toute façon, on fera une grande fête comme il mérite d'avoir, ça c'est sûr.
Qu'attendez-vouz de la suite de cette série ?
Depuis le début de la saison, on n'est pas dans le calcul, c'est match
après match. Récupérer l'avantage du terrain, oui, ça donne un avantage. On a fait une
très très très grosse performance. Maintenant, il faut gagner deux autres matches."
Propos recueillis à l'adidas arena, Paris