« Après quelques semaines, quel est votre regard sur la saison qui vient de se terminer ?
Nous avons eu une saison avec de très beaux hauts, et de très mauvais bas. On s’est battus toute l’année pour trouver de la constance. Et même le match final était ce que nous appelons un microcosme de cela, avec un très bon troisième quart-temps, et ensuite, nous avons très mal joué au quatrième quart-temps. Et nous avons perdu. Donc c’était décevant à la fin, mais comme tout dans la vie, les erreurs et les déceptions sont des occasions d’apprendre et de s’améliorer. Et je suis sûr que tout le club ressent la même chose que moi. Nous essayons d’apprendre là où nous avons fait nos erreurs pour s’assurer que ces erreurs ne sont pas répétées et nous avons une saison formidable l’année prochaine.
Maxime Lefèvre est devenu cet été le premier coach français du club depuis Jean-Christophe Prat, parti en 2022. Était-ce un objectif de recruter un entraîneur tricolore ?
Non, mais je dois admettre que c'était bienvenu. Ce n'était pas un prérequis, mais c'est une bonne chose d'avoir recruté un entraîneur français.
Maxime Lefèvre est notre nouveau head coach 🇫🇷
— Paris Basketball (@ParisBasketball) July 22, 2026
Après 7 ans passés en NBA dans le staff des Minnesota Timberwolves, le Paris Basketball est fier d’enregistrer l’arrivée de Maxime Lefèvre à la tête de son équipe première !
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Après avoir recruté un coach et deux joueurs depuis la NBA, peut-on s'attendre à d'autres arrivées venues de la Grande Ligue cet été ?
Peut-être. Nous ne le savons pas encore. Max, moi et Amara (Sy, le directeur sportif) nous nous rencontrerons cet après-midi [Entretien réalisé le vendredi 24 juillet]. Nous avons encore quelques recrues à sécuriser, mais il est important pour nous de simplement trouver les meilleurs joueurs de basket. S’ils viennent de la NBA, c’est merveilleux. S’ils viennent de France, merveilleux. S’ils viennent d’Euroleague, merveilleux. Nous voulons juste avoir la meilleure équipe possible.
Entre les difficultés de Monaco et le flou autour de l'ASVEL, le Paris Basketball sera-t-il favori en Betclic Élite ?
Eh bien, nous ne savons pas comment seront certaines des autres équipes l'année prochaine. Il est encore tôt. Mais je dirais que le Paris Basketball, en seulement huit ans, est devenu le cœur de le LNB, le moteur. Pas seulement sur le terrain, mais aussi économiquement. J’espère que nous serons perçus par les autres clubs comme un bon partenaire dans l’établissement d’une manière professionnelle de faire les choses. Mais sinon, pour répondre à votre question, je ne sais pas si je dirais que nous sommes les favoris.
L'ASVEL promettait pourtant un joli projet, mais a dû rétropédaler devant la DNCCG. Comment est-ce que cela souligne les problèmes auxquels la LNB est confrontée ces dernières années ?
La manière dont les autres clubs décident de faire du business, ça n'est pas nos affaires. On est déjà bien assez occupé par les challenges auxquels nous faisons face pour s'occuper de ceux des autres. Du moins, tant que cela ne nous impacte pas. Dans ce but, j'ai stipulé à la ligue qu'elle devait faire un meilleur travail pour que la manière dont certains clubs font du business ne fasse pas de mal aux autres clubs. Pas seulement Paris, mais tous les clubs de LNB.
Dans une interview accordée à L'Équipe, vous disiez que l'Euroleague souhaitait faire de votre club une franchise. Les discussions ont-elles avancé ?
Nous sommes toujours en discussion.
Avec l'arrivée de la NBA Europe, le paysage du basket européen va être modifié. Il reste encore beaucoup de flou...
[Il coupe] Comme vous venez de le dire, on ne sait pas. Le modèle du basket européen a besoin de changer. Mais comment cela va se passer, je n'en ai aucune idée.
Dans un monde idéal, comment aimeriez-vous que cela se matérialise ?
Je voudrais que les résultats commerciaux et économiques du basketball européen soient équivalents à la beauté et à l’intensité du produit. C’est un produit fabuleux mais les résultats commerciaux ne le sont pas, nous le savons tous. Donc je suis favorable à tout ce qui peut rendre les résultats économiques aussi fabuleux que le produit.
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Votre nouvel entraîneur disait pour RMC Sport que le basket européen était le plus pur du monde. Êtes-vous d'accord avec lui ?
Totalement, parce que c’est encore un endroit où les joueurs, les entraîneurs et tout le monde s’engage non seulement à gagner chaque match, mais à remporter chaque possession. Et j’ai dit cela avant, il y a trop d’argent dans le système NBA et parfois la quantité d’argent produit de mauvais résultats. Par exemple, le tanking, les longs temps-morts en raison de la publicité, un trop grand nombre de matches pour faire plus d’argent. Il y a beaucoup de résultats qui dépendent de l’argent et cela conduit à une produit qui n’est pas aussi rare.
La NBA Europe veut forcément s'installer à Paris, et dispose de plusieurs possibilités. Le président des Metropolitans Luc Dayan a révélé pour L'Équipe que des discussions avaient eu lieu. Avez-vous été impliqué ? Comment se sont-elles passées ?
J'étais impliqué dans ces conversations, cela fait longtemps que je connais Luc. Mais j'aimerais rappeler à Luc Dayan qu'il a signé un NDA (accord de non-divulgation, NDLR) et qu'il doit le respecter.
Et y a-t-il eu des rapprochements avec le PSG ?
Toutes les discussions que nous pourrions avoir sur ce sujet sont soit encadrée par un NDA, soit il n’est pas approprié pour moi d'offrir un avis sur quelque chose alors que l’autre partie n’est pas assise à côté de moi, et qu'elle est incapable de confirmer ou nier. »
