La réunion va se tenir dans le magnifique cadre de la Villa d’Este à Cernobbio sur le lac de Côme avec un dîner ce lundi soir et une réunion mardi. Y sont conviés les 13 clubs actionnaires de l’Euroleague dont l’ASVEL et pas le Paris Basketball. Une distinction qui peut être considérée comme choquante.
Chacun est d’accord sur un point : il devient urgent pour l’Euroleague et la NBA de trouver un terrain d'entente s’ils veulent s’unir pour un lancement conjoint en octobre 2027. S’il y a fusion, elle devrait chambouler le fonctionnement de l’organisation européenne. Si aucun accord n'est trouvé, la NBA Europe et l'Euroleague devraient frontalement entrer en compétition.
Il va falloir que chacun y mette du sien. Le PDG de l’Euroleague Chus Bueno prévoit de porter le nombre d’équipes à 24 puis 28 avec 20 ou 21 franchises en ratissant large, jusqu’au Moyen Orient alors que le CSKA Moscou fait toujours partie des Licences A quand bien même la Russie est mise en banc des nations. Le prix d'acquisition d'une franchise oscille entre 50 et 90 millions d'euros.
Il existe une autre option. Prendre en considération l’offre de rachat de la NBA, formulée il y a deux semaines, mais dont les modalités n’ont pas été révélées à ce jour.
La NBA est claire dans son projet de la NBA Europe. Elle comprendra 16 équipes avec 12 franchises avec des clubs existants, des franchises lancées par des investisseurs extérieurs et les clubs fondés par des équipes de football existantes. Le Paris Saint-Germain en fait partie. Ses dirigeants sont demeurés très discrets sur l’investissement dans le basket mais Reuters a obtenu une confirmation.
« QSI a été approché… il y a peut-être deux ans », a déclaré à l’agence d’informations anglaise Qatar Sports Investments, propriétaire du Paris Saint-Germain. « Nous sommes activement impliqués dans les discussions depuis au moins un an. »
« Il s'agit d'une occasion historique unique de rassembler toutes les parties prenantes – y compris la FIBA – et de remodeler l'écosystème du basketball européen », a déclaré toujours à Reuters Maurizio Gherardini, président de la Lega Basket Serie A.
« Nous progressons », a confirmé Adam Silver, commissioner de la NBA, après la dernière réunion du Conseil des gouverneurs qui a validé le projet NBA Europe. « Nous sommes convaincus qu'un accord avec l'Euroleague renforcerait le projet. » Et son adjoint, Mark Tatum, a récemment vanté la « pyramide » des systèmes sportifs européens : « Notre vision est d’unir nos forces à celles de l’Euroleague, de la FIBA et des clubs pour repenser ensemble le système du basketball européen. »
Chus Bueno, PDG de l'Euroleague et ancien collaborateur de la NBA pendant douze ans, s’est récemment déplacé à New York pour échanger avec les boss de la NBA. Mais la Gazzetta dello Sport se montre réservée :
« Il serait imprudent de lever le voile aujourd'hui sur les rumeurs concernant les chiffres et les procédures couverts par des clauses de confidentialité, ou de préfigurer les tendances actuelles qui précèdent la réunion. Ces tendances sont apparues moins suite aux nombreuses questions posées par les clubs lors de l'appel de mercredi qu'aux discussions animées de ces derniers jours. Toutefois, il est naturel que les délais très courts pour le traitement de l'offre compliquent la possibilité d'une mise en œuvre immédiate. Le match de Cernobbio commence maintenant. »
Le directeur général de la NBA pour l'Europe et le Moyen-Orient, George Aivazoglou, doit faire le point publiquement sur l'état des négociations lors d'un sommet qui se tiendra à Londres jeudi.
La NBA a prévenu : accord ou pas accord avec l’Euroleague, elle lancera sa ligue NBA Europe à l’automne 2027.