Livenews LNB ProA

Retraite de Ronny Turiaf : souvenirs de son passage en Pro A

Ronny Turiaf A 33 ans, Ronny Turiaf (2,07m) vient d’annoncer officiellement sa retraite.

Pour le basket professionnel français, le Martiniquais représente un cas d’espèce. Formé à l’INSEP, il enchaîna ensuite directement la NCAA (Gonzaga University) et la NBA et s’il porta le maillot bleu aussi bien en jeune (champion d’Europe juniors en 2000) qu’en A’ et en A (100 matches tout rond) jamais il ne transita par la case LNB. Seul Joakim Noah, mais né à New York et de nationalité américaine tout comme française, est dans une situation analogue puisque s’il fut licencié en jeune à Levallois, il fit toute sa carrière ensuite aux Etats-Unis.

En fait, Ronny Turiaf fait tout de même partie des anciens pensionnaires de la LNB puisqu’il a joué… 4 matches avec l’ASVEL de son ami Tony Parker lors du lockout de la NBA, en 2011. Son entrée en piste fut retardée à cause d’un défaut d’assurances et une première présentation à la presse annulée. Le colosse à l’organisme fragile sortait alors de 58 matches de NBA manqués en deux ans et n’avait pas non plus participé à l’Euro en Lituanie durant l’été avec l’équipe de France. C’est à Los Angeles qu’il attendit le feu vert pour rejoindre Villeurbanne.

C’est à l’Astroballe, le 6 novembre, face au SLUC Nancy de Nicolas Batum et avec une lourde défaite à la clé (77-92) que Turiaf joua son premier match et contre Chalon qu’il fit sa meilleure production avec 15 points, 8 rebonds et 26 d’évaluation. Ses stats globales s’établirent à 9,3 pts et 7,3 rbds. Pas si mal pour quelqu’un qui n’avait pas encore le rythme de la compétition.

Et puis le lockout fut levé et Ronny Turiaf comme tous les autres Français qui s’étaient réfugiés en France, retourna chez ses employeurs américains, le Miami Heat et les Washington Wizards cette saison là.

Commentaires   |  1 commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  • Le Casse-Couilles dit :

    Au revoir Ronny…

    Dommage que n'ai pas tenté de revenir en Europe après ta blessure et de montrer aux gens un peu moqueur (que je suis) que tu avais beaucoup plus de talent que ce que tu nous a montré durant ta carrière. Car finalement peu de personne (sauf les passionnés) se souviendront de ton titre au bout du banc à Miami.
    Tourneur de serviette de génie, très très frustre offensivement, défenseur correct pour la NBA, tu as eu la chance de jouer sous l'ordre de grands coaches : Phil Jackson, Don Nelson, Mike D'Antoni, Randy Wittman (!), Erik Spolestra, Vinny Del Negro, Rick Adelman, Flip Saunders.
    Tu as eu la chance d'etre remplacant de grands (ironie ?) joueurs qui t'ont appris à baisser de niveau durant ta carrière : Chris Mihm, Kwame Brown, DJ Mbenga, Andris Biedrins, Eddy Curry, Joel Anthony, Kevin Seraphin, Dexter Pittman, Ryan Hollins…
    Tu as eu la chance d'etre le serveur de Gatorade de Kobe Bryant, Pau Gasol, Stephen Curry, Carmelo Anthony, John Wall, LeBron James, Dwayne Wade, Chris Bosh, Blake Griffin, Chris Paul, Kevin Love…
    Enfin, tu as été le plus grand porte-poisse de l'Equipe de France car cette génération exceptionnelle a obtenu les médailles qu'ils meritaient tant… que quand tu était absent.
    Les seuls moments ont a pu te voir dominant, c'est en NCAA et en Pro A avec un court détour en Eurocup et j'aurais souhaité qu'au crépuscule de ta carrière, tu tente une dernière danse en Europe.
    Alors pour te rendre hommage, je souhaite que l'on mette un brassard noir, qu'on mette la chanson qui te caractérise le mieux : Tourner les serviettes de Patrick Sebastien et faire ce geste qui t'a caractérisé.

    Ton plus grand troll, Le Casse-Couilles.