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Pascal Legendre

Une poignée de main à chaque journaliste -une demi-douzaine- et Boris Diaw a pris place sur l’estrade dans son costume-au sens figuré- de président des Metropolitans 92 de Boulogne-Levallois. Première conférence de presse officielle à quelques minutes du coup d’envoi de la journée de lancement de la Jeep Elite qui a vu ses joueurs repousser dans les derniers instants une combative équipe d’Orléans, 93-87. C’est lui-même qui a commencé l’échange avec une introduction. Attention, le deuxième degré n’est jamais loin.

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La nouvelle recrue des Flammes de Charleville, Katie Lou Samuelson (1,91m, 22 ans) ne va pas débarquer de suite en France puisqu’elle a été sélectionnée dans l’équipe américaine qui est engagée à l’AmeriCup qui se tient du 22 au 29 septembre à San Juan, à Porto Rico.

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La saison 2019/20 de Ligue Féminine débute les 5 et 6 octobre avec le MAIF Open de Paris et nous vous proposons une présentation complète avec une analyse de chaque équipe, les effectifs, les arrives et les départs, un focus sur deux joueuses à suivre plus particulièrement, des photos et des vidéos.

Ce dossier de présentation est publié avec chaque jour une équipe par ordre alphabétique. Il est réservé à nos abonnés Premium (abonnement à partir de 5.99€/mois annulable à tout moment) et vous pouvez commander le Guide en version papier sur notre boutique.

Bonne lecture !

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María Elena et Marcelo, mère et frère de Facundo Campazzo, ont regardé à Cordoba la finale de la Coupe du Monde Argentine-Espagne séparément et seuls. C’est une tradition qu’ils ne veulent surtout pas rompre. Une question de superstition. Ils n’ont pas exaucé la demande de nombreux médias argentins qui souhaitaient suivre cette finale en leur compagnie. La mère de Facundo a joué un rôle décisif dans son engagement dans le basket.

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Treize ans après son triomphe au Japon, l’Espagne a posé la couronne mondiale une deuxième fois sur sa tête en sortant invaincue de deux semaines de compétition. Pas mal pour une équipe privée de Pau Gasol, Nacho Rodriguez et de ses naturalisés Serge Ibaka et Nikola Mirotic et dont les journalistes européens sollicités par Eurohoops prévoyaient qu’elle serait la grande désillusion de cette Coupe du monde*.

Collectivement, stratégiquement, tout comme au niveau de l’intensité, les Espagnols ont été au-dessus de l’Argentine dans cette finale. Luis Scola a passé l’une de ses plus mauvaises soirées de ses 39 ans sur Terre. Asphyxié, bloqué, éteint. Il aura attendu 35 minutes pour marquer son seul panier sur dix tentatives(!), la défense espagnole ne lui donnant que des miettes de lancers-francs. Tout ça à cause des jambes plus fraîches des Espagnols et de leur QI basket.

Individuellement, ce sont Ricky Rubio (20 points, 7 rebonds), Marc Gasol (14 points, 7 rebonds, 7 passes) et les frères Juancho et Willy Hernangomez (11 points chacun) qui se sont mis en évidence ainsi que le meilleur ennemi du basket français, l’immense Rudy Fernandez (11 points et… 10 rebonds).

Cette Coupe du monde est aussi le triomphe de la ligue espagnole ACB qui avait 15 représentants sur les 24 joueurs de la finale dont 5 du Real Madrid. Ce sont d’ailleurs trois joueurs du Real qui ont été les meilleurs marqueurs argentins: Gabriel Deck (24 points), Nicolas Laprovittola (17) et Facundo Campazzo (11). Il y en avait 41 des sociétaires de l’ACB répartis dans les 32 équipes et ils ont auront été au moins aussi remarqués que les NBAers. C’est une remarque que l’on fait généralement: le jeu FIBA, son style et ses règles, est différent de celui de la NBA et les Espagnols sont extrêmement expérimentés dans l’exercice.

La prochaine Coupe du monde aura lieu de nouveau en Asie, aux Philippines, au Japon et en Indonésie. A défaut d’être performants sur le terrain, les pays de ce continent sont devenus des acteurs majeurs en dehors.

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Longtemps les Bleus sont apparus jouer la peur au ventre, avec le frein à main, dans le formol, pas remis de leurs désillusions face à l’Argentine. L’Australie n’était pas irrésistible mais à son train pépère, elle pouvait sérieusement envisager de gagner la première médaille mondiale de son histoire.

L’équipe de France a joué un scénario totalement différent de ses victoires précédentes avec une première mi-temps très, très laborieuse mais plus fraîche, elle a su donner le coup d’accélérateur décisif au moment où il le fallait. Après avoir remporté le troisième quart-temps 21-16, elle a dominé le quatrième, 25-13.

Longtemps habité par un doute affreux, déçu au point de mettre sa médaille dans sa chaussette (!), Evan Fournier a su tout de même scorer 16 points mais les hommes du match sont Nicolas Batum (9 points, 6 passes, 16 d’évaluation) qui a réveillé son équipe, Vincent Poirier (8 points et 7 rebonds) qui a bien pris le relais de Rudy Gobert qui a terminé cette Coupe du monde ensablé (2 points, 4 rebonds), Nando De Colo (19 points), juste indispensable, et l’étonnant Andrew Albicy qui outre sa défense de pittbull a planté trois paniers à trois-points (sur trois tentatives) dans le money time, lui qui fut longtemps déconsidéré en raison de sa maladresse chronique et qui est le seul à avoir participé les mains dans le cambouis à tous les matches de qualification.

L’équipe de France est ainsi bronzée comme en 2014. Une preuve de sa constance à haut niveau. Malgré la faillite collective face à l’Argentine, cette Coupe du monde est donc une réussite et l’exploit face aux Etats-Unis demeurera gravé sur le frontispice du Panthéon du sport français.

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L’internationale ivoirienne Kariata Daby (1,92m, 24 ans) s’était blessé au genou gauche lors d’un match de préparation à l’AfroBasket et Villeneuve d’Ascq a espéré dans les semaines suivantes que ce pépin physique ne remettait pas en cause sa participation à la saison à venir.

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L’équipe de France ne connaîtra pas la saveur d’une finale de Coupe du monde. Comme il y a quatre ans, il lui faudra batailler dimanche face à l’Australie pour récupérer à défaut la médaille de bronze. Ca ne sera pas coton car les Bleus ont reçu un coup de massue sur la tête ce soir à Pékin (66-80)

Les Argentins ont effectué une démonstration collective. C’est pourtant une équipe petite, sans joueurs NBA, avec comme seul intérieur majeur un vieil homme de 39 ans. Mais ces gens-là dont la plupart ont été forgés au si talentueux championnat espagnol -ses deux “représentants” sont ainsi en finale-, rompus aux joutes des matches FIBA, sont malins, leur grinta est légendaire et leur mobilité inouïe et c’est ainsi qu’ils ont su se créer des moments d’euphorie.

Les Français sont demeurés englués dans la première ligne défensive argentine. Il y avait toujours une aide, un bras, une jambe qui venaient perturber leurs intentions. En attaque, les Gauchos ont tournoyé autour des Bleus avec des feintes, des changements de direction et 9 paniers à trois-points en bonus.

Luis Scola a réalisé un match d’anthologie avec 32 d’évaluation pour 28 points et 13 rebonds. Il n’y a pas de qualificatif pour saluer sa performance. Il va retourner en finale d’une Coupe du monde dix-sept ans après Indianapolis. A la fin du match, il est tombé dans les bras de son vieux pote Manu Ginobili.

Jamais les Bleus n’ont pu se libérer, à la fois psychologiquement et tactiquement, à l’image de Rudy Gobert qui, s’il a pris 11 rebonds, n’a marqué que 3 points en prenant 3 shoots. Ses équipiers n’ont pas réussi à impliquer le géant du Jazz totalement neutralisé par des intérieurs pourtant nettement moins grands et costauds que lui. Oui, le basket international ce n’est pas la NBA.

Un seul Français a véritablement échappé au naufrage et c’est inattendu si l’on se souvient des craintes que l’on pouvait avoir à son sujet étant donné son peu de vécu depuis qu’il est aux Knicks, c’est Frank Ntilinika, auteur de 16 points à 7/12 aux tirs. Evan Fournier a été limité à 16 points avec un quelconque 6/17 et Nando De Colo à 11 points dont 7 lancers.

Le sentiment d’un grand raté.

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L’équipe de France va affronter demain l’Argentine et son monument national, le très vénérable Luis Scola.

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Grâce à sa victoire sur les Etats-Unis (89-79) conjointe à celle de l’Australie sur la République tchèque (82-70, l’équipe de France est directement qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo.

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Il s’agit du plus grand exploit de l’histoire du basket français même si ce n’est qu’un quart-de-finale et qu’il n’y a toujours pas de médaille dans la besace. Il s’agit de l’un des plus grands exploits du sport français car battre une équipe américaine formée de joueurs NBA n’était pas arrivé depuis la demi-finale du championnat du monde de 2006 face à la Grèce.

Ne croyez pas ceux qui diront que l’équipe américaine était dépenaillée avec de multiples forfaits. Les Etats-Unis dominent le basket-ball comme aucun pays un sport universel et faire tomber leur équipe nationale double tenante du titre mondial, championne olympique lors des trois dernières éditions, même privée de quelques superstars est absolument FANTASTIQUE.

A l’heure des prix d’Excellence, Rudy Gobert mérite de passer en premier. Il y a ses stats (21 points à 6/12 aux tirs, 9/10 aux lancers, 16 rebonds, 3 contres, 2 passes, 36 d’évaluation), et aussi sa formidable présence dissuasive dans la peinture, son extrême concentration, la confiance qu’il apporte à toute l’équipe. Les Américains n’avaient personne pour s’opposer au Picard !

On doit encore saluer la paire Evan Fournier-Nando De Colo (40 points à eux deux) et aussi le toupet de Frank Ntilikina (11 points, 3 passes), qui a planté un trois-points décisif, et qui a défendu le plomb. Il mérite tellement mieux que ce que les Knicks lui ont proposé depuis deux ans.

Mais cette victoire est collective. Elle est celle des choix tactiques de Vincent Collet et de la force mentale d’un groupe qui a réussi à ne pas être paralysé par le retour des Américains dans le troisième quart-temps avec ce diable de Donovan Mitchell (29 points, 30 d’évaluation) ni trop énervé par des décisions arbitrales pas toujours favorables. La défense des Bleus a interdit aux Américains de profiter à fond de leur fantastique vitesse de course notamment en remportant la bataille du rebond, 44 à 28. Oui 44 à 28.

Comme les Australiens sont parvenus à vaincre les Tchèques (82-70), les Français sont qualifiés directement pour les Jeux Olympiques de Tokyo alors qu’on leur promettait un TQO infernal au début de l’été prochain. Mais pour que l’oeuvre se transforme en chef d’oeuvre, il faut maintenant s’imposer à l’Argentine en demi-finale. Or, on sait combien ceux-ci sont des guerriers.

Le basket français est actuellement en train de célébrer la performance de son équipe nationale. On espère que l’ensemble du mouvement sportif, les politiques et les médias vont comprendre que ceci est juste grandiose et que cela mérite un traitement enfin digne de ce sport universel au sein duquel la France est une grande nation.

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C’est finalement sur M6 -et non pas sur W9- que la demi-finale de Coupe du monde France-Argentine se tiendra vendredi à 13h50 a fait savoir la direction de la chaîne dans un communiqué. L’assurance d’obtenir une meilleure audience même si le décalage horaire avec la Chine est bien entendu pénalisant.

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L’équipe de France a rencontré 18 fois les Etats-Unis. Les Bleus ont gagné 3 fois et perdu 15 fois.

Ils n’ont jamais gagné contre les Américains ni aux Jeux Olympiques ni à la Coupe du monde/championnat du monde.

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Une interception de Patty Mills dans le couloir de passe sur une remise en jeu de Andrew Albicy pour Nando De Colo a donné la victoire à l’Australie, Mitch Creek ajoutant un lancer-franc après une dernière faute de désespoir de Evan Fournier. 98-100.

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Malgré un retour presque parfait des Lituaniens (23-11 dans le dernier quart-temps), malgré 4 joueurs à 4 fautes, malgré un 24-29 des Baltes aux lancers-francs, malgré une adresse qui les a fui au pire moment, les Bleus sont en quart-de-finale de la Coupe du monde après cette victoire, 78-75. Ce n’est pas un mince exploit car pour les Lituaniens c’était vaincre ou mourir et ils jouent un basket de très haut niveau.

La défense dont Rudy Gobert et Nicolas Batum sont les fers de lance a été une fois encore le fil rouge des Français qui ont pu compter sur la paire Evan Fournier (24 points à 10/22 aux tirs) – Nando De Colo (21 points à 6/13) pour alterner le danger offensif. Jonas Valanciunas (18 points et 8 rebonds) a énormément pesé dans le retour des Lituaniens mais heureusement ceux-ci ont dévissé à trois-points (5/19 contre 9/23 aux Français).

Les Bleus affronteront l’Australie lundi à 14h00 pour la première place du groupe. Un peu plus tôt dans la journée, les Boomers ont vaincu avec difficulté la République dominicaine (82-76) avec 19 points et 9 passes de Patty Mills. Ca sera de nouveau un combat.

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Alors que le Japon va disputer les matches de classement entre la 17e et la 32e équipe, sa star Rui Hachimura (2,05m, 21 ans) ne va participer aux matches contre la Nouvelle-Zélande le 7 septembre et le Monténégro le 9 septembre à Dongguan. La décision a été prise par sa fédération… surveillée de près par les Washington Wizards, la franchise qui a drafté le joueur en 9e position en juin. Il faut savoir cependant que le Japon est d’ores et déjà qualifié pour les JO en tant que pays organisateur.

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