Interview Livenews

Mickaël Toti, le basketteur qui écrit des livres

totiIl n’a pas seulement joué neuf saisons en professionnel, y compris à Limoges et Nanterre du temps de la Pro B. Mickaël Toti publie aussi des livres et le deuxième, « Les Cinq branches d’une étoile » parrainé par Nando De Colo sortira au premier trimestre 2017. Mickaël nous promet d’ailleurs cinq tomes à cette histoire où plusieurs grands acteurs du basket français vont apparaître.

Tu viens d’écrire « Les cinq branches d’une étoile », l’histoire de cinq jeunes garçons vivant dans le quartier de La Grande Tour à Losny dans le 93, que certains considèrent comme « l’endroit le plus dangereux de France », et qui souhaitent devenir basketteur professionnel. C’est ton histoire ou est-elle romancée ?

tom1C’est une histoire romancée. Certains passages sont tirés de faits réels, mais pas la totalité. Moi, j’ai vécu en banlieue parisienne dans un quartier qui n’était ni le meilleur, ni le pire. Et très honnêtement, c’était assez éloigné de ce que ces gars vivent. Je souhaitais montrer dans ce livre que le fait de rencontrer des situations extrêmes pouvait faire sortir de soi des choses hallucinantes. En vivant dans le « pire endroit de France » Marvin et ses amis n’ont pas d’autre choix que de développer des qualités hors du commun pour espérer s’en sortir.

Ce besoin d’écriture date de quelle époque ?

J’ai toujours écrit dans ma vie, mais pas sous forme organisée comme maintenant. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours gribouillé des choses sur une feuille. Tout ce que j’ai à l’esprit j’ai besoin de l’écrire pour que ça ait un sens. Tout est devenu plus concret fin 2014 en écrivant « C’était Mon Rêve », mon premier bouquin. Depuis l’écriture est en dehors du basket, mon centre d’intérêt numéro un.

Quand va t-il être en vente ? Peut-on le commander ?

Il sera en vente a partir de mars et en pré-commande a partir de mi-février sur le site www.michaeltoti.com.

 

« Ecrire est assez éloigné des passions habituelles des joueurs »

 

Tes coéquipiers sont-ils surpris de cette activité ?

Les différents coéquipiers et amis que j’ai dans le basket sont plutôt surpris par le fait que j’aime écrire, car c’est une passion que je n’avais jamais évoquée publiquement, et qui est assez éloignée des passions habituelles des joueurs. Mais sachant cela, ils ne sont pas surpris de me voir sortir des livres car j’ai toujours aimé concrétiser des projets.

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Es-tu toi même un lecteur assidu de livres et de périodiques de sport ? Lesquels sont tes références ?

J’aime beaucoup les histoires vraies. Sur un plan basket, j’ai lu les livres de Magic Johnson, Dennis Rodman, Michael Jordan. Je voulais savoir à travers ces livres, ce qui les rendait ainsi. Il y a dans le parcours de chacun des moments clefs qui définissent leurs personnalités à l’âge adulte et j’étais curieux de comprendre et de savoir. J’ai été beaucoup plus inspiré par les documentaires et films sur le basket. Le documentaire « Soul in The Hole », ou le film « He Got Game » m’ont donné cette envie de raconter des histoires de vie par le biais du basketball.

 

« On a interviewé 200 joueurs et joueuses »

 

En 2013, tu as lancé le site Confessions-de-sportifs afin de mieux faire connaître des athlètes pas toujours très médiatisés. Combien en as-tu ainsi interviewés ?

Mon équipe et moi avons interviewé près de 200 joueurs et joueuses pros ou amateurs. Ce qui nous intéresse c’est la personne derrière le sportif, il y a des choses intéressantes à observer et ce à tous les niveaux. Nous avons pu interviewer des stars du basket français comme Nando De Colo ou Nicolas Batum et avec le même intérêt des joueurs et joueuses de Nationale 3.

Pourquoi s’est-il transformé en les-confessions.com ?

Avec le site nous faisons beaucoup moins d’interviews. On a désormais l’envie d’exposer les choses de façon différente. Certains projets sont en cours en espérant qu’ils sortent de terre avec le même succès que lors de nos débuts avec Confessions de Sportifs.

Tu as fait 189 matches en Pro A et Pro B. Tu es aujourd’hui en Nationale 3 alors que tu n’as que 29 ans. Pourquoi n’as-tu pas persisté dans le milieu professionnel ?

Je serai totalement hypocrite si je disais que je suis en Nationale 3 (Ndlr : Paris Basket Avenir) par choix délibéré. L’an dernier j’étais en Nationale 1 (Ndlr : à Berck) avec pour une bonne partie de la saison de très bonnes responsabilités. Mais la deuxième moitié de saison s’est très très mal passée. La seule solution qui me restait, c’était de trouver un endroit ou je puisse reprendre du plaisir, que cela soit dans le circuit pro, ou pas.

Ton avenir, le vois tu dans le basket comme coach, quelque part dans l’écriture ou dans une autre voie ?

J’aime beaucoup tous les aspects du basket-ball et pas seulement le fait d’être sur le terrain et marquer des paniers. J’ai choisi de jouer car c’est ce qui me rendait le plus heureux et qui me permettait de partager avec mes amis. Je voulais absolument connaitre ces émotions à grande échelle. Et même si je n’ai pas réussi tout ce que j’ai entrepris, j’ai eu la chance de jouer de grands matchs, et croiser de grands joueurs sur le terrain, à défaut d’en être devenu un moi-même. Le coaching, c’est désormais un réel objectif, je me concentre sur l’obtention de diplômes. Avec l’envie de prendre le même plaisir que je prends actuellement sur le terrain.

 

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