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Quand Freddy Hufnagel, icône d’Orthez, raconte les virées d’après-match

Dans une interview commune à la République des Pyrénées et au Populaire du Centre, Freddy Hufnagel, 56 ans, icône d’Orthez, qui va être honoré demain lors du clasico, en même temps que le géant roumain Gheorghe Muresan, révèle quelques secrets sur une époque aujourd’hui disparue.

Celle des années 80 quand le basket n’était pas encore tout à fait professionnel, que les troisièmes mi-temps étaient aussi animées et beaucoup plus longues que les deux premières, et que les rapports avec les journalistes s’effectuaient sans attachés de presse, sans communicants, pour le moins à la bonne franquette.

Attention : cet entretien est candidat à l’oscar de meilleure interview de la saison mais il est sans filtre et il peut choquer les moins de 50 ans !

« Avec le recul, on a du mal à le croire, mais à l’époque, tu pouvais être bourré et rentrer en bagnole chez toi. Les gens voyaient les joueurs, c’était simple de boire un coup avec nous. Nous, on pouvait boire des coups, fumer une clope ou un pétard devant les journalistes, personne n’était choqué. Aujourd’hui, c’est différent, les mecs ils prennent leur plat en photo au resto?! On est devenu les paparazzis de notre propre vie, comme s’il fallait avoir une reconnaissance visuelle du moment où tu es bourré. Nous, ce n’est pas un film qu’on aurait fait, mais la Saga de Star Wars?! Rentré démâté à 6 heures du mat’ faisait parti du folklore. »

Tout ceci est certifié authentique.

 

Commentaires   |  5 commentaires

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  • FIBasket dit :

    Certes, je conçois totalement la convivialité de cette époque, mais le salaire qui leur était versé était proportionnel à leur investissement professionnel.
    Quel club actuellement pourrait accepter un tel comportement avec les salaires actuels ? Ca s'appelle la professionalisation. Certes, les joueurs vendent aussi leur image et c'est effectiement chiant de se dire que les mecs hors saison doivent faire attention à ne pas être photographié complètement pintés au risque d'abimer leur image (et les contrats pubs qui vont avec…bon on parle pas vraiment de la pro A du coup). Mais en pleine saison, rentré "dématé" le dimanche matin, ca a un impact sur ces performances sportives sur la semaine qui suit.
    A partir de là, soit tu acceptes le salaire et le comportement qui va avec, soit tu restes amateur et tu t'amuses. Dura lex, sed lex

  • OscarAbine dit :

    Ah, elle est cool, la vie des pères la morale…
    Comme si le salaire avait quelque chose à voir avec "l'investissement professionnel". Le mec qui va réparer des poteaux EDF en pleine nuit pour rétablir l'électricité dans une ville, sous la neige, il manque "d'investissement professionnel" ? Et pourtant, tu vois sa fiche de paye, tu pleures.
    Et pour en revenir au sport pro, croire que les mecs à 20 millions la saison se déboitent pas régulièrement, c'est pour les naïfs. Seulement, parce qu'il y a des "pères la morale" à tous les coins de rue, les moins bêtes font ça chez eux, pas dans une boîte de nuit ou un resto.
    Et quand bien même t'es bourré, qu'est-ce que les gens peuvent en avoir à foutre si le joueur joue bien. Des mecs arrivant torchés au match et plantant quand même 20 pts, y'en a toujours eu, en France, aux Etats-Unis, ailleurs.
    Comme si l'argent rendait les gens plus "propres", la bonne blague.

    • FIBasket dit :

      Y'a aucune morale là-dedans…mais penser q'un employeur qui investit ces sommes dans les joueurs ne va pas essayer de regarder si leur hygiène de vie est compatible avec le sport professionnel, c'est se leurrer. Des prescriptions de santé (Diawe et ses kilos pour prendre un cas connu) sont dans les contrats, c'est un constat pas une morale. Les mecs font ce qu'ils veulent, mais les clubs ne le voient pas d'un bon oeil.
      Tu sembles refuser l'impact de l'hygiène de vie dans l'activité sportive de haut niveau. C'est un peu nier toutes les évolutions évidentes dans le domaine de la performance.
      Par ailleurs, dans un discussion contradictoire, s'amuser à donner le mauvais rôle (ici d'anti-social et de conservateur) est un procédé connu.

      • OscarAbine dit :

        Tu es merveilleux ! Tu interprètes à loisir les dires de quelqu'un pour ensuite parler de "donner le mauvais rôle". Et tu oses parler de "procédé connu", bien sûr…
        Relis bien ce que j'ai écrit. Je n'ai jamais "refusé l'impact de l'hygiène de vie" ou un truc comme ça. Je dis simplement que les exemples pullulent, ce qui n'est pas, que je sache, porter un jugement de valeur sur ce qu'il se passe, juste énoncer un fait.
        Après, ouais, les clubs essayent de "cadrer" les joueurs. Je ne sais pas si ça a un rapport avec leur "investissement" (j'ose espérer que ce n'est pas le cas, les joueurs ne sont pas du bétail ni un "actif", mais des humains…), mais c'est logique.
        Pour le cas de Boris Diaw (sans e à la fin), je m'étonne toujours qu'on parle de ça. Parce que juger sans connaître la raison des prises de poids (objectives) de la personne, c'est parler dans le vent : est-ce sa diététique ? Son métabolisme ? On n'en sait rien, sauf à consulter son dossier médical, qui reste un truc un tantinet confidentiel, même pour une personne publique.
        Enfin bon, si tu te penses "anti-social et conservateur", c'est ton souci, pas le mien. Mais ne te pose pas en victime, ça se voit trop 😉