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Décès de Pascal Ezguilian, un Français qui fut coach en URSS

Pascal Ezguilian vient de décéder à l’âge de 79 ans à Erevan. Son nom ne vous dit peut-être rien. Il fut notamment entraîneur de l’Alsace de Bagnolet alors en Nationale 1 (l’ex-Pro A). Surtout son histoire est singulière.

Cet homme possédait une triple culture. D’origine arménienne, sa famille s’installa à Martigues après la seconde guerre mondiale avant de répondre à l’appel de Staline.

« Mon père a décidé de retourner dans son pays, pourtant il avait une belle situation, il était contremaître à Croix-Sainte. » Parti au front lors du second conflit mondial, comme ses frères, son père est prisonnier de guerre : « Au bout de cinq ans, ils reviennent à Martigues, on leur donne une cartouche de cigarettes et on ne reconnaît pas leur demande de nationalité française, cet appel est tombé à ce moment-là », expliquera un jour le fils à La Marseillaise.

C’est ainsi que Pascal Ezguilian se retrouva à huit ans dans le pays du petit père des peuples.

 « J’ai fait toutes mes études secondaires et universitaires en URSS, pour étudier la littérature, il fallait apprendre le russe et je suis devenu entraîneur de basket. »

Il sera ensuite directeur général du basket allemand, enseigna dans un lycée sports-études à Paris où il sera également pianiste de jazz, entraîneur d’Asnières, du Bataillon de Joinville et de Bagnolet avant de retourner à Martigues.

 

 

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Commentaires   |  4 commentaires

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  • janel jl dit :

    Il fut mon entraîneur au Bataillon de Joinville en1972-1973. Je conserve l'image d'un homme d'une extrême exigeance notamment au niveau du physique. Il avait conservé un très fort accent russe et restait très distant des joueurs. Mais j'ai toujours eu énormément de respect pour lui.

  • BanePrelevic dit :

    Quelle vie… Enfin quelles vies plutôt. Un parcours pareil mériterait un bouquin !

  • lecteur dit :

    Ce qui me fait le plus bondir c'est ceci: "Parti au front lors du second conflit mondial, comme ses frères, son père est prisonnier de guerre : « Au bout de cinq ans, ils reviennent à Martigues, on leur donne une cartouche de cigarettes et on ne reconnaît pas leur demande de nationalité française !!!
    On ne reconnait pas le sacrifice de personnes rescapées d'un génocide 25 ans plus tôt, pourtant mobilisables bien non français, et à qui au bout de 5ans on refuse la nationalité !!
    Alors que maintenant, on distribue la nationalité à toutes les racailles de la terre qui viennent en plus nous insulter en France.
    Merci aux arméniens pour leurs sacrifices, ils sont l'honneur de notre pays et un exemple d'intégration.