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Pro B : le coup de gueule de Germain Castano (Orléans)

 

Il reste moins de deux minutes à jouer et le score affiche 75-72 entre Fos et Orléans au Palais des Sports de Marseille. Alex Abreu vient de faire son retour sur le parquet et l’OLB réalise un retour tonitruant après avoir couru après le score tout le match. Troisième meilleur intercepteur de Pro B, le meneur agit tel une sangsue sur Edouard Choquet qu’il pousse à la perte de balle alors que le champion de France 2016 avec l’Asvel venait de franchir la ligne médiane. Le Fosséen fait faute, arrêtant alors la contre-attaque qui allait suivre, mais Orléans n’obtient pas d’antisportive, seulement deux lancers, qu’Abreu manquera en prime.

Un incident qui n’a pas manqué de faire réagir l’entraîneur orléanais Germain Castano, également marqué par l’échange qui a suivi avec le corps arbitral. Voici sa réaction complète en conférence de presse d’après-match.

« Fos a bien mieux commencé le match que nous. Bien mieux ! La première mi-temps est indiscutable et on s’en sort bien de rentrer aux vestiaires à -11 seulement. On peut rentrer à -16, -17 et là ça fait mal à la tête. Il faut le souligner, dans l’intensité ils nous ont fait déjouer. On aime bien alterner intérieur-extérieur, là je croyais qu’à un moment on jouait au handball tellement on jouait en périphérie. Il ne faut pas leur enlever. Après on a eu le mérite de revenir. On a créé un peu plus de jeu, en 3e quart-temps notamment. On s’était donné pour objectif de grappiller 5-6 points en 3e quart-temps pour être autour des -5 au début du 4e. On était juste dans ce qu’on voulait. Dans la globalité, il faut avouer que Fos a fait le match qu’il fallait. On n’arrive pas à complètement faire la bascule sur un dernier fait qui me dérange en fin de match et dont je vais parler très calmement. Comme j’ai dit, dans l’ensemble, Fos a fait un meilleur match que nous. Par contre on a le mérite de revenir. Et à la dernière minute, on est à -3, il y a une faute antisportive contre nous. Parce qu’elle est antisportive, on ne peut pas me dire le contraire, ou alors il faut regarder. On en a subi des dizaines comme ça pendant la saison pour nous, bien moins flagrantes que celle-ci. Pourquoi n’est-elle pas sifflée ? Parce que là ça peut changer le match, car après on a la possession. Ce qui me dérange aussi, ce que mon joueur (Alex Abreu) tire deux lancer-francs, qu’il rate. Donc on n’a pas la possession derrière forcément, et je continue à protester. Et là l’arbitre me dit: « Ce n’est pas moi qui ai raté les deux lancers ». L’arbitre n’a pas à me dire ça. Parce que ce n’est pas son problème. Je le dis gentiment, je respecte les arbitres. Ce qui me dérange, c’est qu’il y a une faute antisportive qui est flagrante et qu’il y a un patron, en l’occurrence monsieur Lepercq, que j’aime bien, je n’ai rien contre lui. Mais je pense qu’il aurait dû déjuger. Parce que les jeunes arbitres qui commencent, faut bien les aider ! Ce qui n’empêche qu’on aurait quand même pu faire 0/2 et ballon perdu derrière, pas de problème. Mais on ne le saura jamais. Ça me dérange parce qu’on a la même configuration de match à Charleville (…). J’invite ceux qui s’occupent des arbitres à leur expliquer : « Pourquoi tu n’as pas sifflé ? Il y a tous les critères ! » Je ne comprends pas. »

Invité à réagir sur ce fait de jeu, l’entraîneur fosséen n’a pu qu’abonder dans le sens de son homologue, notant également qu’une faute similaire sur Tariq Kirksay peu après aurait également pu être sanctionnée d’une antisportive.

« Elle y est. La dernière sur Tariq y est aussi. C’est toujours incompréhensible, je serais à la place de Germain, j’aurais gueulé de la même façon. Ces fautes là sont sifflées antisportives toute la saison, le problème c’est qu’il n’y a pas un coach qui comprend les critères, je ne sais pas si les arbitres les comprennent d’ailleurs, en tout cas chez les entraîneurs personne ne les comprend. Edouard joue la balle, il ne cherche pas à faire faute. Il cherche à voler le ballon mais il fait faute. On nous dit que même si on fait faute involontairement, si on stoppe une contre-attaque et qu’on est derrière ou sur le côté comme au foot, c’est carton. Et là, pas de carton. Mais elle y était. Sur la physionomie du match je ne pense pas que ce soit le coup de sifflet qui ait fait perdre le match à Orléans, parce qu’il y a 112 à 72 d’évaluation, c’est juste qu’on aurait dû se mettre à l’abri de manière à ne pas se retrouver dans cette situation ».

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