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Leaders Cup: Oui, Strasbourg est une équipe qui gagne !

Sa victoire sur l’ASVEL en quart-de-finale n’était pas un one shot, la JL Bourg 2019 est une vraie et belle équipe et elle restera dans la légende de la Leaders Cup. Elle a aussi son héros, Zack Peacock, le véritable MVP de cette compétition -Jarell Eddie a été élu car il est dans l’équipe victorieu

Sa victoire sur l’ASVEL en quart-de-finale n’était pas un one shot, la JL Bourg 2019 est une vraie et belle équipe et elle restera dans la légende de la Leaders Cup. Elle a aussi son héros, Zack Peacock, le véritable MVP de cette compétition -Jarell Eddie a été élu car il est dans l’équipe victorieuse-, auteur en finale de 28 points avec un 6/8 à trois-points dont un dernier alors qu’il boitait bas. La JL est apparue comme une équipe parfaitement hiérarchisée où chacun connait son rôle et l’exécute parfaitement.

Quant à la SIG Strasbourg, qui l’imaginait gagner trois matches à la suite alors qu’elle claudiquait en championnat, en Coupe de France comme en Champions League? Qui a dit que les Alsaciens perdaient toujours en finale? Après celle de 2015, c’est leur deuxième Leaders Cup à ajouter à deux Coupe de France gagnées sous l’ère Vincent Collet. C’est aussi le dixième titre majeur -équipe de France compris- remporté par le coach avec Le Mans, Villeurbanne et donc Strasbourg.

En finale, la SIG a pu compter sur un trio choc avec le meneur Mike Green (17 points, 7 fautes provoquées), Jeremy Nzeulie (16 points) et donc le MVP Jarell Eddie.

Bien sûr, l’histoire de la Leaders Cup incite à la prudence pour la suite de la saison. Aucun de ses vainqueurs n’a été couronné champion de France en juin. En attendant, les Strasbourgeois peuvent savourer le chemin parcouru en quelques jours.

Premier fait du match: après 2’30, Youssoupha Fall sortait avec deux fautes sur le paletot après avoir donné un coup de machette à la gorge de son compatriote Youssou Ndoye. Deuxième fait: après 4′, la JL, qui possède l’un des tout meilleurs cinq majeurs de Jeep Elite, menait 14-4. Vincent Collet plaçait Florent Pietrus comme chien de garde de Zach Peacock pour calmer ses ardeurs.

C’est par ses shooteurs extérieurs notamment les 9 points de Jarell Eddie, les 7 de Quentin Serron et un 8/11 global aux tirs que la SIG parvenait à remonter une partie de son handicap avant la fin de la première période de dix minutes: 28-24. Respirer son bon air parisien -il est originaire du Val de Marne- faisait visiblement beaucoup de bien à Jérémy Nzeulie (12 points, 14 d’évaluation) très en vue dans cette première mi-temps, dans les bonds comme dans les tirs extérieurs, tout comme l’homme au bandeau blanc, Jarell Eddie (12 points réussis avec un 4/5 à trois-points). Seulement après être revenue à 40-41, la SIG subissait de nouveau des vents contraires et était menée 42-50 à la mi-temps.

Les Burgiens défendaient parfaitement sur Youssoupha Fall. C’est Youssou Ndoye et aussi Zach Peacock qui s’en chargeaient. Mais c’est à trois-points que les Alsaciens continuaient de faire feu. A la 28e, sur trois lancers, le meneur Mike Green permettait à la SIG de passer en tête (68-67), ce qui n’était pas arrivé depuis les premières secondes. C’était un vrai retournement de situation car Strasbourg avait cinq points d’avance (72-67) après trois quart-temps.

Une anti-sportive n’arrangeait pas les affaires de la JL décramponnée à l’amorce de la quatrième période (77-68). Jarell Eddie était très, très chaud, et le meneur Mike Green était sérieusement monté en pression et avait cette agressivité tant attendue depuis sa venue de l’AEK Athènes.

Les carottes paraissaient cuites pour les Bressans lorsqu’à 5′ de la fin, Zachery Peacock sortait en grimaçant bientôt suivi par Zack Wright qui écopait d’une cinquième faute. Pourtant la JEU ressortait la tête hors de l’eau sur des trois-points de Garrett Sim et Mike Moser. 86-88. Savo Vucevic remettait Zach Peacock en jeu.

Au final, deux paniers de Jarell Eddie, un rebond offensif de Ali Traore et un lancer de Quentin Serron éloignaient le danger mais quelle résistance de la JEU !

La boxscore est ici.

Photo: Jeremy Nzeulie et Lamonte Ulmer (LNB, Hervé Bellenger)

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