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Gravelines toujours en attente d’une première victoire à l’extérieur

Le BCM Gravelines a raté à Nanterre une belle occasion de remporter sa première victoire à l’extérieur (103-95 après prolongation). Il faut encore patienter pour savoir quelle sera sa destinée cette saison.

Le BCM Gravelines a raté à Nanterre une belle occasion de remporter sa première victoire à l’extérieur (103-95 après prolongation). Il faut encore patienter pour savoir quelle sera sa destinée cette saison.

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Remise en jeu de Mehdy Ngouama, qui hésite, et qui finit par lancer la balle à Romuald Morency, étrangement seul derrière la ligne à 3-points. Bingo ! Egalité, 84-84. Prolongation. La température est tombée soudainement en dessous de zéro dans le Palais des sports Maurice-Thorez de Nanterre, et on a entendu des « ici, ici c’est Gravelines ! » qui descendaient de la tribune surélevée.

Ce match opposait deux équipes à 3 victoires et 3 défaites, qui n’ont pas encore choisi leur destination. On ne les voit pas menacées par une descente, mais on ne sait pas si encore elles peuvent accrocher le top 8 ou végéter pendant toute la saison dans le ventre mou. Chacune était privée de son pivot titulaire. Le Bosnien Miralem Halilovic pour Nanterre, victime d’une fracture du doigt, le leader sur et en dehors du terrain, et l’expérimenté JaJuan Johnson (cheville) à Gravelines. « On comptait sur la présence de JaJuan, qui est important pour nous car il peut défendre sur des 4, des pivots fuyants, et aussi s’imposer dans la raquette, et on a un peu moins bien préparé cela que Pascal (Donnadieu), » analysait JD Jackson, le coach gravelinois. « Il a fallu s’adapter avec Vaf (Vafessa Fofana) qui est formé en 3 mais qui joue 5. On a des joueurs homogènes qui peuvent switcher. »

« Un match très tactique »

Le BCM a tout de suite fait preuve d’un bel allant pour mener 20-22 (10e) avec 7 points de Vince Edwards et surtout 28-39 sur un trois-points de Matthieu Gauzin suivi d’un autre de Szilard Benke (18e), et encore 36-44 à la mi-temps. « On n’était pas vraiment prêts à jouer en première mi-temps », reconnaissait le Belge Hans Vanwijn. « Le rebond défensif était notre problème. On avait des tirs ouverts, mais on ne pouvait pas les mettre. » De fait, l’adresse de Nanterre était alors située à 45,1% contre 59,2% pour le BCM avec un 6/12 à trois-points.

On assistait à un duel de deux meneurs de jeu de poche comme en raffole la Betclic Elite avec Justin Bibbins et Justin Robinson, tous les deux listés à 1,73 m, et c’est le premier qui l’a remporté. C’est grâce à lui et ses 12 points que Nanterre n’a pas déraillé en première mi-temps.

Fin de l’épisode de félicité pour Gravelines. « Les vestiaires sont proches et on savait que Pascal (Donnadieu) les a remontés pour la deuxième mi-temps, » a témoigné JD Jackson. « Ils sont revenus de manière très agressive. C’était un match très tactique car les pivots titulaires manquaient aux deux équipes. Il fallait choisir entre jouer avec de grands pivots ou jouer petits. Les trois-quarts du match s’est joué small ball. Il y a eu beaucoup de tactiques là-dedans, des changements défensifs, un match riche de ce côté-là. »

« On a joué beaucoup plus dur dans la deuxième mi-temps, » corroborait Han Vanwijn. « Hamady (Ndiaye) a mis beaucoup d’énergie. Justin (Bibbins) aussi. On a fait un petit run avant la fin du troisième quart-temps. Là, on a changé le match. C’est grâce à ça que l’on a gagné. » « Dans le troisième quart-temps, ils reviennent. Ensuite, chacun a marqué à son tour. Ils marquent, on marque, ils marquent… », constatait Vafessa Fofana. « Ils ont eu de la réussite, et surtout il y a la différence de lancers-francs qui est énorme. Il ne fallait pas les toucher ! 32 lancers-francs à 12, c’est énorme. Il y a un manque d’équilibre. Mais on n’aurait pas dû les laisser revenir. On paye le manque de rotation, même si eux aussi ont un joueur blessé. Ils ont eu vachement de réussite en deuxième mi-temps. Hornsby et Bibbins ont pris feu et nous on n’a pas pu stopper ça. Mais c’était plus sur des exploits individuels que collectifs. » De fait, la charnière d’arrières Keith Hornsby – Justin Bibbins avec l’apport de Rion Brown a mis 71 des 103 points nanterriens et 11 de ses 14 paniers primés.

Un problème de fautes

Retour à la prolongation. Mehdy Ngouama a cherché à prendre le jeu à son compte en attaque, avec réussite dans un premier temps, moins par la suite. Tout un symbole : c’est sur une passe de Bibbins que Hornsby a tué le match sur un trois-points et d’un geste parfait. « En prolongation, c’est celui qui a le plus de résistance et après 40 minutes de jeu, avec encore cinq minutes, il y a la fatigue qui entre en compte », constatait Vafessa Fofana.

Le BCM a donc plié sous le poids des fautes. Très actif, Vince Edwards en avait déjà quatre à son débit sur ses 14 premières minutes de jeu au cours desquelles il avait inscrit 14 points. « On est frustré d’être à ce point avec des problèmes de fautes alors qu’on défend fort. Il y a forcément beaucoup d’erreurs de notre côté avec des fautes qui sont là et d’autres où il y a peut-être une erreur d’arbitrage, je ne sais pas tant que je n’ai pas revu le match pour savoir à quel point cela a impacté l’ensemble des choses », reconnaissait JD Jackson, qui a été privé de Vince Edwards et aussi D.J. Seeley dans le money time, cloués sur le banc avec leurs cinq fautes.

« Quand un match part en prolongation, normalement il y a beaucoup de joueurs qui ont des fautes. C’est vrai qu’eux n’avaient personne. Hans Vanwjin en avait quatre, mais il a géré. Ils étaient en grosse intensité défensive, mais ils finissent à une faute ou deux. C’est vrai que c’est frustrant de perdre ses cadres dans un match à prolongation alors qu’en face, ils peuvent continuer à être très agressifs et ils ne sont pas sanctionnés. Vince et DJ font des fautes mais les cinq fautes sont-elles là, je ne sais pas, il faut que je regarde le match. Mais il faut leur donner du crédit car ils ont pu gérer ça. »

Photo : Mehdy Ngouama (BCM, Julie Dumélié)

« Forcément une hiérarchie va s’établir, mais ça va forcément rester très serré. C’est le championnat de France ! »

Alors que le BCM a gagné ses trois premiers matches à Sportica, il a perdu les quatre autres à l’extérieur. Vafessa Fofana ne veut pas y voir une explication quelconque : « On ne peut pas dire que l’on est meilleur à domicile qu’à l’extérieur, il reste encore énormément de matches. Si ça se trouve, on va faire dix victoires d’affilée à l’extérieur. Avant, on a quand même eu deux gros déplacements, Monaco et ASVEL, ce ne sont pas des petites équipes. Il manquait juste… la dernière bouteille de Gatorade ! » image t-il pour évoquer des défaites qui auraient pu se transformer en victoires. « Même si on n’est pas là actuellement où on veut être, on a encore un match chez nous avant la trêve (NDLR : Blois) et il faut tout donner pour finir cette période de façon positive, construire sur une bonne intensité, un bon engagement », complète JD Jackson.

Le BCM n’a pas eu beaucoup l’occasion de faire chavirer de plaisir ses supporters ces dernières années. Il est encore trop tôt pour savoir si cette saison sera la bonne pour retourner en playoffs. A la question de savoir si une hiérarchie s’est installée dans le championnat après sept journées, son coach répond : « On sait que les équipes européennes sont généralement investies sur les premiers matchs de coupe d’Europe. Si tu es bien en place, tu peux choper quelques victoires surprenantes sur les matches allers. Nous, malheureusement, on a eu des équipes vraiment difficiles à gérer. Mais on a quand même gagné Levallois, Dijon, Strasbourg chez nous. On a quand même profité de ça. Mais on voit que Limoges et Dijon commencent aussi à s’imposer en championnat. A nous, malgré les difficultés, de commencer à s’accrocher à ce groupe. On sait qu’il y en a deux (Monaco et ASVEL) qui vont forcément être dominantes sur la durée, qui vont trouver leur vitesse de croisière, mais les autres équipes – nous compris – sont bonnes à prendre à un moment donné. Forcément une hiérarchie va s’établir, mais ça va forcément rester très serré. C’est le championnat de France ! »

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A Nanterre

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Remise en jeu de Mehdy Ngouama, qui hésite, et qui finit par lancer la balle à Romuald Morency, étrangement seul derrière la ligne à 3-points. Bingo ! Egalité, 84-84. Prolongation. La température est tombée soudainement en dessous de zéro dans le Palais des sports Maurice-Thorez de Nanterre, et on a entendu des « ici, ici c’est Gravelines ! » qui descendaient de la tribune surélevée.

Ce match opposait deux équipes à 3 victoires et 3 défaites, qui n’ont pas encore choisi leur destination. On ne les voit pas menacées par une descente, mais on ne sait pas si encore elles peuvent accrocher le top 8 ou végéter pendant toute la saison dans le ventre mou. Chacune était privée de son pivot titulaire. Le Bosnien Miralem Halilovic pour Nanterre, victime d’une fracture du doigt, le leader sur et en dehors du terrain, et l’expérimenté JaJuan Johnson (cheville) à Gravelines. « On comptait sur la présence de JaJuan, qui est important pour nous car il peut défendre sur des 4, des pivots fuyants, et aussi s’imposer dans la raquette, et on a un peu moins bien préparé cela que Pascal (Donnadieu), » analysait JD Jackson, le coach gravelinois. « Il a fallu s’adapter avec Vaf (Vafessa Fofana) qui

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Photo d’ouverture : Julie Dumélié

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