Malgré des moyens limités, Le Portel n’est pas loin de décrocher son maintien dans l’élite pour la septième année consécutive. Son coach emblématique, Éric Girard, espère désormais que le club puisse franchir un cap financièrement. Sans quoi l’ESSM ne pourra pas viser plus haut… sauf miracle !
« Oui, on a besoin de Villeurbanne, de Monaco, de Paris et des grandes métropoles. Mais je pense qu’on mérite aussi de la considération ». Malgré la défaite à Bourg-en-Bresse ce mardi soir lors de la 26e journée en retard de Betclic Elite (76-71), le coach portelois Eric Girard s’est montré « fier d’appartenir à ce projet », lui qui a posé ses valises sur la Côte d’Opale en 2012. Et il peut ! Car, chaque année, un village peuplé d’irréductibles Stellistes résiste encore et toujours à l’envahisseur. Malgré des moyens limités, et un budget à peine supérieur à trois millions d’euros depuis huit ans, Le Portel réussit la prouesse de se maintenir dans l’élite.

Encore cette année, tandis que l’ESSM n’a pas eu d’autre choix que de miser en début de saison sur un groupe de 7 pros confirmés et 4 jeunes, dont le phénoménal Nadir Hifi, le maintien semble pratiquement assuré à sept journées de la fin. Voir Le Portel 13e de Betclic Elite début avril, à 56 % de victoires depuis le 9 décembre (9 victoires sur les 16 matches en comptant la défaite dans l’Ain) alors même qu’elle avait démarré la saison par six revers, relève pratiquement du miracle. Ou bien, au choix, d’un savoir-faire que l’on ne peut que reconnaître.
« Ça dénote un esprit, un club sain qui ne veut pas se laisser englober par les grandes métropoles, par les clubs qui ont plus de moyens. Ça montre que, sportivement, on a notre mot à dire, analyse Eric Girard. Et ce n’est pas une année ou deux, comme tout le monde nous prédisait il y a huit ans….
Photos : Pauline Ledez