“Basket Blues”, quand le magazine Society va à la rencontre des Américains qui découvrent la France plutôt que la NBA

Dylan De Abreu
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Ils composent quasiment la moitié de toutes les équipes professionnelles en France, les joueurs américains font complètement partie du décor dans le basket français. Pourtant pour eux, ce n’est pas toujours facile de débarquer dans l’Hexagone et de passer, par exemple, de Los Angeles à Gravelines alors qu’il rêvaient de NBA. 

Arthur Cerf est allé, pour Society, à la rencontre de plusieurs d’entre eux à travers la France, dont DeRon Hayes (ex Cholet), Brandon Spearman (Orléans) ou encore Anthony Hill (Pays de Fougères), en passant par Fougères, Tremblay-en-France, Orléans et Cholet.

Parmi ces joueurs, le journaliste a rendu donc visite à Brandon Spearman. Cet arrière américain est l’une des recrues phares de l’Orléans Loiret Basket cette saison. Originaire de Chicago, il est passé proche de réaliser son rêve de jouer en NBA. Il était la star de l’université d’Hawaii, ce qui lui a permis d’obtenir un essai aux Indiana Pacers.

“À la fin, Kareem Abdul-Jabbar m’a dit que j’avais été super et qu’ils me recontacteraient. J’ai souri, souri et souri. Je me suis dit que c’était bon”, confie-t-il alors qu’il n’a finalement eu aucune nouvelle des Pacers ni d’aucune autre équipe. “Parfois je rappelais des agents. Mais toujours la même réponse : ‘Non, je n’ai pas de travail pour toi’. J’étais déprimé. Je n’osais plus sortir. Ça a été le plus long été de ma vie. Alors j’ai décidé de partir.”

C’est comme ça que Brandon Spearman s’est retrouvé à faire des tests en Espagne avant de signer en professionnel en Allemagne. Après trois ans Outre-Rhin, il signe une pige en République Tchèque avant d’arriver en France, à Orléans, à l’intersaison 2018. Un dépaysement important pour l’ancien joueur de Parudbice dans ces villes qui se ressemblent toutes pour lui:

un peu partout je vois des magasins fermés, des restaurants qui ferment dans la journée, des endroits où tout ferme tôt. Je vois des rues où il n’y a personne le soir, pas de vie. Je me demande ce que font les gens, comment ils vivent“. Et même s’il avoue parfois se “sentir seul” il sait comment s’occuper dans le Loiret, “si je veux faire un laser game, je peux, si je veux faire un bowling, je peux aussi“.

Pour lui, s’il n’a pas pu gouter à la NBA, c’est à cause des agents qui n’ont pas suffisamment travaillé pour lui:

 “J’ai fait tout ce qu’il fallait, j’avais un pied en NBA, la porte était ouverte. La personne qui me représentait n’a pas fait le travail pour que j’y mette les deux pieds. J’aurais pu avoir plus de chance. Mais je n’ai pas non plus été malchanceux”.

C’est d’ailleurs pour aider les jeunes qui prendront sa relève, que Brandon Spearman souhaite devenir lui-même agent après sa carrière de joueur.

Article à retrouver en intégralité dans Society numéro 102 (21 mars au 3 avril). Vous pouvez le commander ici.

Photo : Orléans Loiret Basket

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