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Quand le père de Rudy Gobert rêvait d’être le premier Français en NBA

 

Le père de Rudy Gobert, Rudy Bourgarel, rêva de NBA vingt-cinq ans avant que son fils ne signe aux Utah Jazz.

Un phénomène extraordinaire. En cette rentrée 1984, voici l’équipe espoirs du Stade Français Paris nantie de deux tours jumelles : le Blanc Eric Fleury (2,11 m pour 102 kg) et le Noir Rudy Bourgarel (2,13 m pour 104 kg). Dix-neuf ans tous les deux. Rudy Bourgarel est à l’état brut. Un corps formidable. Pour l’imaginer, il suffit d’observer son fils, son portrait craché, et se rappeler que nous sommes trente ans en arrière. Une mobilité, une détente tout aussi épatantes. Et… C’est tout. Rudy n’a que deux ans de basket derrière lui – c’est l’international Patrick Cham qui l’a fait venir de Guadeloupe -, et il saute souvent à contretemps, ne sait pas se positionner ni quoi faire de la balle. Il est gauche. « La première fois que j’ai vu Rudy, c’était en avril 84 », raconte à cette époque à Maxi-Basket le Yougoslave Bogdan Jovicic, qui l’avait eu sous ses ordres au Stade Français. « On allait au tournoi de Dieppe. La première image que j’ai eue de lui, c’était celle d’une biche. C’est Dragan Kicanovic (joueur majeur de l’équipe de Yougoslavie qui joua une saison au Stade Français) qui avait trouvé le surnom. Il était grand, il était timide ». Le championnat espoir est alors naissant, et la formation française vaut à peine une étoile. Le must, c’est d’aller en NCAA. Pas pour envisager de partir ensuite à la conquête de la NBA, qui est fermée à triple tour aux étrangers, simplement pour acquérir de solides fondamentaux. Jusque-là, trois Français ont obtenu la bourse nécessaire, l’international Jean-Claude Lefèbvre (2,18 m) à Gonzaga, à la fin des années cinquante, et plus anecdotiquement le Nantais Jean-Claude Bruzac (2,04 m) à Potsdam State, en Division III, et l’Antibois Alain Forestier, au Marist College.

Contacté par Villanova

Ils sont désormais une cinquantaine d’Européens à avoir pris pieds dans le saint des saints du basket universitaire, majoritairement des Anglais, des Néerlandais, proches de la culture américaine, des Yougoslaves, à l’aise partout, et nos deux Stadistes. Eric Fleury a transité par la Guilderland High School, avant de revenir en France, mais comme le Stade ne lui a pas fait confiance (trois minutes de présence en première division pour toute la saison 84-85), il est repartir aux Etats-Unis, au Siena College où il accomplira les quatre ans réglementaires. Contacté aussi par la prestigieuse université de Villanova, Rudy Bourgarel choisit le même point de chute que deux compatriotes, Alain Forestier donc, et l’internationale Paôline Ekambi. Le Marist College est une petite institution de 2 700 étudiants, située à Poughkeepsie, à deux heures de voiture de New York City. A l’échelle américaine, Maris ne représente rien ;  son équipe de basket n’a d’ailleurs obtenu le statut de Division I (alors constituée de 290 équipes) qu’en 1981. En fait, à l’origine de ce flux, il y a un coach américain, Mike Perry, qui vient d’entraîner brièvement le Stade Français et qui s’est vu offrir le poste de head coach à Marist. Perry ne passera jamais aux travaux pratiques. L’université annule son contrat suite à des violations dans les règles strictes de recrutement. Et pour se venger, Perry dénonce son ancienne université auprès de la NCAA, si bien que Rudy Bourgarel se voit sanctionner de quatre matches de suspension pour faute bénigne : avoir passé des coups de fils à sa mère dans le bureau de l’assistant-coach, Bogdan Jovocic.

Avec le futur n°2 de la draft 1988

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Article paru dans BasketHebdo en 2014.

Photos: Marist College et Maxi-Basket

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