Maxime Lefèvre (coach du Paris Basketball) : “En tant que coach, nous ne sommes jamais vraiment satisfaits, surtout à ce moment-là de la saison car il y a encore beaucoup de choses à travailler. Entre Nanterre hier et Roanne aujourd'hui, cela nous a vraiment montré là où nous devons progresser. Nous avons joué contre une défense de Roanne qui switchait tout et nous n’avions aucune réponse en première mi-temps.
C’est important de gagner, que ce soit sur un match, n'importe quelle coupe, nous sommes là pour l’emporter… Mais cela reste difficile pour un coach de l’apprécier vraiment puisque ce n’est pas comme si on gagnait un titre en fin de saison. On gagne quelque chose mais ce n’est que le début. Nous apprécions la victoire mais nous voyons tout ce qu’il nous reste à parcourir.
Sur les absents lors de la finale : T.J. Warren aurait pu jouer aujourd'hui. C’est un tournoi de pré-saison, il faut être intelligent. Il n’a pas évoluer à ce niveau d’intensité depuis pas mal de temps. On ne pensait pas que c’était une bonne idée de jouer un back-to-back comme cela. Pour Frank Ntilikina, c’est pareil, il vient d’arriver après. Je pense qu’il sera prêt soit jeudi, soit très bientôt. Il n’y a rien de grave sur qui que ce soit dans l’effectif.”

Nadir Hifi (MVP de la Supercoupe avec le Paris Basketball) : “C’était un match totalement différent que la veille contre Nanterre. Cette équipe de Roanne a réussi à nous mettre en difficulté sur la première mi-temps. Ce qui nous fait rester dans le match est le fait qu’elle loupe pas mal de tirs. On ne défend pas si mal au final mais, en attaque, on joue à l’envers, moi le premier. Je n’ai pas montré l’exemple. Dans le vestiaire, chacun d’entre nous s’est dit que l’on ne pouvait pas faire pire. Il fallait faire bouger le ballon, faire pas mal de stops en défense, et courir par la suite, c’est ça qui aide énormément. La première question que l’on s’est posée c’est ‘qu’est-ce qu’à titre individuel, je peux faire de mieux’. Nous sommes revenus avec d’autres intentions en seconde période.
Que ce soit le trophée le plus prestigieux ou non, ce n’est pas très important. L’année dernière, nous n’avions pas gagné de titre. Et aujourd’hui, après à peine un mois de préparation, nous en avons déjà un. C’est le titre qu’il manquait au club. Le fait que l’on a une nouvelle équipe, un nouveau coaching staff, cela va rassembler tout le monde. Dans un groupe, quand on gagne un titre, cela crée une famille. Nous l’avions vu la première année lorsque l’on avait gagné la Leaders Cup, cela avait créé une équipe très solide.
Sur le début de saison en Euroleague, jeudi au Panathinaïkos : Nous commençons avec un adversaire très compliqué mais personne n’est prêt à ce stade de la saison. Nous allons jouer dans une atmosphère énorme. J’espère que l’on pourra faire un résultat là-bas, ça soude tout le monde. De mémoire, Paris n’a jamais perdu au Panathinaïkos, j’espère que ça va continuer.
Sur son nouveau coach : Maxime est nouveau ici et j’aime beaucoup le personnage. Dès les premiers instants, lorsqu’il m’a appelé avant même de signer, j’ai senti qu’il allait me faire confiance, qu’il voulait que je sois son joueur. Dès que je sens ce désir là, j’ai envie de bien faire, de faire gagner l’équipe. Je suis content que l’on gagne un premier titre ensemble, très tôt dans la saison.”
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“J’avais l’impression d’une finale U13”
T.J. Parker (coach de la Chorale Roanne) : “Nous allons retenir les 60 minutes que l’on a fait contre deux équipes d’Euroleague, c’est quand même costaud pour une équipe qui vient juste de remonter en première division. Paris reste Paris, nous savons que ça allait jouer vite, mais dans l’ensemble, cela a été plutôt pas mal dans le contrôle du jeu rapide. De notre côté, notre adresse a été un peu moindre sur le week-end et au basket, il faut mettre des tirs. C’est le basket, tu as des soirs sans. Quand on joue contre des équipes qui défendent très dur, il faut être davantage discipliné en attaque.
Nous avons une équipe encore nouvelle. Le fait de ne pas avoir ton pivot (Darius Hannah s’était blessé la veille contre l’ASVEL, ndlr) sur des défenses comme font les Parisiens, ça nous a fait mal puis nous n’avions jamais joué avec Dylan Affo-Mama au poste 5. Il a fallu s’ajuster en 24h. Jouer deux équipes d’Euroleague avec cette intensité en un week-end, ce n’est pas facile. Ce week-end a été quand même top, de pouvoir affronter des équipes comme celles-ci. Mais notre vraie saison commence ce week-end à Boulazac, et ce n’est jamais simple d’aller jouer là-bas.”

Antoine Diot (capitaine de la Chorale de Roanne) : “Ce match est un très bon enseignement. Notre fond de commerce cette saison, ce sera défensivement. Nous n’avons pas le talent de Paris mais nous pouvons compenser sur notre esprit d’équipe. C’est là-dessus qu’il va falloir se baser. Nous voyons les marches qu’ils nous restent à gravir et j’espère que cela nous servira pour la saison.
Sur la première période où Roanne a joué yeux dans les yeux avec Paris : J’avais l’impression d’une finale U13 en première mi-temps, où tout le monde est stressé et personne n'arrive à trouver les solutions. Il n’y a pas beaucoup d’équipes qui ont réussi à tenir Paris à 21 points en une mi-temps.
Sur la perte de leur intérieur : Darius Hannah était certainement notre meilleur joueur de la pré-saison. Un profil comme lui est difficile à combler. La complémentarité était parfaite avec les autres joueurs. Il faut relever la tête et ne pas s'apitoyer sur son sort. Mon travail, c’est le terrain et on verra ce que le club décide.
La réussite de Paris à l’échelle européenne est toujours bien pour le basket français. Ils ont un vrai fond de jeu, ça ne change pas depuis des années. Ils mettent beaucoup de pression défensive et après ça explose. Je leur souhaite le meilleur pour le championnat, excepté contre la Chorale de Roanne.”
Propos recueillis à Roland-Garros, Paris.