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Victoire de TJ Parker (Roanne) sur l'ASVEL de son frère Tony : "Je ne fais pas attention à qui est en face"

Pour son premier match officiel avec l’ASVEL comme coach, Tony Parker échoue face à la Chorale de Roanne (73-71) de son frère TJ. Les Ligériens, d’un très bon Dylan Affo-Mama (14 points) sont les premiers qualifiés de la finale de la Fulfil Supercoupe 2026.

Dylan Affo Mama (Roanne) et Joël Bolomboy (ASVEL). Copyright : Ewen Gavet/Icon Sport

Supercoupe : Roanne déjoue les pronostics face à l’ASVEL et valide son ticket pour la finale

La Chorale de Roanne de T.J. Parker n’a pas craqué. Évoluant dans la peau de l’équipe chassée durant toute la rencontre, elle a réussi à s’imposer de deux petits points (73-71), grâce à un money time géré comme un chef par son meneur Darius Johnson (19 points).

En effet, jamais l’ASVEL n’a pris les devants une seule seconde au cours de cette première demi-finale de la Supercoupe. D’entrée de jeu, les Roannais ont surpris le voisin (11-2, 4e), portés par son intérieur américain Darius Hannah, sorti sur blessure en première période. Les phases de jeu rapide se sont succédé mais cela faisait davantage les affaires de la Chorale au cours d’un premier quart-temps brouillon (22-12, 10e).

Les fautes et pertes de balle auront eu raison de l’ASVEL

Au deuxième quart-temps, les recrues de la ligne arrière de l’ASVEL ont pris les choses en main. À défaut de trouver leurs intérieurs, TyTy Washington et Tremont Waters ont opté pour les options derrière l’arc. Peu à peu l’ASVEL est montée en régime mais les pertes de balle à répétition (25 à la fin de la rencontre) ont freiné son avancée. Cela a également été le cas de son indiscipline, problème qui a notamment cloué Jae Crowder (9 points, 5 fautes) sur le banc en fin de match.

Toujours devant à la pause (33-31), Roanne s’est donné de l’air dès la sortie des vestiaires. Les Ligériens ont notamment vu Dylan Affa Mama, paré de ses qualités, attaquer le cercle adverse à plusieurs reprises (40-36, 23e). L’adresse loin de panier, au contraire, a fait défaut aux Roannais (5/29) donc il a bien fallu trouver d’autres solutions. La principale d’entre elles s’est donc nommée Darius Johnson.

La fin de la rencontre lui a appartenu, dans un match dans le match face au meneur portoricain Tremont Waters (20 points). Ils se sont rendus coup pour coup et c’est finalement le premier qui a eu raison de son homologue villeurbannais, après un énième tir loupé de sa part. La Chorale de Roanne attend désormais son adversaire de dimanche (17h), le vainqueur de la confrontation francilienne entre Paris et Nanterre.

“Nous perdons notre pivot titulaire pour le reste de la saison

T.J. Parker (coach de Roanne) : “Avant même de revenir sur la victoire, je veux dire que ce soir nous perdons notre pivot titulaire pour le reste de la saison (Darius Hannah, ndlr). C’est un très gros coup dur pour nous. Je n’ai pas envie de m’avancer mais à 98% ce sont les ligaments croisés.

Sur la fin de match serrée : Darius Johnson a montré quel joueur il était. Je voyais un peu de Chris Jones en lui, un meneur costaud.

Sur la Supercoupe : C’est un trophée que je n’ai pas. Je vais essayer de remplir la collection. Le club revient de loin donc c’est top si nous l'emporterons

Sur la confrontation avec son frère : Je respecte le métier de coach. Je ne fais pas attention à qui est en face. Je sais que c’est mon frère. Je m’occupe de mon équipe. Quand l’ASVEL aura le roster à 100%, il pourra travailler un petit peu mieux. Avec un nouveau roster, ce n’est pas facile à mettre en place.”

Tony Parker (coach de l’ASVEL) : “Comment expliquer notre attaque ? Cela ne fait qu’une semaine que nous travaillons ensemble, nous avons un mois et demi de retard. Puis c’est compliqué quand tu perds 25 fois la balle, que tu ne prends pas les rebonds pour développer le jeu rapide.

Nous avons beaucoup de choses à améliorer. Il faut que l’on reste ensemble, positif. Nous avons trois jours pour nous entraîner, cela nous fera du bien. Le point positif est que nous n’avons pas lâché. Cela prouve le caractère de l’équipe. Nous avions deux possessions pour passer devant à la fin, cela ne s’est joué à rien.”

Joel Bolomboy (ASVEL) et Yvann Mbaya (Roanne). Copyright : Ewen Gavet/Icon Sport

La boxscore est ICI.

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