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Nando De Colo : "Après mon arrivée à l'ASVEL, il y a eu pas mal de problèmes"

Après l'annonce de sa retraite à venir, Nando De Colo (1,96 m, 38 ans) est revenu sur son passage à l'ASVEL dans les colonnes du Progrès.

Nando De Colo © Euroleague

Arrivé à l'ASVEL en 2022 après plusieurs années à l'étranger, Nando De Colo a plié bagages cet hiver pour tenter d'aller remporter un troisième titre d'Euroleague du côté de Fenerbahçe. Le néo-retraité a révélé les coulisses de son retour en Turquie au Progrès.

"J’avais eu de premiers échanges très rapides avec Olympiakos, je suis vite passé à autre chose et le Fener s’est présenté, aux alentours du 20 décembre. J’ai croisé Tony (Parker) et il m’a dit : 'je suis au courant, je te laisse voir ça avec ton agent'. Mais derrière, pendant dix jours, silence radio du côté de l’Asvel. Je joue Paris et je me dis : ‘’le Fener, ça ne va jamais se faire’’ parce que je n’avais aucune idée de ce que l’Asvel serait prête à accepter, ou pas. Et à la toute fin du mois de décembre, durant le break, Gaëtan (Muller) entre dans la boucle, discute avec les actionnaires, mon agent. Ils expliquent que, sportivement, il n’y a pas moyen que je parte et il faut que je fasse un effort financier. Et après avoir discuté avec le manager général et le coach du Fener, j’ai saisi l’opportunité de relever le dernier challenge. Une bonne opportunité pour bien finir la saison et ma carrière. Parce que je savais que j’avançais de plus en plus vers ma dernière saison. Et cela s’est décidé à la dernière minute. Cela n’a pas été facile pour Pierric (Poupet), mais il comprenait la situation."

Une fin d'aventure qui laisse forcément un goût amer au meneur. Au moment de sa signature, l'ASVEL était encore au sommet du basket français et sortait de deux titres de champion de France d'affilée. Lorsqu'il a quitté le club il y a quelques mois, celui-ci pointait déjà à la dernière place du classement de l'Euroleague, et distancé par le trio de tête en Betclic Élite.

"Je savais très bien qu’en signant à l’Asvel, je n’allais pas gagner l’Euroligue ! Mais il y avait des objectifs qui me permettaient d’être motivé, comme celui de viser les play-offs, qui auraient été un grand pas pour le club et auraient pu permettre de se structurer, comme avant mon arrivée. Avant 2018, l’Asvel évoluait très bien. Mais après mon arrivée, il y a eu pas mal de problèmes dans l’organisation et cela s’est ressenti dans les résultats sportifs."

Le Français s'est aussi exprimé sur l'annonce de sa retraite, qui a créé un vrai tremblement de terre dans la sphère du basket européen.

"Dans la vie, il y a un moment pour tout. Ce sont des questions de timing et je pense que c’est le bon moment. Ce n’est pas une décision qui s’est prise du jour au lendemain. Avant de rejoindre le Fenerbahçe, je savais qu’il y avait de très, très grandes chances que ce soit ma dernière année avec l’Asvel. J’étais en fin de contrat et je ne me voyais pas repartir une saison de plus. Quand le Fener m’a proposé ces six mois, cela me convenait bien. Dans tous les cas, je savais que nous aurions un déménagement à faire. Il y en aura eu deux mais ce sera différent, parce que ce sera un retour à la maison ! Je suis toujours autant passionné, je fais toujours le maximum pour aider mon équipe, mais je suis serein. Il y a un temps pour tout, j’ai besoin de temps pour moi mais je ne serai jamais loin des terrains."

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