Aller au contenu

Okobo et Shengelia, le double danger qui attend le Real Madrid à Dubaï

Dubai Basketball et le Real Madrid se retrouvent ce jeudi à la Coca-Cola Arena, pour la première journée de l'Euroleague, six jours après un duel qui a eu besoin d'une prolongation

Elie Okobo. Copyright : Pascal Della Zuana/Icon Sport

En demi-finale de la SuperCoupe, le 18 septembre à Abou Dhabi, les Madrilènes l'avaient emporté, 98-95, après avoir compté jusqu'à 16 points de retard. Ce match a montré par où l'équipe de Xavi Pascual peut faire mal. Elie Okobo et Tornike Shengelia apparaissent comme les deux problèmes les plus visibles pour la défense espagnole.

Elie Okobo a déjà trouvé la faille dans la défense madrilène

L'arrière français a montré presque tout son répertoire face au Real. Il a terminé à 24 points, à 10 sur 16 aux tirs dont 3 sur 5 à trois-points, et il a été l'un des joueurs qui ont tenu Dubaï quand le club espagnol est revenu dans une rencontre longtemps difficile pour lui.

Sa menace tient à ce qu'il n'oblige pas à choisir une seule façon de le freiner. Il peut punir de loin, mais face au Real il a aussi converti sept de ses onze tirs à deux-points. Si le défenseur passe sous l'écran, il trouve son tir. Si l'intérieur sort trop haut, il a la vitesse pour attaquer l'espace. Cette double menace rend son pick and roll particulièrement compliqué à défendre.

Sa signature à Dubaï est arrivée après l'une des meilleures saisons de sa carrière. Le Bordelais a été élu MVP de la Betclic Elite et de ses finales avec l'AS Monaco. Sur sa dernière campagne d'Euroleague, il tournait à 11,2 points et 4,9 passes décisives en 42 matches. Il n'est pas seulement un marqueur, il sait aussi contrôler le rythme et créer pour ses coéquipiers.

Tornike Shengelia sait produire dans le contact

Le second foyer de danger est Tornike Shengelia, arrivé de Barcelone cet été. Le Géorgien a fini ce premier face-à-face à 11 points et 5 rebonds, mais la donnée la plus parlante reste ses huit lancers francs, tous convertis. Il a trouvé le moyen de produire depuis le contact.

Ce profil peut gêner les ailiers forts du Real. Shengelia sait jouer dos au panier, attaquer depuis le dribble et obliger aux aides près de la raquette. Si le défenseur est plus petit, il cherche le poste. Si un intérieur vient fermer, Dubaï a des shooteurs autour. L'empêcher de vivre sur la ligne des lancers francs sera presque aussi important que de limiter ses points.

La connexion entre les deux ouvre un autre problème. Okobo peut lancer l'action sur pick and roll pendant que Shengelia apparaît en continuation, en passeur ou en menace près du cercle. Xavi Pascual dispose en plus de Davis Bertans, Jaron Blossomgame ou Thomas Walkup pour occuper les espaces libérés par ces actions. Dubaï peut ainsi créer un premier avantage, puis punir chaque aide défensive.

Le précédent d'Abou Dhabi est trop récent pour être ignoré

Dubaï avait mené de 16 points lors de ce dernier rendez-vous et contraint les Madrilènes de Pedro Martinez à courir derrière le score pendant une bonne partie de la rencontre. Timothé Luwawu-Cabarrot avait égalisé à 88-88 dans les dernières secondes du temps réglementaire, avant que le Real ne fasse la différence en prolongation, porté par les 20 points de Walter Tavares. Cette fois, c'est l'Euroleague qui commence. Freiner le premier avantage d'Okobo et éviter que Shengelia ne force les contacts peut couper deux des voies qui ont le plus fait mal au Real.

Fil d'actualité