La photographie est floue, mais elle a le mérite d’exister et d’avoir été conservée grâce au Musée italien du basket.
Grâce au journal L’Auto du 3 avril 1926, nous savons que l’équipe de France jouerait le lendemain en maillot bleu frappé du coq gaulois, short blanc et chaussettes rouges et les Italiens en bleu ciel et croix de Savoie sur la poitrine, short blanc.
Grâce au numéro 9242 du 5 avril 1926, de ce même journal, nous disposons d’un compte-rendu de la rencontre. On y apprend que les Transalpins l’ont emporté et qu’ils pratiquaient, au regard du correspondant français, une « méthode brutale » qui a déstabilisé les joueurs français avant que ceux-ci ne répondent en jouant à leur tour « à la manière américaine ».
Outre la perception des événements qui peut varier selon que l’on se place d’un côté ou de l’autre des Alpes, ce différent sur le style de jeu et sur l’arbitrage illustre l’absence d’unité dans les règles et leur application à cette date. Le capitaine Beaupuis, rédacteur de l’article, appelle d’ailleurs à la mise au point sans tarder des règlements internationaux. Ce sera l’une des principales ambitions de la FIBA 10 ans plus tard, à sa création en 1932.
Il y aurait encore beaucoup à dire sur l’arbitrage, regardez la main gauche dans le dos des joueurs disputant l’entre-deux censée garantir le fair-play, le contexte politique, pour une rencontre où Mussolini est attendu pour assister à la rencontre, l’organisation tactique, entre avants, arrières et centre chargé de la distribution du jeu, mais Rome ne s’est pas faite en un jour…
Il est à noter que Team France Basket célèbre cette année les 100 ans de l’équipe de France et met ainsi en avant les grands moments et les grands noms des Bleus.