Ils n’en sont pas à leur première rentrée, mais celle de 2026-27 a un goût particulier. Après deux saisons loin des parquets de Betclic Elite pour Antoine Diot et une seule pour Thomas Cornely, le retour au media day organisé par la LNB vendredi 18 septembre n’est forcément pas anodin. Encore moins pour ces deux “vétérans” qui, à respectivement 37 et 35 ans, avaient peut-être peur de ne plus connaître le plus haut niveau français. Nous leur avons demandé.
“Ce n’est pas quelque chose que j’ai dans la tête, je vis saison après saison. Pour moi, ce n’est que du bonheur tout ce que j’ai pu vivre dans ma carrière. Ce ne sont pas des choses que j'aurais pu prédire plus jeune. Quand je suis venu à Pau, je ne m'installais pas dans un petit club d’Elite 2. L’objectif était de monter, c’était écrit.” - Thomas Cornely (Pau)
“J’ai connu la descente avec Roanne et je me suis dis que je ne partirai pas sans être remonté. J’ai pris à cœur cette descente, elle m’a fait très mal car je ne me trouvais pas à mon niveau, il ne méritait pas cela. Au lieu de quitter le navire et finir sur une mauvaise note là-bas, j’ai préféré pousser le truc et bien m’en a fait ! Je croyais au projet que l’on m’a présenté à l’époque. Je ne suis pas quelqu’un qui renonce dans la vie. Quand il y eut une embûche, la question était de savoir comment on allait la surmonter.” - Antoine Diot (Roanne)
L’exercice 2026-27 s’ouvre ainsi avec beaucoup d'optimisme à Roanne comme à Pau, les préparations ont été très encourageantes, peu de soucis de blessures ou de visas sont à déclarer des deux côtés alors, comme le décrit Antoine Diot, “maintenant il faut que la mayonnaise prenne lors des matches officiels”.
Du côté de l’Elan Béarnais, Thomas Cornely confie qu’il “n’y a pas eu de réunions d’objectifs” avant d’entamer cette saison. “Faire le maximum de ce que l’on peut et viser un maintien serein, ce serait top”, espère-t-il face à un championnat très dense : “Avec certaines équipes qui sont descendues, il y a un wagon qui va être costaud avec des équipes très proches et des matches qu’il ne faudra pas perdre. Mais toutes les équipes vont penser la même chose.”

“C’est possible que ce soit ma dernière année”
De son côté, celui qui va débuter sa 20e saison en professionnel a “hâte que les choses sérieuses commencent” et sait que la Chorale n’est pas un promu comme les autres. Il “sent bien” ce groupe, qui a conservé un noyau dur de 5-6 joueurs et n'est pas du genre “à trouver des prétextes pour dire que ça va être compliqué”. En effet, Roanne affiche un budget de 6,2 millions d'euros, un record historique du club ligérien pour une saison.
T.J. Parker pour Antoine Diot, Mickaël Hay pour Thomas Cornely, les deux vétérans vont regagner l’élite avec, à la tête de leur équipe, des hommes de confiance. Ce retour en Betclic Elite sera peut-être même le dernier chapitre de sa carrière, songe Antoine Diot, bien qu’aucune décision ne soit précise pour le moment.
“C’est possible que ce soit ma dernière année. Je prendrai une décision dans l’année pour savoir comment je me sens physiquement, mentalement, mais je ne m’interdis rien.” - Antoine Diot
Pour l’un comme pour l’autre, de nombreux matches sont en tout cas déjà cochés sur le calendrier, avant même d’avoir débuté la saison :
“Quand tu ouvres ton calendrier et qu’il tombe enfin, tu regardes les équipes par lesquelles tu es passé, où tu as été formé. Gravelines, 27 décembre, tu te dis « ah mince après Noël », Limoges c’est pareil. Puis tu regardes aussi quand tu joues contre l’ASVEL, Paris… ce sont des affiches qui font kiffer quand tu es joueur.” - Thomas Cornely
“Les équipes dans lesquelles j’ai joué forcément. Il y a Le Mans où j’ai passé de très belles années, Strasbourg, l’ASVEL. Puis j’ai hâte de revoir des salles mythiques aussi avec Limoges, Chalon, Cholet où j’ai connu des derbys.” - Antoine Diot
Propos recueillis à Paris.