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Wayne Hightower, la première étoile américaine du Real Madrid

1961. L'audacieux coach Pedro Ferrandiz s’en alla chercher à Philadelphie un futur joueur de NBA, Wayne Hightower, qui propulsa le Real Madrid au firmament du basket européen.

Pedro Ferrandiz avec Wayne Hightower dans la fameuse Cadillac


L’idée de constituer une équipe de basket de haut standing au Real Madrid est venue de Raimundo Saporta qui avait l’oreille du président Santiago Bernabeu. Les deux hommes y voyaient la possibilité d’une diversification autour de la section football. Saporta savait aussi pouvoir s’appuyer sur un jeune entraîneur talentueux de petite taille, Pedro Ferrandiz.

Ferrandiz avait pris l’équipe en mains pour la saison 1958-59 et les deux saisons suivantes, le Real avait réussi le doublé coupe-championnat. Il avait même réussi à atteindre la demi-finale de la Coupe des Champions avec Emiliano Rodriguez, Carlos Sevillano et Lolo Sainz et un bon Américain, Travis Montgomery, venu de Trieste. Mais Ferrandiz en voulait davantage et il a obtenu de Saporta le feu vert pour recruter une véritable star. « La télévision faisait déjà son apparition dans les foyers et il était tentant de mettre un peu plus du Real Madrid dans chaque maison en Espagne, désormais conditionné sous forme de basket », écrit le journal El Pais.

Le coup de pouce du proprio des Warriors

Quelle meilleure destination que les Etats-Unis, territoire alors mystérieux mais déjà objet de tous les fantasmes ? Pedro Ferrandiz a pris l’avion, emportant dans sa poche un insigne du club en or et diamants, au cas où cela pourrait lui ouvrir une porte. Ne connaissant pas l'anglais et n'ayant aucun contact là-bas, il était accompagné de Carlos Pardo, un célèbre journaliste barcelonais, notamment correspondant en Espagne pour le quotidien L’Equipe, et qui avait son réseau aux Etats-Unis. En plus d'être journaliste, Carlos Pardo était organisateur d'événements, et il avait amené en Espagne des spectacles tels que Hollyday on Ice et les Harlem Globetrotters, deux attractions majeures à l’époque.

Ferrandiz s’est ainsi retrouvé à Philadelphie et il assista à une cérémonie ou était honoré la superstar des Boston Celtics d’origine française, Bob Cousy. « J’avais apporté avec moi un insigne d'or et de diamants de Madrid. J'ai dit que j'étais

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