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Chus Bueno : « L'Euroleague ne disparaîtra jamais »

A un an du lancement de la NBA Europe, le patron de l'Euroleague Chus Bueno a prévenu que l’actuelle compétition-reine ne disparaîtrait pas y compris si les deux ligues se retrouvaient en concurrence.

Chus Bueno © Euroleague

Après avoir annoncé l’introduction de nouvelles franchises permanentes et l'expansion à 24 équipes à compter de la saison 2027-2028, dans le même timing que le lancement de la NBA Europe, le patron de l'Euroleague Chus Bueno a donné mercredi une interview au média britannique City AM dans laquelle il met à jour un certain nombre de ses positions.

« La NBA est de plus en plus bruyante depuis plusieurs semaines. Ils viendront en Europe, que ce soit avec l'Euroleague ou sans, et les clubs (d'Euroleague) réagissent à cela. C'est comme s’ils étaient prêts (à coopérer) avec la NBA mais aussi prêts à se battre. (...) Il faut que les gens comprennent une chose : l’Euroleague ne disparaîtra jamais. Dans le pire scénario, cinq clubs iront en NBA Europe, et l’Euroleague aura encore 15 équipes, donc aucune chance que la ligue disparaisse », affirme le dirigeant espagnol. 

L'Euroleague a annoncé qu’elle basculerait également vers un modèle de franchises et en cela espère rassembler sous ce statut ses 13 clubs permanents, dont certains convoités par la NBA Europe comme l’ASVEL ou le Real Madrid.

« Nous n'avons jamais été dans une meilleure situation. (...) Les gens ne comprendront pas que vous prolongiez puis que vous partiez. Ce serait de la mauvaise foi. »

Chus Bueno a par ailleurs évoqué le scénario « inévitable » d’une concurrence directe entre l’Euroleague et la NBA Europe.

« Cela créerait une bataille sur le plan des droits télés, des sponsors et même sur des marchés puisque nous avons des offres pour créer des équipes à Rome, Londres ou Berlin et que la NBA vise aussi ces villes. Cela risque de diluer la valeur (des investissements) et les risques seront plus grands. Quand vous investissez de l’argent, vous ne voulez pas de risques (...) Cela va engendrer beaucoup de fragmentation et de frictions, et nous ne le souhaitons pas. Nous devrions tous les deux l’éviter, mais c’est inévitable. »

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