Jeudi 24 septembre, pour la 1re journée, les Madrilènes se sont inclinés, 78-77, à la Coca-Cola Arena de Dubaï, devant 7 269 spectateurs. Ils avaient pourtant le dernier ballon du match, et c'est cette ultime possession, confiée à Andrés Feliz, qui alimente la discussion en Espagne.
Les joueurs de Pedro Martínez avaient viré en tête à la pause (44-38) avant de perdre le troisième quart-temps 25-18. Ils ont repris la main dans le dernier acte grâce à une série de 10-0, de 65-62 à 65-72, puis ont mené 77-71 à 3'06 du terme après un panier d'Andrés Feliz. Dubaï a alors conclu la rencontre sur un 7-0 : un panier d'Élie Okobo, deux lancers francs de Mfiondu Kabengele après un rebond offensif, puis un tir à trois-points de McKinley Wright IV à 51 secondes de la fin, servi par Dwayne Bacon, meilleur marqueur du match avec 24 points.
Le Real a ensuite manqué deux tentatives, par Timothé Luwawu-Cabarrot puis Facundo Campazzo. En défense, Andrés Feliz a contré un tir à trois points de Wright, et Dubaï a perdu le ballon à une dizaine de secondes de la sirène. Pedro Martínez a alors demandé un temps mort pour préparer l'attaque décisive.
L'action devait amener Feliz à recevoir le ballon au sortir d'écrans, avant un pick-and-roll axial avec Walter Tavares. Quand Dubaï a changé sur l'écran et que le meneur dominicain s'est retrouvé face à un intérieur, il a renvoyé le pivot cap-verdien et attaqué seul son nouveau défenseur. Sa pénétration s'est conclue par un tir à deux points manqué à deux secondes de la fin.
La question posée depuis jeudi soir est simple : l'isolation était-elle voulue par l'entraîneur ou décidée par le joueur ? Deux lectures coexistent. Martínez a pu prévoir l'écran pour provoquer un changement défensif et offrir à Feliz un duel favorable, auquel cas le meneur a appliqué la consigne. L'entraîneur a aussi pu attendre un vrai pick-and-roll, qui aurait ouvert une passe vers Tavares ou vers un shooteur. Le technicien n'a pas tranché publiquement.
En conférence de presse, relayée par le club, l'entraîneur madrilène a reconnu que « notre dernière attaque n'a pas été bonne », avant d'élargir le propos à toute la fin de match : « Nous n'avons pas eu le contrôle dans les dernières minutes, nous avons perdu deux rebonds défensifs et ils ont marqué un tir à trois points complètement ouvert. C'est ça, la différence. » Il a aussi évoqué deux lay-ups manqués, « qui n'étaient pas faciles parce qu'il y avait beaucoup de monde dans la raquette », les deux tentatives de Feliz à 1'40 de la fin. Sur l'ensemble de la rencontre, Dubaï a réussi dix tirs à trois-points contre six pour le Real.
Côté français, Théo Maledon a été le Madrilène le mieux évalué (16), avec 11 points et 6 passes décisives en 22 minutes. Recruté cet été, Timothé Luwawu-Cabarrot a lui aussi inscrit 11 points, et Olivier Sarr en a ajouté 4 en quatre minutes. Dans l'autre camp, Élie Okobo a compilé 8 points, 4 rebonds et 4 passes décisives, dont trois paniers consécutifs au retour des vestiaires qui ont permis à Dubaï d'égaliser à 44-44. Jaron Blossomgame, autre ancien Monégasque, était sur le parquet pour la dernière défense.
Les deux équipes se retrouvaient pour la deuxième fois en une semaine. En demi-finale de la SuperCoupe, le 18 septembre à Abou Dhabi, le Real l'avait emporté 98-95 après avoir compté jusqu'à 16 points de retard, avant de battre l'Olympiakos en finale (93-89).