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Dubaï-Real Madrid : la dernière attaque d'Andrés Feliz fait débat

Cinq jours après avoir remporté la première SuperCoupe de l'Euroleague, le Real Madrid a ouvert sa saison régulière par une défaite.

Montage : Andrés Feliz (Real Madrid) avec la médaille et le trophée de la SuperCoupe de l'Euroleague 2026, et en noir et blanc un entraîneur madrilène en costume

Jeudi 24 septembre, pour la 1re journée, les Madrilènes se sont inclinés, 78-77, à la Coca-Cola Arena de Dubaï, devant 7 269 spectateurs. Ils avaient pourtant le dernier ballon du match, et c'est cette ultime possession, confiée à Andrés Feliz, qui alimente la discussion en Espagne.

Les joueurs de Pedro Martínez avaient viré en tête à la pause (44-38) avant de perdre le troisième quart-temps 25-18. Ils ont repris la main dans le dernier acte grâce à une série de 10-0, de 65-62 à 65-72, puis ont mené 77-71 à 3'06 du terme après un panier d'Andrés Feliz. Dubaï a alors conclu la rencontre sur un 7-0 : un panier d'Élie Okobo, deux lancers francs de Mfiondu Kabengele après un rebond offensif, puis un tir à trois-points de McKinley Wright IV à 51 secondes de la fin, servi par Dwayne Bacon, meilleur marqueur du match avec 24 points.

Le Real a ensuite manqué deux tentatives, par Timothé Luwawu-Cabarrot puis Facundo Campazzo. En défense, Andrés Feliz a contré un tir à trois points de Wright, et Dubaï a perdu le ballon à une dizaine de secondes de la sirène. Pedro Martínez a alors demandé un temps mort pour préparer l'attaque décisive.

L'action devait amener Feliz à recevoir le ballon au sortir d'écrans, avant un pick-and-roll axial avec Walter Tavares. Quand Dubaï a changé sur l'écran et que le meneur dominicain s'est retrouvé face à un intérieur, il a renvoyé le pivot cap-verdien et attaqué seul son nouveau défenseur. Sa pénétration s'est conclue par un tir à deux points manqué à deux secondes de la fin.

La question posée depuis jeudi soir est simple : l'isolation était-elle voulue par l'entraîneur ou décidée par le joueur ? Deux lectures coexistent. Martínez a pu prévoir l'écran pour provoquer un changement défensif et offrir à Feliz un duel favorable, auquel cas le meneur a appliqué la consigne. L'entraîneur a aussi pu attendre un vrai pick-and-roll, qui aurait ouvert une passe vers Tavares ou vers un shooteur. Le technicien n'a pas tranché publiquement.

En conférence de presse, relayée par le club, l'entraîneur madrilène a reconnu que « notre dernière attaque n'a pas été bonne », avant d'élargir le propos à toute la fin de match : « Nous n'avons pas eu le contrôle dans les dernières minutes, nous avons perdu deux rebonds défensifs et ils ont marqué un tir à trois points complètement ouvert. C'est ça, la différence. » Il a aussi évoqué deux lay-ups manqués, « qui n'étaient pas faciles parce qu'il y avait beaucoup de monde dans la raquette », les deux tentatives de Feliz à 1'40 de la fin. Sur l'ensemble de la rencontre, Dubaï a réussi dix tirs à trois-points contre six pour le Real.

Côté français, Théo Maledon a été le Madrilène le mieux évalué (16), avec 11 points et 6 passes décisives en 22 minutes. Recruté cet été, Timothé Luwawu-Cabarrot a lui aussi inscrit 11 points, et Olivier Sarr en a ajouté 4 en quatre minutes. Dans l'autre camp, Élie Okobo a compilé 8 points, 4 rebonds et 4 passes décisives, dont trois paniers consécutifs au retour des vestiaires qui ont permis à Dubaï d'égaliser à 44-44. Jaron Blossomgame, autre ancien Monégasque, était sur le parquet pour la dernière défense.

Les deux équipes se retrouvaient pour la deuxième fois en une semaine. En demi-finale de la SuperCoupe, le 18 septembre à Abou Dhabi, le Real l'avait emporté 98-95 après avoir compté jusqu'à 16 points de retard, avant de battre l'Olympiakos en finale (93-89).

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