Après sa défaite inaugurale dimanche dernier (95-91), Monaco se retrouvait déjà dos au mur dans cette série de finales de Betclic Élite. Plongés dans une situation inédite pour eux sur cette campagne de play-offs, les Monégasques ont parfaitement relevé le défi (90-102). Adroits à longue distance, ils ont gâché le retour de l'icône locale TJ Shorts, assis en bord-terrain ce mardi à Porte de la Chapelle, pour revenir à égalité. Prochain rendez-vous : vendredi à 20h55 à Gaston-Médecin.
En difficulté lors de la première rencontre, Matthew Strazel a retrouvé son rythme effréné de la demi-finale face à Nanterre (22 points et 9 passes décisives), bien épaulé par, une nouvelle fois, d'énormes Élie Okobo et Alpha Diallo (17 et 22 points). Côté parisien, les 20 points et 8 passes décisives de Nadir Hifi, longtemps éclipsé par un très bon Sebastian Herrera (19 points) n'ont pas suffit.
Monaco sur les chapeaux de roue
Matthew Strazel, peu en vue lors du match 1 au scoring, a lancé les hostilités (0-2, 1ere). Pour Paris, le départ a été compliquée, à l'image des trois premiers shoots manqués par Amath M'baye, laissant Monaco partir sur un gros run (0-7, 3e). Absent depuis le début des play-offs, c'est bien le revenant Derek Willis qui a réveillé l'adidas arena (3-7, 4e), avant que le capitaine Sebastian Herrera ne l'imite par deux fois pour permettre aux locaux de recoller (9-10, 5e).
Toujours aussi agressif qu'à l'aller, les Parisiens ont rapidement mit plusieurs de leurs adversaires en difficultés (Yoan Makoundou et Strazel chacun à deux fautes à la fin du premier quart). Et pourtant, Monaco, équipe qui a récolté le plus de fautes techniques cette saison en Betclic Élite, ne s'est pas frustrée. Au contraire, bien aidés par Alpha Diallo, toujours aussi déterminant en attaque (7 points dans le premier quart), et la bonne activité de Juhann Begarin, adroit de loin (15-28, 9e), les visiteurs ont très bien terminé cette entame.
Rythme que les protégés de Sergii Gladyr ont su conserver. Létaux à longue distance (8/14 après 18 minutes de jeu), à l'instar d'un superbe Nemanja Nedovic (9 points à la pause) et d'un Élie Okobo qui avait fini de préchauffer, inscrivant 8 points dans le deuxième quart, ils prirent même l'avance la plus importante de la série (33-49, 17e). Celle-ci fût même étoffée quelques instants plus tard sous l'impulsion de Strazel, lui aussi intraitable sur cette première période (33-53, 19e).
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À ce moment-là, Monaco semblait s'être offert un vrai break. Mais, comme lors du match 1, il ne fallait pas sous-estimer le cœur du champion parisien. Sûrement meilleur symbole de l'état d'esprit du club de la capitale, Herrera, seul joueur de la capitale à surnager dans ce premier acte (13 points), se chargeait de réduire la marque au buzzer sur sa troisième réussite primée de la soirée (41-53, 20e). Une sorte de cache-misère pour des Parisiens maladroits (2/13 à la pause sans compter la contribution du Chilien).
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Imperturbable Roca Team !
Malgré ce petit rapproché, qui aurait tourmenté plus d'une équipe, les Monégasques ont pris ça comme une piqûre de rappel. Désireux de s'éviter un nouveau scénario crève-cœur, comme lors du premier match de la série, où une légère perte de lucidité leur coûta la victoire, ils en profitèrent pour réaccélérer. Très vite, Okobo et Diallo, qui ont tous deux réussit des tirs d'un niveau stratosphérique, s'occupèrent de rendre aux leurs une avance de 20 unités (43-63, 23e).
Encore guidée par son Défenseur de l'Année (18 points après trois quart-temps), l'équipe de la Principauté a conservé son avance. Du moins, jusqu'à la fin du troisième quart, lors de laquelle les visiteurs se sont fait peur. En effet, Paris a terminé sur un 6-0 pour réduire l'écart à 12 points (65-77, 30e), puis 11 grâce à une faute technique attribuée à Okobo, mécontent de ne pas avoir reçu de coup de sifflet sur sa pénétration tentée au buzzer (66-77, 31e).
Forcément, les fantômes du match 1 ont resurgi dans les rands de la Roca Team. Nadir Hifi commençait à chauffer (11 points dans le troisième quart), tout comme le public parisien qui sentait qu'un nouveau braquage était possible. Et pourtant, il n'en fût rien ! Monaco repris directement les commandes. À l'image de leur demi-finale face à Nanterre, le tandem Strazel-Okobo a pris les choses en main, marquant 7 points d'affilée pour redonner un beau matelas à leur formation (69-87, 34e).

Malgré un nouveau rapproché des Franciliens (79-89, 36e), les joueurs du Rocher ont cette fois-ci maîtrisé les dernières minutes de la rencontre. La série affiche donc égalité : 1-1 avant un match déjà bouillant, ce vendredi à Gaston-Médecin.
Le boxscore de la rencontre est ici.
À l'adidas arena, Paris


