"Comment se passe la préparation ici à l'INSEP ?
L'ambiance est top ! On bosse dur pendant les entraînements. On apprend à jouer ensemble. Et puis l'après-midi on rentre à l'hôtel.
Dans quels domaines apprenez-vous le plus lorsque vous rejoignez l'équipe de France ? Qu'est-ce qui diffère ici de la saison en club ?
Sur les premières fois, là où j'ai appris le plus, c'est l'exigence du détail. Une fois qu'on s'est entraîné plusieurs fois, qu'on a participé à plusieurs stages, tout devient plus naturel. C'est aussi dû au fait que tout le monde travaille dans un but commun. Il y a moins l'égo qu'on peut retrouver en club.
Et comment vos étés avec les équipes de France jeunes vous ont-ils aidé à vous adapter plus rapidement pour les échéances qui arrivent avec les seniors ?
Ils permettent de travailler l'aspect de l'intensité. Dans la tactique, on voit quand même qu'il y a un écart entre par exemple les U20 et les seniors. Mais ça c'est aussi avec les clubs qu'on le développe particulièrement. Mais donc je dirais que chez les jeunes, c'est le côté physique et le fait de beaucoup courir qui sont surtout travaillés.

S'inscrire dans le collectif de l'équipe de France, c'est quelque chose qui vous donne envie sur le long terme de pouvoir participer à toutes les compétitions internationales ?
Clairement, c'est un objectif. Ma carrière n'a pas commencé il y a très longtemps, mais j'ai l'intention que ça en soit l'un des fils conducteurs. Jouer pour l'équipe de France, c'est un objectif.
Le groupe n'est pas encore tout à fait dessiné, il reste encore quatre places. Ressentez-vous de la pression à l'idée de devoir faire vos preuves lors des deux matches amicaux qui arrivent face à l'Italie ?
Il y a un peu de pression parce qu'on a envie de bien faire, surtout. Ce n'est pas juste une histoire de vouloir faire ses preuves, c'est aussi vouloir travailler collectivement pour aider l'équipe qui ira à Berlin à être la plus prête possible. Et puis individuellement, oui, l'envie de faire correctement, ça met une petite pression, mais ça va, on va dérouler le jeu comme on peut.
Pour terminer sur un autre sujet que les Bleues, vous avez annoncé au Progrès que vous alliez rester à l'ASVEL l'année prochaine. À une heure où beaucoup de jeunes tricolores font le pari de l'étranger, qu'est-ce qui vous a motivé à rester en France ?
Ce qui m'a motivé, c'est déjà le projet qui m'a été proposé. J'ai senti que c'était un projet de développement, avec les membres du staff qui m'ont dit tout ce qu'ils voulaient travailler et ça me correspondait bien. On va beaucoup travailler et c'est ce dont j'avais besoin pour l'année à venir. Je sortais d'une saison qui ne s'était pas bien passée sur le plan collectif mais où j'avais pu avoir plus de responsabilités. Donc c'était le bon endroit pour moi pour continuer à progresser.
Si on parle plus sur le long terme, votre objectif est de faire carrière en Wonderligue le plus longtemps possible ?
Mon objectif n'est pas de faire une longue carrière en La Boulangère Wonderligue. J'aimerais bien aller en WNBA quand je le pourrai, c'est déjà l'objectif que j'ai. Mais la WNBA, ça reste une ligue estivale, donc ensuite j'aimerais bien découvrir l'Euroleague. Si ça peut se faire avec un club français ça serait top, à voir..."
Propos recueillis à l'INSEP, Paris XII.

