Le BCM a échappé de très peu aux barrages laissant finalement à Saint-Quentin le soin d'assurer son maintien via des barrages avec des clubs d'Elite 2. Qu'est-ce qui lui a manqué pour vivre une saison plus tranquille ?
"Il faut toujours avoir ce qu’on appelle un playmaker (meneur), explique t-il. On a tenté le pari d’Edon (Maxhuni), mais Edon est plus quelqu’un axé sur le scoring (points) que sur le playmake. Cela ne remet rien en cause sur le fait que c’est un bon joueur. Mais on s’est retrouvé avec une équipe où effectivement, ça manquait peut-être un peu de playmake, alors que les joueurs avaient du talent. On a certainement manqué d’un chef d’orchestre. On était sur une fin de cycle où j’ai fait revenir un joueur. Ce n’est pas que de la faute de Tajuan (Agee). C’est ma responsabilité. Notre colonne vertébrale était chancelante. Le problème, c’est qu’à partir du moment où ta colonne vertébrale est chancelante, la pression, elle retombe sur les autres joueurs. Et comme les autres joueurs, ce sont les joueurs de rôle, que notre ADN, ça a été de mettre des jeunes sur le terrain… Du coup, après, tout part un peu à vau-l’eau. Et derrière, tu te retrouves avec une pression incroyable à chaque match."
Et à propos de la reconstruction de l'équipe :
"Sous contrat, on a Neal Quinn. Personne n’était au courant, mais on l’avait fait signer une saison et demie. On a Vaf’ Fofana, Soren Bracq et Louka Letailleur, qui est dragué par des universités américaines. Vaf’ va pouvoir reprendre fin août, normalement. Il est en avance sur son protocole, donc on verra. Louka, s’il a décidé de partir, on ne pourra pas le retenir. Donc, on recherche potentiellement un ou 2 JFL (français, formés localement). Pour les joueurs étrangers, la première question, qu’on se posera la semaine prochaine : qui souhaite-t-on garder de l’effectif de cette année ? On préviendra les intéressés. Et après, soit on trouve un accord, soit on ne trouve pas d’accord."