"Nous aurions dû lutter contre une conjoncture économique extrêmement violente pour pratiquement doubler notre budget et jouer l’Euroleague. Pourquoi pas ? Nous avons des actifs sur lesquels nous aurions pu aller chercher des liquidités, grâce à notre stratégie de diversification. Mais j’ai peur que l’on se perde. J’ai peur que l’on oublie notre raison d’être. La JL n’est pas un jouet. Ce n’est pas mon jouet. Ma crainte, si nous avions décidé de faire l’Euroleague, c’est de jouer 80 matchs. C’est d’essorer nos équipes dans toutes les strates du club. Je ne veux pas les ramasser à la petite cuillère dans un an," déclare t-il au Progrès.
Malgré son refus de jouer l'Euroleague et son élimination en quart-de-finale des playoffs par Monaco, la JEU demeure ambitieuse :
"L’année prochaine, il y aura une nouvelle redistribution des cartes, puisqu’on ne sait pas trop ce qui va se passer à Monaco et on comprend qu’à l’ASVEL, ils vont investir énormément d'argent. La concurrence sera rude. Il faut qu’on soit champion de France de tout ce qu’on peut maîtriser. Le terrain, c’est autre chose. Mais si en interne, on met de la qualité dans tout ce qu’on organise, on a une chance de continuer à surperformer. Et puis, la saison dernière, Le Mans a gagné la Leaders Cup. Il y a deux ans, Dijon a gagné la Coupe de France… Nous sommes prêts à retourner chez Ikea pour agrandir la salle à trophées (sourire)."