Aller au contenu

La France probablement face à la Chine d'une géante de 2,23 m et de... Pierre Vincent

Après avoir frôlé un exploit monumental face aux Etats-Unis (52-55), l'Italie a sombré face à la Chine (51-71), qui sera probablement l'adversaire de la France en 1/4 de finale avec sa géante de 2,23 m Ziyu Zhang et l'ancien sélectionneur des Bleues, Pierre Vincent, dans le staff de coaches.

Ziyu Zhang. Copyright: xMarcinxGolbax originalFilename:golba-chinavcz260906_npRJp.jpg/Imago

Si enthousiastes face aux Américaines*, les Italiennes ont semblé pétrifié tandis que les Chinoises qui n'avaient gagné qu'en prolongation face à la République tchèque, ont dominé leur sujet. L'Italie n'avait totalisé que 7 points après un quart-temps et un peu plus tard elles ont concédé jusqu'à 25 points de retard. Irréel. Les deux géantes Ziyu Zhang (2,23 m, 8 points et 8 rebonds) et surtout Xu Han (2,06 m, 19 points et 10 rebonds) ont imposé leur stature, alors que les joueuses extérieures ont réalisé un très bon 42 % à trois-points.

"Nous n'avons pas abordé le match de la bonne manière. Nous avons manqué de combattivité. Nous avions dépensé beaucoup d'énergie physique et mentale contre les Etats-Unis mais cela ne devrait pas servir d'excuses", a commenté Matilde Vila.

Alors que l'Italie va affronter l'Australie mercredi en barrages, la Chine devrait dans le même temps faire valoir sa supériorité face à Porto-Rico et ainsi se qualifier pour les quarts-de-finale où l'attend jeudi la France.

A trois jours de l'ouverture de la Coupe du monde, l'équipe de France avait largement battu la Chine, 83-54, lors de son seul match de préparation mais évidemment il faut prendre ce résultat avec précaution. Ce jour-là, Ziyu Zhang n'était pas entré en jeu. Sa taille et son envergure posent évidemment des équations que les pivots adverses n'ont pas l'habitude de résoudre. Lors des trois matches de groupe, elle s'est montrée plutôt efficace (8 points et 5 rebonds) en un temps de jeu réduit (moins de 13 minutes) qui prouve qu'elle n'est pas très endurante. Il faudra davantage se méfier de Xu Han du New York Liberty, qui elle tourne en double double (17,3 points, 11,3 rebonds) alors qu'en WNBA elle n'est qu'une joueuse du banc (6,4 points et 2,6 rebonds).

Une tête connue est apparue sur le banc chinois, celle du coach Pierre Vincent, qui fut le sélectionneur de l'équipe de France de 2008 à 2013 avec un titre de champion d'Europe et une médaille d'argent aux JO de Londres à la clé. Il avait expliqué il y a quelques mois au Berry ce transfert.

"La Chine a des experts étrangers, pas sur les postes d'entraîneurs, qu'ils laissent systématiquement aux coachs chinois, mais par contre dans toutes leurs équipes et dans tous leurs clubs, ils ont des entraîneurs étrangers. Je suis là pour apporter des informations tactiques. Les entraîneurs là-bas sont d'anciens joueurs. Les Chinois ont une sorte de Jeux olympiques entre toutes les provinces. Les joueurs et les athlètes récompensés dans ces compétitions ont un statut social à vie, ils deviennent entraîneurs des équipes de province, de club ou des équipes nationales. En passant dans ce système, on est joueur, mais pas entraîneur. On entraîne parce que socialement, on a une position attribuée, mais sans avoir été formé à entraîner. Ce qui les limite, et c'est pour ça qu'ils font beaucoup appel à des experts pour les sensibiliser à ce qu'est entraîner aujourd'hui. Et je suis là pour aider le sélectionneur quand il en a besoin et qu'il me le demande."

Pas de doute : Pierre Vincent donnera un maximum d'informations au head coach chinois sur des joueuses qu'il connaît évidemment très bien.

*Le match Italie-USA a obtenu une audience de 502 000 téléspectateurs sur RAI 2 (3,6% de parts de marché).

Fil d'actualité