Le fondateur et coprésident du MBA, Éric Elena, explique dans Monaco Hebdo que cela fait longtemps que son club demande d'être abrité dans la salle Gaston-Médecin et qu'il avait écrit dans ce sens un courrier au gouvernement en fin de saison dernière.
"Pour expliquer que nous avions l’ambition d’aller plus haut et qu’il était difficile de trouver des partenaires dans notre ancienne salle à l’Annonciade. Elle est magnifique pour nous, elle est dans notre cœur. Elle est historique, mythique. C’est là que nous nous sommes créés et que nous avons grandi. C’est chez nous. Mais aujourd’hui, nous sommes dans une phase d’évolution pour laquelle nous avons besoin d’une salle plus professionnelle. Avec ce qui est arrivé à l’AS Monaco Basket, le sujet est clos." Il ajoute : "Nous ne payons pas de loyer et l’entretien est assuré par le gouvernement. C’était déjà le cas pour la Roca Team. Nous payons uniquement la sécurité."
Éric Elena souligne que jouer à Gaston-Médecin permet d'attirer davantage de sponsors et se félicite que les matchs soient retransmis par la FFBB sur sa chaîne YouTube.
Le président monégasque évoque l'exode des meilleures joueuses françaises, et l'effet ressenti en Ligue 2 mais apprécie que son équipe est toujours très compétitive.
"Les clubs de Ligue féminine sont venus chercher les meilleures jeunes de Ligue 2, et la Ligue 2 est allée chercher les siennes en Nationale. Donc le niveau global a baissé. Notre point fort cette année, c’est que nous n’avons pas baissé de niveau, au contraire. Sans faire de folies, nous avons des joueuses de qualité. Nous n’avons changé que quatre joueuses et nous en avons gardé six, parce que la structure était vraiment bonne. Je pense que nous faisons partie des rares équipes plus fortes que l’an dernier. Il y a donc de quoi tirer son épingle du jeu."
Monaco Hebdo demande à Éric Elena s'il y a une leçon à tirer du naufrage de l'AS Monaco. Sa réponse :
"Je ne sais pas si c’est une leçon, mais c’est un constat. A propos de l’ASM Basket, le président de la Ligue a dit que c’était « une belle équipe avec un gros budget, mais avec un mode de fonctionnement digne d’une équipe de cinquième division ». La clé, c’est la gestion budgétaire. Il faut rester les pieds sur terre, savoir anticiper, parce qu’il y a toujours des imprévus. Une blessure, un médecin : ça coûte de l’argent. Nous sommes fiers du chemin parcouru à force d’efforts. Je rappelle qu’il y a 17 ans, nous nous entraînions sur un parking à Menton. Et nous sommes fiers d’avoir un bureau directeur et des partenaires, avec des vieilles familles et des entreprises 100 % monégasques. Ça démontre qu’à Monaco, il n’y a pas que de l’argent qui arrive de l’extérieur : nous sommes capables de gérer le MBA uniquement avec des partenaires et des fonds locaux."
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