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30 ans de All-Star Game LNB: Souvenirs étoilés

Construit sur le modèle américain, le All-Star Game français s’est imposé à Bercy comme une sorte de Disneyland du basket français mais il a existé au préalable pendant quinze ans en province. Retour sur les plus grands moments de trente ans d’histoire et d’histoires.

Construit sur le modèle américain, le All-Star Game français s’est imposé à Bercy comme une sorte de Disneyland du basket français mais il a existé au préalable pendant quinze ans en province. Retour sur les plus grands moments de trente ans d’histoire et d’histoires.

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Robert Smith, MVP des deux premiers All-Star Game.

1987 – Limoges

Le jour de la création
de la Ligue

Quelle journée mes amis ! Déjà, la veille, à La Moutète, l’Élan Béarnais Orthez était devenu champion de France, sur deux lancers-francs de ce diablotin de Freddy Hufnagel, et face à celui qui devenait son rival éternel, le Limoges CSP. Les uns retournèrent chez eux le cœur gros et les autres les suivirent après avoir fait la bamboche et passé une nuit blanche. Car, oui, le premier All-Star Game se tint à Limoges, au lendemain de la « Super-finale » comme on l’appelait alors, qui avait été le théâtre d’une bagarre mémorable dans son deuxième acte. On va dire que l’agenda était serré et qu’un Euro en Grèce se profilait à l’horizon.

Et ce n’est pas tout. C’est également le mercredi 6 mai 1987 que fut baptisée la Ligue Nationale de Basket qui pris alors le nom peu glamour de « Comité des Clubs de Haut Niveau. » Jean Bayle-Lespiteau en était le président, Jean-Claude Biojout le vice-président, et ils annoncèrent que pour s’engager les clubs de Nationale 1A devraient verser 600.000F et ceux de N1B 400.000F.

Pour faire comme aux États-Unis, on avait décidé de jouer la partie en quatre périodes de douze minutes et rassemblé les meilleurs joueurs dans deux équipes géographiques, l’Est et l’Ouest. Une partition qui faisait qu’Orthéziens et Limougeauds étaient sous la même bannière étoilée. Dès l’échauffement, on se rendit compte que les deux finalistes de la veille avaient enterré la hache de guerre. Ça chambrait dur. Le président du CSP, Xavier Popelier, ne manqua pourtant pas de brosser dans le sens du poil le public de Beaublanc – 5.000 spectateurs qui avaient versé 10F chacun pour une recette destinée à la section basket de la fédération Handisport – en remerciant ceux qui, bravant la nuit et oubliant la défaite, étaient venus accueillir les Limougeauds à la descente d’avion. Mais point d’animosité non plus côté supporters puisque le Béarnais George Fisher, élu Entraîneur de l’Année, se vit remettre son trophée à la mi-temps sous les vivas !

Le match fut très planplan, normal. Plus frais, Robert Smith, le meneur américain d’Antibes, scora dans toutes les positions et s’offrit un oscar de MVP pour l’Histoire. Les acteurs n’avaient pas vraiment trouvé le bon tempo pour cette première exhibition. « Aux États-Unis, ils jouent trois quart-temps pour la frime, pour le spectacle, et un quart-temps pour le gain du match. Nous on a un peu de mal à se départir de notre sérieux », reconnaissait Richard Dacoury.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=v-oFMTeUE1g

1989 – Cholet

Le show des
Américains de CB

Sur ses terres, Graylin Warner ne vola pas son trophée de MVP – son deuxième après celui gagné à Mulhouse –, en aucun cas il ne bénéficia d’un support éhonté de la presse choletaise. Les journalistes chargés du vote ne purent que se rendre à l’évidence, l’Américain avait compilé 29 points, 10 rebonds, 6 interceptions, 4 passes et 2 contres. De plus, il avait participé à un show tout à fait étonnant à la mi-temps. Il n’en menait pas large à vrai dire… Dans le cadre d’une démonstration d’Arts Martiaux, on lui avait tranché un ananas sur le ventre. Sans trucage. La lame s’était arrêtée à quelques millimètres de ses abdominaux !

À la fin du match, c’est son équipier Kenny Austin, privé de jeu depuis plusieurs mois, qui prit le relais. Avec sa fougue légendaire, saxo en mains, il donna un concert de rock’n’roll. Une façon très originale de faire ses adieux à Cholet Basket.

1990 – Nancy

316 points

Même sans la présence de joueurs du SLUC dans la sélection de l’Est, la 4e édition fut un succès populaire à Nancy avec 5 000 spectateurs. On n’avait pas enregistré pareille foule à Gentilly depuis un France-URSS amical en 1983. Originalité du processus de sélection, les deux cinq de départ avaient été désignés par les lecteurs de Maxi-Basket. On avait profité de la journée pour remettre les trophées de la ligue au Casino de Vittel et la LNB avait notamment annoncé qu’un service Minitel « Basket Pro » serait mis en place la saison suivante, et que certains matches seraient décalés au dimanche après-midi afin de les retransmettre sur FR3.

Ce qui reste dans les annales, c’est le nombre de paniers entassés dans la soirée. L’Est s’imposa à l’Ouest 170 à 146. 316 points. Par comparaison, jamais un NBA All-Star Game n’était monté au-delà de 299 (154-145, en 1984) et encore, grâce à une prolongation. C’était « no defense » surtout dans la 3e période (48 points pour l’Est en 12 minutes !). A ce petit jeu là, Michael Brooks, celui-là même qui aurait dû être capitaine de l’équipe américaine à Moscou dix ans auparavant, si les USA n’avaient pas boycotté les Jeux, ripailla : 40 points et 15 rebonds. Mais il était dans le camp des vaincus.

1992 – Gravelines

« Hello ! I’m Magic Johnson »

Des préservatifs furent distribués à l’entrée du Sportica, une somme de 20.000F plus les bénéfices de la soirée versés à l’Association dunkerquoise d’initiative contre le Sida, et un écran géant installé dans la salle… Larry Lawrence, Américain mythique du BCM, avait contacté Lon Rosen, l’agent de Magic, mais il n’avait rien voulu savoir. Alors Larry a appelé Terry Lions, un vieux copain, responsable des relations presse à la NBA, qui lui-même demanda à l’ex-meneur des Lakers d’enregistrer un message pour le public français.

« Je voudrais remercier la Ligue Française et Gravelines d’avoir dédié ce match à la lutte contre la maladie… Protégez-vous et protégez vos partenaires… » La vue et le discours de Magic créèrent un choc dans le Sportica. Magic Johnson était non seulement le meilleur point guard all-time mais l’annonce de sa séropositivité, le 7 novembre 1991, en avait fait une célébrité planétaire. Il avait cessé de porter le maillot des Lakers mais avait été élu MVP du NBA All-Star Game. Quelques mois plus tard, il sera le héros des Jeux Olympiques de Barcelone. « Je suis l’exemple que la vie continue… Je vous souhaite de passer des moments magiques. » Tonnerre d’applaudissements dans le Sportica. Un superbe coup médiatique. Emotionnellement, peut-être le plus grand moment de 30 ans de All-Star Game à la française.

Pour l’anecdote, cette année-là, à l’instar de l’Italie, on fit s’opposer une sélection française contre une sélection d’étrangers. Et ce sont les Français qui inscrivirent leur nom au palmarès.

1994 – Tours

Dub à plein tubes

« Je ne sais pas comment il faut dire All-Star Game. Le jeu des étoiles ? », demande Patrick Chêne qui présente Stade 2. « Le gala des étoiles », répond Patrick Montel juché sur un escabeau à hauteur du panier dans la salle Robert-Grenon de Tours. « On a vu un super match. La ligue a eu la bonne idée d’intégrer ce All-Star Game à l’intérieur du championnat, ce qui fait que tous les meilleurs sont là alors qu’avant ils avaient tendance à partir en vacances », poursuit le reporter. « On a voulu saluer un grognard, Hervé Dubuisson, le roi de la journée. »

Et en plateau, on lance les images. Des contre-attaques à tire-larigot. Des dunks. Et surtout des trois-points de Dub qui tombent comme obus à Gravelotte. Un, deux, trois… six, sept, huit. Pour onze tentés. Dont beaucoup à sept mètres et avec un défenseur dans les jambes. Mais Dub est en lévitation et personne ne peut le faire redescendre sur terre. Patrick Montel lui rend hommage : « Dubuisson qui sait tout faire et même passer en revue toute la défense et smasher. Bref, la totale. Quand on pense qu’il a failli rester au chômage en début d’année. » Car oui, Hervé Dubuisson n’est plus dans son prime. Il a 36 ans et demi et c’est le Sceaux d’Alain Weisz qui l’a rattrapé par la manche. Mais jamais Français n’a eu un shoot aussi pur, appuis aussi solides, équilibre aussi parfait, fouetté de poignet aussi remarquable. Hervé Dubuisson est le prototype du joueur de All-Star Game.

« Du basket comme ça, on en redemande ! » conclut Patrick Montel.

1995 – Pau

Comme en NBA

Toujours inspirée par la NBA, la ligue française distribuait des bulletins dans les salles où par l’intermédiaire de Maxi-Basket.
24.867 votes furent ainsi enregistrés, soit une progression de 56% par rapport à la saison précédente. C’est Stéphane Ostrowski, systématiquement sélectionné depuis la création de l’événement, qui avait rallié le plus de suffrages. Quant à son équipier antibois Micheal Ray Richardson, on notait que c’était le premier all-star de France à avoir été préalablement membre des étoiles de la NBA.

La plus grande innovation de cette 9e édition fut tout bêtement l’introduction d’un concours de trois-points et de dunks. Que le nom de Delaney Rudd figure en tête de liste du palmarès des tireurs à longue distance n’est pas une surprise. Mais celui de Jean-Jacques Bissouma, lauréat aux dunks, peut paraître une incongruité puisque celui-ci n’est pas notifié dans le roster historique de la LNB. C’est que ce fils de ministre de la Côte d’Ivoire était licencié à Pau-Nord Est, club d’Excellence Régionale. Un camouflet pour Ricky Winslow et surtout Conrad McRae, un as, qui s’était distingué quelques semaines plus tôt lors d’un éphémère All-Star Game européen à Valence en dunkant un ballon enflammé.

1995, c’est aussi l’année où Yann Bonato scora 44 points en 28 minutes. Le record tient toujours.

1996-Villeurbanne

Flying Digbeu

Somptueux concours de dunks à l’Astroballe avec en finale Alain Digbeu, 21 ans, opposé à George Gilmore, 1,79 m. L’Américain avait une détente de dingue et avait obtenu en demi-finale six « 10 » d’un jury sous le choc. Favori, il se mit trop de pression et rata ses essais. Dans son antre, le Villeurbannais rafla donc le trophée avec 170 points (sur 180 possibles). Vitesse de bras, puissance, inspiré par Harold Miner, Do Wilkins et Isaiah Rider, Flying Digbeu laissa l’assistance baba.

La soirée fut placée sous le signe des dunks puisqu’on en dénombra 19 lors du match dont 12 rien que pour les Français.

http://www.dailymotion.com/video/xctn3

2002 – Paris-Bercy

Sous les spotlights

Le All-Star Game périclitait en province. Les acteurs s’y rendaient comme à une punition. Il n’y avait plus d’âme. La ligue accepte de donner les pleins pouvoirs à l’équipementier Nike qui finance et à Sport Plus Conseil qui organise. Ceux-là mettent les petits plats dans les grands. Un seul cadre grandiose est à la hauteur de l’événement, le Palais des Sports de Paris-Bercy. La LNB joue le jeu en décalant une journée de championnat et en obligeant les sélectionnés à être présents la veille à midi à Paris. « Nike, ce sont les payeurs, nous, nous sommes les conseilleurs », résume Pierre Seillant, vice-président de la ligue.

Les attractions sont multiples : une troupe de break-dancers, un jongleur de ballon, des cadeaux catapultés dans la foule. Pour relever le concours de dunks, Nike fait appel aux plus beaux specimen de la Slam Nation dont Abdoulaye Bamba et Kadour Ziani et reprend à son compte une attraction de la Continental Basketball Association : un spectateur tiré au sort tente (et rate) un tir du milieu du terrain pour décrocher le gros lot de 200.000 euros. George Eddy et Eric Bernard sont au micro et bénéficient de l’appui de Môssieur Philippe Corti, un DJ célèbre pour être le complice à la télévision de Thierry Ardisson. Nike a même essayé de convaincre France Télévisions de retransmettre la soirée mais échaudée par la faible audience des matchs de basket, la chaîne publique refuse tout net.

À renfort d’invitations, les organisateurs sont parvenus à franchir le cap des 11.175 spectateurs. Le public est conquis, il reviendra.

2005 – Paris-Bercy

Le sacre de Kadour Ziani

C’était sa troisième participation, ce fut son triomphe, au Maître du dunk, Kadour Ziani, 32 ans, 1,78 m. Il avait touché un peu à tout, au foot, au volley, au saut en hauteur (un saut à 2,18 m), et aussi au basket, en Excellence Régionale. Pour les dix ans de Canal+, il avait dunké depuis la ligne des lancers-francs. Cinq fois de suite, pour permettre aux caméras de le prendre sous tous les angles.

Pour gagner enfin à Bercy Kadour, rmiste, s’est entraîné comme un fou, « à la Rocky Balboa », dit-il. 15 kilomètres de course par jour, 1 000 abdos (sic), 4-5 heures de sommeil, pas plus. « La plus grande scène médiatique, c’est ce jour-là. Il fallait que je règle mon timing. Et puis ça été un grand soulagement de pouvoir enfin donner du plaisir. »

A partir de 2002

Machine à rêves

La plus forte attraction, le meilleur moment de basket de ces huit éditions parisiennes ? Tout s’enchevêtre dans la mémoire, impossible de départager. Le groupe brésilien Batakuda, Air Stuff du Orlando Magic, Laurent Sciarra MVP, les as du dunk, Guy Dupuy, Kevin Kemp, Steve Lobel, Kadour Ziani, Freddy Fauthoux concentré comme un dingue pour gagner le concours de trois-points, le Miami Heat Street Band, Gee, le danseur sur rolls au micro, les danseuses des Knicks, George Eddy qui marque un panier du milieu du terrain, l’Interactive Squad, des centaines de parachutes qui descendent du plafond, l’arrivée des joueurs sur des Harley ou encore cette présentation des deux équipes all-stars sur deux plates-formes qui sortent du cœur des deux tribunes. Achetées par le POPB, elles n’ont servi qu’une seule fois en vingt ans.

À chaque fois le POPB a fait le plein (environ 13.500 billets sont mis en vente et le complément est acheté sous forme de partenariats) et c’est bien là la plus belle récompense pour ceux qui font fonctionner cette machine à rêves. En fait, entre Noël et le 1er de l’an, le All-Star est désormais une sorte de Disneyland du basket français.

2013 – Paris-Bercy

Thomas Bérau, ce héros

C’est le héros improbable de trente ans de All-Star Game. Thomas Bérau, 28 ans, alors chômeur, remporta un pactole de 100 000 euros pour avoir mis un panier du milieu du terrain après avoir été tiré au sort parmi le public par un robot qui envoie des faisceaux lumineux qui s’arrêtent finalement sur un spectateur. Un seul essai, boum dedans ! C’est l’unique vainqueur à ce jour de cette attraction qui excite toute l’assistance.

Joueur de Morigny dans l’Essonne, Thomas Bréau assistait depuis quatre ans au All-Star Game avant de connaître le grand frisson.

« En une minute, ma vie a basculé. Tout est allé très vite, » raconta t-il à L’Equipe. » J’ai fait ma première conférence de presse dès la fin du All Star Game. Puis  jusqu’à la mi-mars, j’ai fait le tour des télés, les sites web, les radios et les journaux m’ont beaucoup  interviewé. J’ai découvert l’envers du décor, un univers que je ne connaissais pas, ce fut très instructif. Mon meilleur souvenir, ça reste le coup de fil de Tony Parker, qui m’a appelé en direct lors de son émission de radio, je n’en revenais pas… À part Michael Jordan, je n’aurais pas pu espérer mieux! J’ai également été invité à des matches de basket, ceux de Nanterre notamment. Des mairies m’ont appelé pour diverses opérations et on m’a même proposé de participer à une émission de télé-réalité mais j’ai refusé. Finalement, je n’ai connu que les bons côtés de la médiatisation, j’ai pris mon pied. Les gens qui me reconnaissaient étaient toujours très sympas. »

Avec cet argent, Thomas Bréau a pu rembourser son appartement, acheter une voiture, faire plaisir à ses proches et faire un placement. Une belle histoire, forcément.

2014 – Zénith Paris

Adrien Moerman taquine Yann Bonato

Quarante. Le nombre de points d’Adrien Moerman lors du All-Star Game 2015 délocalisé au Zénith de Paris car le POPB était en réfection. Le Limougeaud s’est démultiplié dans le deuxième quart-temps : 22 points à 10/13 en 6 minutes ! « On n’a pas eu besoin d’insister sur lui, ça s’est fait naturellement », a déclaré Vincent Collet. L’intérieur égale le deuxième score historique (Michael Brooks en 1990) et échoue près du record de Yann Bonato (44 points en 1995). « Je ne suis pas loin, j’espère revenir et peut-être le battre», a souri Moerman. Par ailleurs, il se classe deuxième aux tirs tentés (27, derrière les 28 de Brooks en 1990), et égale le record de trois-points tentés (11, comme Erving Walker ou avant Hervé Dubuisson et Laurent Foirest).

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Robert Smith, MVP des deux premiers All-Star Game.

1987 – Limoges

Le jour de la création
de la Ligue

Quelle journée mes amis ! Déjà, la veille, à La Moutète, l’Élan Béarnais Orthez était devenu champion de France, sur deux lancers-francs de ce diablotin de Freddy Hufnagel, et face à celui qui devenait son rival éternel, le Limoges CSP. Les uns retournèrent chez eux le cœur gros et les autres les suivirent après avoir fait la bamboche et passé une nuit blanche. Car, oui, le premier All-Star Game se tint à Limoges, au lendemain de la « Super-finale » comme on l’appelait alors, qui avait été le théatre d’une bagarre mémorable dans son deuxième acte. On va dire que l’agenda était serré et qu’un Euro en Grèce se profilait à l’horizon.

Et ce n’est pas tout. C’est également le mercredi 6 mai 1987 que fut baptisée la Ligue Nationale de Basket qui pris alors le nom peu glamour de « Comité des Clubs de Haut Niveau. » Jean Bayle-Lespiteau en était le président, Jean-Claude Biojout le vice-président, et ils annoncèrent que pour s’engager les clubs de Nationale 1A devraient verser 600.000F et ceux de N1B 400.000F.

Pour faire comme aux États-Unis, on avait décidé de jouer la partie en quatre périodes de douze minutes et rassemblé les meilleurs joueurs dans deux équipes géographiques, l’Est et l’Ouest. Une partition qui faisait qu’Orthéziens et Limougeauds étaient sous la même bannière étoilée. Dès l’échauffement, on se rendit compte que les deux finalistes de la veille avaient enterré la hache de guerre. Ça chambrait dur. Le président du CSP, Xavier Popelier, ne manqua pourtant pas de brosser dans le sens du poil le public de Beaublanc – 5.000 spectateurs qui avaient versé 10F chacun pour une recette destinée à la section basket de la fédération Handisport – en remerciant ceux qui, bravant la nuit et oubliant la défaite, étaient venus accueillir les Limougeauds à la descente d’avion. Mais point d’animosité non plus côté supporters puisque le Béarnais George Fisher, élu Entraîneur de l’Année, se vit remettre son trophée à la mi-temps sous les vivas !

Le match fut très planplan, normal. Plus frais, Robert Smith, le meneur américain d’Antibes, scora dans toutes les positions et s’offrit un oscar de MVP pour l’Histoire. Les acteurs n’avaient pas vraiment trouvé le bon tempo pour cette première exhibition. « Aux États-Unis, ils jouent trois quart-temps pour la frime, pour le spectacle, et un quart-temps pour le gain du match. Nous on a un peu de mal à se départir de notre sérieux », reconnaissait Richard Dacoury.

1989 – Cholet

Le show des
Américains de CB

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Photos: LNB et Maxi-Basket

Article paru dans Basket Hebdo en 2015 revu pour BasketEurope

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