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Mi-temps avec… Gérald Ayayi (Pau) : « Un 3×3 mixte avec Valériane et Joel, ça serait une expérience unique »

Frère de la championne de France en titre Valériane Vukosavljevic et du jeune NBAer Joel Ayayi (two-way contract aux Washington Wizards), Gerald Ayayi a lui lancé sa carrière professionnelle en France du côté de Pau. L’arrière (1,91 m, 20 ans) ambitionne de réaliser une longue carrière en Europe, lu

Frère de la championne de France en titre Valériane Vukosavljevic et du jeune NBAer Joel Ayayi (two-way contract aux Washington Wizards), Gerald Ayayi a lui lancé sa carrière professionnelle en France du côté de Pau. L’arrière (1,91 m, 20 ans) ambitionne de réaliser une longue carrière en Europe, lui qui prône un style de vie sain, à base de méditation et de nutrition. Il est l’invité de notre nouvelle rubrique « mi-temps avec ».

Nouvelle version de la rubrique « en direct », « mi-temps avec » est une interview avec un joueur français ou évoluant en Europe composée de quatre quart-temps. On passe en revue son parcours, sa philosophie et ses perspectives, avant de tester ses connaissances… sur un quiz personnalisé !

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1QT / « La première chose que je fais en me levant, c’est de la méditation. Pendant 10/15 minutes, je fais des exercices de respiration, je me concentre sur moi-même. Puis je me répète mes objectifs. C’est de cette manière que je lance vraiment chaque journée »

La personne sans qui vous n’auriez pas fait carrière ?
« Mon père, c’est lui qui nous a tous inculqué ces valeurs familiales. Et quand j’ai dû faire un choix entre le basket et le hand, c’est par mon père que je me suis lancé à fond dans le basket. »

Le coach qui vous a le plus marqué ?
« Il y en a plusieurs. À Bordeaux, il y a Jeremy Sarre surtout, et Loïc Lepoutre, qui est davantage un préparateur physique. Et à Pau, Jimmy Vérove m’a beaucoup apporté, comme le préparateur physique Guillaume Alquier. Tous m’ont apporté autant sur le plan sportif comme mental. »

Le plus grand coup de gueule que vous avez vécu ?
« C’était lors de ma première année pro à Pau, j’étais dans mon année de contrat aspirant (NDLR : en 2019-2020). Le club n’allait pas bien, c’était une période difficile. On perdait de 15 points à la mi-temps, et pourtant on venait de recruter des Américains, sûrement à prix d’or, pour nous sauver. Je ne me souviens même plus de l’adversaire mais les coachs et les dirigeants étaient descendus pour nous mettre un coup de pression. »

La fratrie Ayayi vient de s’engager avec Puma.

Le match le plus mémorable que vous avez joué ?
« Quand j’étais plus jeune à Bordeaux, j’étais en deuxième année cadets inter-région. On a gagné contre le Stade Montois, c’est un match où j’ai été très bon. Il a une saveur particulière pour moi parce que c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que j’avais grandi, que je m’étais amélioré, et que je commençais à dominer dans ma catégorie d’âge. C’est le match qui a lancé beaucoup de choses derrière. »

La musique que vous écoutez en avant-match ?
« Je n’ai pas de musique particulière, ça varie selon le mood. Mais plutôt une vidéo de Kobe Bryant que je me repasse en boucle. Par sa mentalité hors du commun, c’est un joueur qui m’enthousiasme et me galvanise. »

Pourquoi portez-vous le numéro 11, comme vos frangins ?
« Ça remonte au père. Et de ce que j’ai compris, ça a aussi une valeur religieuse. »

Ce que vous faites en premier en vous levant ?
« Je médite. Je me lève, je m’assoie sur mon lit et pendant 10/15 minutes, je fais des exercices de respiration, je me concentre sur moi-même. Puis j’ai une routine, je me répète mes objectifs, je me visualise, et après je mange. C’est de cette manière que je lance vraiment chaque journée. »

QT2 / « Au Palais des Sports, tu sens qu’il suffit d’un panier pour que la salle explose, et c’est un sentiment vraiment indescriptible »

Quel bilan dressez-vous de votre début de saison (collectif et individuel) ?
« Il est partagé parce qu’on est allés chercher des gros matches (NDLR : Le Mans à l’extérieur, l’ASVEL), mais on en a aussi perdu des plus petits (NDLR : Paris), et on aurait pu faire mieux face aux gros (NDLR : Bourg, Strasbourg et Monaco). Mais c’était peut-être important de se chercher un peu en début de saison pour pouvoir mieux se trouver ensuite et terminer plus fort. Individuellement, il y a eu des hauts et des bas. Ça n’a pas été facile de trouver mon rythme car je revenais d’un été blanc puisque je m’étais blessé au genou. Il y a des choses à effacer, d’autre à ne pas oublier pour continuer de progresser. »

Que manque-t-il à votre équipe pour atteindre le top de sa performance ?
« Peut-être d’avoir une vision plus axée sur le moyen terme et le long terme, ce que le management actuel essaie d’apporter. Parce qu’ici, on aime avoir des résultats assez vite. Mais pour atteindre nos objectifs, on a besoin de patience. »

Quels sont vos axes de progression à titre individuel ?
« Mon tir, ma capacité à être dangereux derrière l’arc, et même à 2-points. Après, ça va être physiquement, en essayant de construire mon jeu autour de mon physique. »

(c) Jacques Cormarèche

Le coéquipier le plus pro à Pau ?
« Il y en a pas mal. Brandon Jefferson, Gregor Hrovat, Giovan Oniangue, Vitalis Chikoko par séquences… Pour les trois premiers cités, ce sont trois gars qui ont leurs routines et qui les suivent, quelles que soient leur humeur, leur match précédent. Ils connaissent la recette pour que ça marche, et ils la suivent. »

Le plus chambreur ?
« Gregor Hrovat (rires). C’est drôle parce que sur le terrain, on est souvent en face-à-face, et il apporte beaucoup de bonne humeur, vis-à-vis de moi comme du groupe. »

Le plus râleur ?
« Le plus râleur, un peu tous (rires), mais surtout Brandon Jefferson. Il est râleur, mais aussi parce qu’il n’hésite pas à dire les choses quand ça ne lui plait pas. Et Justin Bibbins, c’est le plus mauvais perdant, c’est un vrai compétiteur. »

Le meilleur joueur actuel de Betclic Elite selon vous ?
« Elie Okobo. On vient du même endroit, j’ai une sensibilité un peu plus élevée sur ses performances. Et de ce que j’ai vu cette année, il est très fort. Il m’impressionne. Il me surprend beaucoup parce que je sais tout ce qu’il a traversé, et j’avais peur pour lui car la Betclic Elite et l’Euroleague sont des championnats de plus en plus denses. Et il a répondu présent, il a déjà fermé beaucoup de bouches, même la mienne, et je suis vraiment content pour lui. »

Le joueur le plus vicieux du championnat ?
« C’est mon coéquipier Jérémy Leloup, il n’y a pas plus vicieux pour battre l’adversaire (rires). Ça fait un petit moment que je lui parle de ça, pour qu’il me donne ses petits trucs à lui, et j’arrive parfois à lui en faire. »

Les supporters les plus fervents ?
« C’est difficile parce que j’ai envie de dire Pau ! Au Portel, dans une salle beaucoup plus petite, tu sens qu’il y a une ambiance différente, mais quand même, la salle qui m’émoustille le plus, c’est le Palais des Sports. Cette année, il y a eu une ambiance fantastique contre Monaco par exemple. Tu sens qu’il suffit d’un panier pour que la salle explose, et c’est un sentiment vraiment indescriptible. »

QT3 / « Jouer en 3×3 mixte avec la grande soeur et le frère, ça peut être pas mal du tout. Tous les trois, ça pourrait vraiment être une expérience unique »

Le club où vous aimeriez évoluer dans votre carrière ?
« Plus jeune, j’ai rêvé de jouer au Real Madrid en jeunes. Malheureusement, ça n’a pas eu lieu. Mais c’est un club que j’admire vraiment et que je suis de très près. »

A quel âge vous verriez-vous prendre votre retraite sportive ?
« Je la vois autour des 40 ans, j’aimerais beaucoup. J’ai un rythme de vie, un style de vie, un régime alimentaire où je mets toutes les chances de mon côté pour que mon corps réagisse bien sur le long terme. Je me vois bien jouer le plus longtemps possible. »

Le titre qu’il faut impérativement gagner dans votre carrière ?
« Un titre européen. L’Euroleague, l’ambiance, la communion avec les fans, c’est le genre de titre qui te motive jusqu’à la fin de ta carrière. »

(c) Eric Traversie

Est-il possible de vous voir entamer une reconversion dans le 3×3 d’ici la fin de votre carrière ?
« Il y a une possibilité. Après, j’ai toujours été davantage motivé par le 5×5. Mais si je suis en bonne santé, que tous les feux sont au vert, que la discipline continue d’évoluer, pourquoi pas. »

Si vous deviez faire un 3×3 mixte, qui seraient votre équipiers et équipières ?
« Un 3×3 mixte ? Je prends la famille évidemment, avec la grande soeur et le frère. Ça peut être pas mal du tout (rires). Et ce n’est encore jamais arrivé, on n’a jamais eu l’occasion de jouer ensemble en 3×3, on va au maximum jusqu’au 2×2 entre nous. Jouer tous les trois, ça pourrait vraiment être une expérience unique. »

Si vous ne jouiez pas au basket, que feriez-vous ?
« Avant de vraiment me lancer dans le basket, j’ai toujours rêvé d’être architecte, ou ingénieur. Avec le recul, peut-être que je me lancerais dans les finances, l’investissement, l’entrepreunariat, ça m’attire de plus en plus… »

Votre favori pour le titre de Betclic Elite ?
« L’ASVEL, peut-être. Enfin non, on reste les favoris (rires). »

QT4 / « V-U-K-O-S-A-V-L-J-E-V-I-C, j’y suis arrivé ! »

Tous les joueurs interviewés ont 10 secondes pour répondre à chaque question. Sera tenu un tableau récapitulatif des scores.

Quel est le plus petit joueur de l’effectif pro de Pau cette saison ?
« Justin Bibbins ! Il fait 1,75 m ou 1,78 m, je ne sais plus. »
Bonne réponse : Justin Bibbins (1,73 m contre 1,75 m pour Brandon Jefferson).

Votre frère Joel est l’actuel two-way contrat des Washington Wizards. Mais qui est le deuxième signataire d’un two-way ?
« Cassius Winston. »
Bonne réponse : l’Américain formé à Michigan State a joué deux matches contre cinq pour Joel.

Votre soeur Valériane a changé de nom après son mariage. Pouvez-vous m’épeler correctement son nom de famille ?
« V-U-K-O-S-A-V-L-J-E-V-I-C, j’y suis arrivé ! »
Bonne réponse.

Vous portez le numéro 11 depuis la saison dernière. Qui était le dernier joueur à avoir porté ce numéro  à Pau, lors de la saison 2018-2019 ?
« C.J. Harris. »
Bonne réponse : il évolue aujourd’hui à Bourg

Combien de titres de champion de France compte l’Elan Béarnais ?
« 7, 8, 9… 9, je crois ! »
Bonne réponse : 1986, 1987, 1992, 1996, 1998, 1999, 2001, 2003, 2004.

Pouvez-vous me citer trois clubs, hormis l’Elan Béarnais, où Eric Bartecheky a coaché ?
« Il y a Le Mans, Gravelines et… Ah c’est dur ! J’ai du mal… »
Mauvaise réponse : hormis Le Mans et Gravelines, il y a eu Le Havre, Mulhouse, l’Eveil Récy Saint Martin ou encore Cormontreuil.

Quel est le seul de vos coéquipiers a avoir joué en Finlande ?
« Lui n’y a pas joué… Dominique Archie ? »
Mauvaise réponse : Brandon Jefferson, avec l’ancien Orléanais LaMonte Ulmer au KTP Basket dans la petite ville de Kotka.

Pouvez-vous me citer trois pays hors Etats-Unis où Dominique Archie est passé avant d’arriver en France ?
« Tout le monde passe en Espagne, non ? »
Mauvaise réponse : il est passé par la Roumanie, la D2 puis la D1 italienne, la Belgique et Israël avant la France.

Vous êtes le joueur le plus jeune du groupe pro. Mais qui est le plus âgé ?
« C’est Hamady Ndiaye. »
Bonne réponse : il est né le 12 janvier 1987 (34 ans), juste avant Jérémy Leloup (34 ans).

Combien y’avait-t-il de licenciés de basket en France, à 50 000 près, en 2019 ?
« 300 000 ? »
Mauvaise réponse : ils étaient exactement 668 367 licenciés en 2019.

SCORE : 6/10

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1QT / « La première chose que je fais en me levant, c’est de la méditation. Pendant 10/15 minutes, je fais des exercices de respiration, je me concentre sur moi-même. Puis je me répète mes objectifs. C’est de cette manière que je lance vraiment chaque journée »

La personne sans qui vous n’auriez pas fait carrière ?
« Mon père, c’est lui qui nous a tous inculqué ces valeurs familiales. Et quand j’ai dû faire un choix entre le basket et le hand, c’est par mon père que je me suis lancé à fond dans le basket. »

Le coach qui vous a le plus marqué ?
« Il y en a plusieurs. À Bordeaux, il y a Jeremy Sarre surtout, et Loïc Lepoutre, qui est davantage un préparateur physique. Et à Pau, Jimmy Vérove m’a beaucoup apporté, comme le préparateur physique Guillaume Alquier. Tous m’ont apporté autant sur le plan sportif que mental. »

Le plus grand coup de gueule que vous avez vécu ?
« C’était lors de ma première année pro à Pau, j’étais dans mon année de contrat aspirant (NDLR : en 2019-2020). Le club n’allait pas bien, c’était une période difficile. On perdait de 15 points à la mi-temps, et pourtant on venait de recruter des Américains, sûrement à prix d’or, pour nous sauver. Je ne me souviens même plus de l’adversaire mais les coachs et les dirigeants étaient descendus pour nous mettre un coup de pression. »

La fratrie Ayayi vient de s’engager avec Puma.

Le match le plus mémorable que vous avez joué ?
« Quand j’étais plus jeune à Bordeaux, j’étais en deuxième année cadets inter-région. On a gagné contre le Stade Montois, c’est un match où j’ai été très bon. Il a une saveur particulière pour moi parce que c’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que j’avais grandi, que je m’étais amélioré, et que je commençais à dominer dans ma catégorie d’âge. C’est le match qui a lancé beaucoup de choses derrière. »

La musique que vous écoutez en avant-match ?
« Je n’ai pas de musique particulière, ça varie selon le mood. Mais plutôt une vidéo de Kobe Bryant que je me repasse en boucle. Par sa mentalité hors du commun, c’est un joueur qui m’enthousiasme et me galvanise. »

Pourquoi portez-vous le numéro 11, comme vos frangins ?
« Ça remonte au père. Et de ce que j’ai compris, ça a aussi une valeur religieuse. »

Ce que vous faites en premier en vous levant ?
« Je médite. Je me lève, je m’assoie sur mon lit et pendant 10/15 minutes, je fais des exercices de respiration, je me concentre sur moi-même. Puis j’ai une routine, je me répète mes objectifs, je me visualise, et après je mange. C’est de cette manière que je lance vraiment chaque journée… »

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Photo : Gerald Ayayi (Jacques Cormarèche)

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