WNBA : Voici ce que pense un chroniqueur américain de Marine Johannes et de son retour au New York Liberty

Sacha Rutard
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Justin Carter est titulaire d’un doctorat en anglais et écrit sur le basketball féminin, notamment pour Fansided. Son point de vue sur Marine Johannes est intéressant car il ne peut pas être taxé de partie pris comme un journaliste français et même européen.

A vrai dire, Justin Carter est plus élogieux que le plus élogieux des articles parus sur BasketEurope. C’est aussi sans doute parce que le jeu de Marine Johannes -qui ne sort pas de sa meilleure saison avec Lyon- colle parfaitement avec celui de la WNBA.

« L’une des choses les plus éclatantes qui se sont produites cette semaine n’était pas sur le terrain lui-même, mais plutôt dans le journal des transactions de la ligue.

Le New York Liberty a fait quelques pas, en commençant par un échange qui a envoyé Asia Durr au Atlanta Dream en échange de Megan Walker – un ancien choix de premier tour des Libs – et des droits de draft de Raquel Carrera. Walker a ensuite été « renoncée » pour faire place à Marine Johannès, qui venait de terminer sa saison en France.

Ce sera le deuxième passage de Johannès en WNBA. Elle a joué pour la dernière fois pour New York en 2019, lorsqu’elle est apparue dans 19 matchs. Elle a eu en moyenne 7,2 points, 2,4 passes décisives et 1,8 rebond par match tout obtenant 43,6 % dans les tirs du champ et 37,9 % à trois-points.

Ce sont de beaux chiffres. Mais si vous venez de regarder ces chiffres sans le contexte, vous pourriez vous demander pourquoi tout Twitter semble si excité à propos de Johannès. C’est là qu’interviennent les vidéos.

Johannès est une magicienne du ballon. Elle peut faire des choses quand il s’agit de faire des passes difficiles que très peu de gens sur cette planète peuvent faire. Et elle rejoint une équipe du Liberty qui a désespérément besoin de manieuses de ballon supplémentaires. L’ajout de Crystal Dangerfield a finalement donné au Liberty une meneuse qui pouvait jouer aux côtés de Sabrin Ionescu et a permis à l’équipe de gagner trois des quatre matches avec Dangerfield dans la formation de départ. Maintenant, Johannès donne à New York une combo guard qui sera beaucoup plus difficile à défendre que Dangerfield, ce qui devrait ouvrir encore plus cette attaque.

Il y aura des balles perdues, ce qui n’est pas idéal pour une équipe qui occupe déjà la deuxième place de la WNBA aux balles perdues. Mais le dépassement créatif de Johannès mélangé au dépassement créatif de Ionescu va rendre difficile la défense contre cette zone arrière, ce qui est loin de la façon dont les choses se passaient lorsque l’équipe était sur sa séquence de sept défaites consécutives.

Mark Schindler a écrit un excellent aperçu de ce que Johannès a fait à l’international. Il y a beaucoup de bonnes idées là-dedans, mais une chose qui mérite d’être mentionnée est ses chiffres au cours de cette dernière saison à l’étranger, qui incluent qu’elle est passée à « 39,7% de deep sur 6,2 tentatives par match ». New York a maintenant deux guards qui peuvent marquer de toutes parts sur terrain, qui peuvent toutes deux créer leurs propres tirs et faire des passes.

Les Liberty vont être amusantes. Cette équipe semblait destinée à la loterie il y a une semaine, mais une course pour la huitième tête de série est maintenant fermement en jeu. »

Photo : Liberty

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3 Responses
  1. Vous devriez envoyer ces conclusions au nouveau coach de LDLC Asvel qui a prouvé cette année qu’il était capable de faire déjouer Marine Johannes, Julie Allemand et Alexia Chartereau. Sans compter les 7 ou 8 départs programmés grâce à son relationnel. Excellente performance pour une 1ère année.
    Avoir été un bon coach n’est pas un gage de succès dans le futur. Je n’ai rarement vu un groupe aussi triste que l’Asvel cette saison.
    J’espère juste que Marine quittera la France pour un autre pays Européen, là où les journalistes cesseront de la critiquer lorsqu’elle n’a pas marqué 25 points et fait 10 passes décisives.

  2. Jamet Bernard

    En effet triste saison pour Marine et Alexias elles qui brillaient de mille feux chez les tangos de Bourges, elles ont cru bénéficier d’une autre façon de voir le basket avec T Parker et p Vincent à l’entraînement. L’ASVEL cette année était un assemblage d’individualités de renom mais ça ne suffit pas à faire une équipe comme à pu le montrer Bourges.

  3. Philippe Chartrain

    Normal, pour faire une équipe il faut un esprit et une envie autre que le pognon , l’ASVEL n’avait cette année aucune identité aucun esprit d’équipe un peudo assemblage d’euros et d’individualités, il faudra faire mieux l’année prochaine plus d’euros pour attirer des individualités pour attirer plus de publics au match insipide que seul c’est produire l’ASVEL .
    A l’année prochaine

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