Laïa Palau : « Je ne voulais pas finir avec un corps en mauvais état »

Sacha Rutard
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Ca y est. A 42 ans, l’icône espagnole et ancienne meneuse de jeu de Bourges, Laia Palau, est une retraitée des parquets. Gigantes del Basket lui a demandé si elle n’avait plus d’essence dans le réservoir.

« J’ai l’impression que j’aurais pu faire une année de plus, mais cette année a été l’année du retrait. La bataille interne entre le fait de vouloir continuer à être joueuse à 100% et la partie de moi-même qui disait « je ne le veux pas tellement car un jour ça finira… » m’a causé beaucoup de tension, » explique t-elle. « Ce pouls a été assez dur. En tout cas, cette année, je me suis beaucoup motivée pour me concentrer sur la prochaine étape car à un moment donné, je devais la franchir. Pour moi, il était très important de choisir la manière dont je voulais prendre ma retraite. Je ne voulais pas finir avec un corps en mauvais état et, malgré le fait que cette année ait été difficile, je dois penser que j’ai été disponible pour la plupart des matchs. Finir très bien et gagner des titres est très difficile. »

Comment aborde t-elle la deuxième partie de sa vie professionnelle, elle qui est désormais la Directrice Sportive d’UNI Gorona ?

Pour le moment, je suis très contente du projet de Gérone. Nous allons faire une académie de formation, mais nous avons continué à avancer et nous avons fusionné avec Bàsquet Girona pour rejoindre les deux académies. C’est un très beau projet de créer une structure de club puissante avec laquelle on peut donner des opportunités aux plus jeunes et les former. C’est une île au trésor que j’ai trouvée et où je n’ai pas eu à creuser beaucoup sous aucun palmier. Dans la sélection c’est un nouveau départ, c’est-à-dire que je pars de 0 sélection (NDLR : L’Espagnole est Team Manager, soit un rôle comparable à celui de Céline Dumerc en équipe de France). C’est mon monde mais je pars d’un autre angle et j’ai l’opportunité d’apprendre, de voir ce que je suis capable de faire… Au niveau du club, j’étais très obsédée par l’amélioration des structures internes. Je pense qu’il faut investir dans le basket féminin et investir au-delà des terrains, il faut avoir des jambes solides. Ensuite, le budget et le champ d’action sont serrés, mais je souhaite professionnaliser mon lieu de travail. De plus, j’aimerais, tant à Gérone qu’en équipe nationale, être l’huile qui lubrifie la structure et aider les gens à mieux faire leur travail et à bien performer. Bref, faciliter la vie des gens, ce que j’ai essayé de faire dans mes équipes. »

Photo : FIBA

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