Vincent Collet après France – Pologne : « Tous les joueurs qui sont rentrés, sans exception, se sont mis les fesses par terre »

L’équipe de France est de retour en finale de l’EuroBasket pour la première fois depuis 2013 grâce à sa démonstration face à la Pologne (95-54). Vincent Collet tient son match référence.

Après les deux miracles contre la Turquie puis l’Italie, le sélectionneur des Bleus espérait voir ses joueurs réaliser leur match référence. Il a été servi. L’équipe de France a passé 41 points à la Pologne en demi-finale de l’Euro, en s’appuyant sur son ADN, ce qui fait sa force depuis des années, la défense. Ce qui a évidemment satisfait Vincent Collet en conférence de presse.

« Tout part de la défense. Ce qui m’a marqué, c’est que j’ai vu les cinq joueurs défendre. Depuis le début du tournoi, je n’ai jamais vu Rudy Gobert aussi haut sur les écrans. Quand Mous (Fall) est rentré, et il a quand même une carcasse à déplacer, il a fourni les mêmes efforts, Guerschon (Yabusele) pareil. C’était un effort collectif incroyable. Pour moi, tous les joueurs qui sont rentrés, sans exception, se sont mis les fesses par terre. Bien sûr, il y a de l’écart avec la Pologne de ce soir, mais malgré tout, la performance défensive reste remarquable. On avait vu mercredi que dans le troisième quart-temps, les Slovènes avaient inversé la tendance en défendant plus dur. On s’en est inspirés pour leur faire subir cette pression dès le début, et sincèrement, je ne pensais pas qu’on irait aussi loin, donc c’est une vraie satisfaction. »

« Ce soir, mon équipe a fait les choses avec passion : pas toujours bien, on en est tous conscients, mais on l’assume »

Désormais certains d’avoir une médaille autour du cou, les Bleus ne rêvent que d’une chose, qu’elle soit en or. Pour oublier le goût amer de la médaille d’argent olympique de l’été dernier.

« Revenir en finale, c’est toujours une émotion particulière. C’est important qu’il y ait de l’émotion d’ailleurs, c’est l’émotion qui aide à se mettre un mouvement. Avant un tel match, il faut le vivre. On m’a envoyé une citation d’Albert Schweitzer qui dit « Le succès n’est pas la clé du bonheur. Le bonheur est la clé du succès. Si vous aimez ce que vous faîtes, vous réussirez ». Quand on fait les choses avec passion, on réussit. Et je crois aujourd’hui que mon équipe a fait les choses avec passion : pas toujours bien, on en est tous conscients, et on l’assume, mais on a toujours eu des hauts. C’est comme cela qu’on a trouvé le chemin pour arriver à cette finale. Dans le vestiaire après le match, on était calmes, contents bien sûr d’avoir fait notre travail et de cette manière-là, mais on se projette déjà dans ce dernier match qui peut nous ouvrir les portes d’une médaille d’or. C’est celle qu’on est venus chercher. On va tout faire pour être les meilleurs dimanche. Ce qui est important, c’est d’abord ça. Vraiment, viser notre cible avant de chercher à l’atteindre. »

> Evan Fournier et Rudy Gobert ne veulent que l’or

« Une défaite vaudrait encore une douleur plus prononcée que ce qu’elle pouvait l’être l’an passé contre les Américains. »

Les Bleus attendent désormais de connaître leur adversaire en finale. Ce sera l’Allemagne ou l’Espagne, qui s’affrontent en ce moment-même.

« Pour moi, l’Allemagne est l’équipe qui a dominé le tournoi, même si elle a perdu contre la Slovénie. C’est l’équipe qui m’a donné la plus forte impression. Quant à l’Espagne, elle représente la plus forte école de basket actuelle d’Europe. Qu’on le veuille ou non, elle domine le basket européen depuis 20 ans. On a essayé, comme d’autres, de contester cette suprématie. Mais pour l’instant, personne n’y est totalement parvenu. Malgré tout, ce ne sera pas la même représentation que Team USA. Même si on a joué cette finale l’an dernier pour la gagner, comme on l’avait fait en poule, ça restait quand même Team USA avec un profil d’équipe supérieur à toutes les équipes du monde entier. Même si on a un énorme respect pour l’adversaire qui nous fera face dimanche, et que ça sera une très forte équipe, ce ne sera pas Team USA. Donc une défaite vaudrait encore une douleur plus prononcée que ce qu’elle pouvait l’être l’an passé contre les Américains. On est au devant d’une opportunité. On veut la saisir, il n’y a pas grand chose d’autre à ajouter. »

À Berlin (Allemagne).

Photo : Vincent Collet (FIBA)

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