C'est le principal obstacle d'un club qui affiche ses ambitions européennes, entre une licence pluriannuelle en Eurocup, un projet de grande salle et une candidature à une franchise d'Euroleague.
Les hommes de Tautvydas Sabonis, fils d'Arvydas et frère aîné de Domantas, ont perdu d'entrée à Siauliai (74-71) le 30 septembre. Le 6 octobre, ils ont battu La Laguna Tenerife (89-77) à la Copper Box Arena, avec 26 points et 8 rebonds de Thomas Kennedy et 21 points de Keenan Evans. La feuille de match officielle compte 1 333 spectateurs. Le 15 octobre, les Lions se sont inclinés face aux Skyliners de Francfort (76-81) devant 1 309 spectateurs, malgré les 16 points et 8 rebonds de Joel Scott.
En Grande-Bretagne, le club domine. En 2025-26, il a remporté les quatre titres de la Super League Basketball : la saison régulière, la Coupe, le Trophy et les playoffs. Il a commencé la nouvelle saison par six victoires en six matches de championnat, la dernière face à Cheshire (87-83) le 18 octobre.
Le 12 juin, les Lions ont annoncé un accord de trois saisons, plus deux en option, avec Euroleague Basketball, qui leur assure une place dans l'Eurocup élargie à 32 équipes. C'est leur quatrième participation, après des débuts en 2022-23 et une demi-finale en 2023-24, une première pour un club britannique. La saison dernière, la JL Bourg les avait battus au buzzer.
Londres convoité par l'Euroleague comme par la NBA Europe
Le club veut aller plus loin. En juillet, dans un entretien au quotidien économique City AM, le directeur général de l'Euroleague, Chus Bueno, a confirmé leur intérêt pour une franchise londonienne :
« Ils veulent devenir franchisés, ils l'ont déjà dit. Mais nous avons aussi deux autres investisseurs intéressés. » Il a aussi souligné le risque du marché londonien : « Si vous dites aux meilleurs joueurs qu'ils vont jouer dans une petite salle universitaire, devant 800 personnes, ce n'est pas très convaincant. »
La NBA, qui prépare le lancement de sa ligue européenne pour octobre 2027, compte aussi Londres parmi ses cibles. Les actionnaires de l'Euroleague ont rejeté sa proposition le 6 octobre à Cernobbio, au bord du lac de Côme, et Chus Bueno met en garde les clubs tentés par un départ. Les Lions n'ont de place garantie dans aucune des deux ligues.
Pour peser, ils misent sur une salle. En novembre 2025, le club, propriété du groupe Tesonet, a achevé la première phase d'une étude de faisabilité, menée avec The Sports Consultancy et Trivandi, pour une enceinte d'au moins 15 000 places doublée d'une seconde salle de 3 500 places. L'étude évalue les retombées économiques à plus de 3,4 milliards de livres sur treize ans. Il reste à trouver le site et le financement. Et ensuite le public !