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Mirza Alibegovic sur le derby romain : "Un spectacle qui m'a donné la chair de poule"

L'Italien Mirza Alibegovic livre son témoignage sur la première édition du derby de Rome, qui a vu Maxima l'emporter devant 9 000 spectateurs au PalaEur sur le BC, 96-95 après prolongation.

Un joueur de Maxima Roma, en noir, balle en main face à des joueurs du BC Roma lors du derby romain de Serie A, saison 2026-27
Copyright: IPA Sport ABACA/Imago Images

Mirza Alibegovic est issu d'une famille "basket" dans laquelle figurent son père Teo et ses deux frères Amar et Denis.

« Les débuts n'ont pas été faciles. Mon père était le directeur général de Fortitudo, et à 14 ans, j'étais dans l'équipe de jeunes, mais je ne jouais jamais, dit-il à La Gazzetta dello Sport. Je n'entrais en jeu que lorsque nous avions 40 points d'avance et qu'il restait environ une minute à jouer. C'était difficile de donner l'impression d'être là uniquement grâce à mon nom de famille, alors j'essayais d'être Mirza et non le fils de Teo. Quand je suis devenu professionnel à Mantoue, j'ai compris que j'avais trouvé ma propre voie et que je commençais mon propre parcours. » 

Son avis sur le derby romain :

« Une ambiance incroyable, un spectacle qui m'a donné la chair de poule dès notre entrée sur le terrain. Pour nous, c'était un match à gagner à tout prix ; la manière importait peu. Quand on pense qu'il y a trois mois, rien de tel n'existait, c'est incroyable d'avoir offert un tel spectacle. Bravo au club et aux supporters. Voir 6 500 spectateurs contre Naples, puis 9 000 pour le derby, nous comble de joie. La ville répond présente. Rome a besoin de grand basket. Il y a une réelle envie, et ça se sent en ville. Il nous faut trouver la bonne formule pour attirer les supporters à la salle. » 

Le propriétaire de Maxima est l'Américain Paul Matiasic, ancien propriétaire de Trieste, qui a repris le titre sportif de Brescia pour l'installer à Rome et qui a fait venir comme ambassadeur le footballeur Francesco Totti. Maxima a comme objectif de disputer l'Euroleague ou la NBA Europe.

« Je trouve Paul brillant. L'arrivée de Francesco Totti au conseil d'administration est une excellente initiative ; on parle d'une des figures les plus emblématiques de la ville. L'objectif est d'attirer les spectateurs dans la salle et de les divertir, de raviver la flamme qui s'était éteinte. Pour moi aussi, jouer en Euroleague serait un rêve. Le club est très bien préparé et attentif aux enjeux actuels. La NBA Europe est assurément une option très intéressante, mais je prends les matchs les uns après les autres. Je ne peux pas me projeter dans un mois, et encore moins dans un an. » 

Le derby opposait les deux clubs apparus cette année dans la capitale, privée d'équipe de haut niveau depuis la faillite de la Virtus Roma en 2020. Le BC Roma est né en mai 2026 du rachat du Vanoli Crémone par un groupe dont Luka Doncic est l'un des propriétaires. Entraîné par Alessandro Magro, il a recruté cet été Gérald Ayayi et Nico Mannion, puis Kelly Olynyk début octobre. Les deux clubs romains disputent la Serie A et l'Eurocup et visent tous deux la NBA Europe.

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