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Pierric Poupet et l'ASVEL : "Il n’y a pas de rancœur ni de haine"

Il y a deux assistants coaches célèbres en Betcic Elite : Vincent Collet et Pierric Poupet. Les deux ont comme dominateur commun d'avoir été head coach à l'ASVEL.

Copyright : Stephane Pillaud/Icon Sport

Pierrick Poupet s'est exprimé sur le site Euroleague France.

A propos de sa préférence pour le Paris Basketball plutôt que Limoges :

"Les échanges avec Limoges avaient été bons, mais pour différentes raisons, ça ne s’est pas fait. Ensuite, j’ai eu pas mal de contacts cet été, j’avais très envie d’avoir une expérience à l’étranger. Je trouvais que c’était le bon moment. Donc j’ai eu des contacts avec certains clubs et notamment un club d’EuroLeague, pour être coach principal, mais qui a finalement privilégié une autre option. En parallèle, j’avais eu des échanges assez tôt avec David Khan, pas forcément pour une collaboration : on avait juste échangé comme ça entre deux matchs et on était resté en contact. À partir du moment où il a signé Maxime Lefèvre, il m’a rappelé et m’a fait cette proposition-là. J’en ai discuté avec Maxime et on a pensé que ça pouvait être une bonne chose de travailler ensemble."

A propos du fait de ne plus être coach principal, est-ce une régression ?

"Non. Je ne pense pas qu’il soit dégradant pour quelqu’un qui a déjà été coach principal de rebasculer sur une position d’assistant. A l’image de Vincent Collet, dans un contexte différent. Ça ne veut pas dire non plus que j’en ai assez de coacher et que je souhaite être assistant toute ma vie. C’est tout simplement une conjoncture. A court terme, je trouvais que c’était une bonne option pour moi. Je reste au contact du haut niveau, je vois une méthode différente. Je peux amener quelque chose et je peux aussi en en tirer des bénéfices. Certes, tout a été très rapide pour moi, jusqu’à devenir coach principal en EuroLeague, mais il ne faut pas oublier que je n’ai que 42 ans et que c’est un début de carrière pour moi. J’espère bien que je vais encore apprendre des choses."

A propos du choix de Tony Parker de devenir président et coach :

"Au départ, ça peut paraître surprenant comme démarche, mais Tony a passé sa vie à casser les codes. Je le trouve plutôt à l’aise dans ce costume-là. Et il ne dénote pas : dans la posture, il a vraiment d’être un entraîneur d’EuroLeague. Je pense qu’il a tout ce qu’il faut pour devenir un bon entraîneur. Maintenant, il a besoin de temps. Il a une expérience immense de joueur, mais pas en tant que coach. Il peut être un formidable accélérateur aussi de croissance pour l’Asvel comme pour le basket français. Malgré le retour sur terre de cet été, je suis convaincu que Tony n’aura rien perdu de ses objectifs initiaux."

A propos de ses rapports aujourd'hui avec l'ASVEL et Tony Parker:

"En très bons termes. J’ai encore beaucoup de contacts avec les personnes de l’Asvel. Parfois, j’ai l’un ou l’autre au téléphone. Avec Tony, non. Parce que Tony était mon président, on n’a jamais été amis, ce n’est pas comme ça que notre relation devait être. Je l’ai simplement félicité pour sa première victoire en Euroleague. C’est tout. Il n’y a pas de rancœur ni de haine. J’ai eu la chance de participer pendant cinq ans à la vie d’une organisation telle que l’Asvel. J’ai tourné la page et je l’ai remercié pour les années passées."

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