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NBA

Pourquoi la BCL devient-elle la priorité des clubs ambitieux ?

Et pourquoi ceux qui l’ont compris dès maintenant ont déjà une longueur d’avance sur tous les autres…

©FIBA/NBA

Adam Silver, patron de la NBA, et Andreas Zagklis, secrétaire général de la FIBA, l’ont rappelé tour à tour : la nouvelle ligue européenne développée par la grande ligue américaine en partenariat avec la fédération internationale est sur les rails pour un lancement à l’automne 2027.

Dans un peu plus d’un an, un afflux de capitaux absolument inédit dans l’histoire du basket européen pourrait voir le jour. Un investissement sans commune mesure avec tout ce que la discipline a connu jusqu’à présent.

Douze franchises devraient être créées sur les marchés jugés prioritaires par la NBA, dont Paris et Lyon en France, pour un financement estimé entre 500 millions et plus d’un milliard d’euros par équipe.

De plus, la NBA aurait déjà mis sur la table 3 milliards de dollars de revenus garantis pour les participants à cette ligue européenne, afin de compenser d’éventuelles pertes d’exploitation lors des premières saisons, le temps que le modèle atteigne sa pleine rentabilité.

Cette perspective produit déjà des effets tangibles. Vous vous souvenez de l’ASVEL moribonde d’il y a seulement quelques mois, et de son président-propriétaire Tony Parker, lassé de combler chaque saison les pertes de son club au sein de l’écosystème financier défaillant de l’EuroLeague ? Alors qu’officiellement rien n’a encore été annoncé, la dynamique créée par l’arrivée potentielle de NBA Europe à Lyon semble déjà se faire sentir, avec un budget historique évoqué autour de 50 millions d’euros pour la saison 2026-27 du côté de Villeurbanne.

Avant même sa création, NBA Europe est déjà en train de transformer le paysage.

Mais cette mutation ne concerne pas uniquement les douze marchés ciblés par la NBA.

Quatre places, soit 25 % de la compétition, seraient ouvertes aux meilleures équipes du continent sur la stricte base du mérite sportif. La FIBA serait garante de ce principe fondamental du modèle pyramidal du sport européen et aurait la responsabilité de l’organisation des voies d’accession à la nouvelle ligue.

Le premier ascenseur serait assuré par la Basketball Champions League. Son vainqueur, et peut-être aussi son finaliste, obtiendraient ainsi un ticket d’entrée. Un ou deux autres billets, selon les saisons, permettraient d’accéder aux tournois de qualification de fin d’exercice, lesquels distribueraient les deux ou trois places restantes. Ces tournois regrouperaient les meilleures équipes issues des championnats nationaux les plus compétitifs.

Que ce soit via la BCL ou via ces tournois de qualification, la route vers le plus haut niveau européen serait donc ouverte sur des critères 100 % sportifs. Finies les invitations, les exceptions, les règlements flous et les incertitudes qui ont marqué le basket européen ces dernières années.

Dans ce contexte, le statut de la BCL va changer radicalement. La compétition organisée par la FIBA deviendrait le moyen le plus sûr pour tout club ambitieux d’accéder à l’élite européenne.

Et les clubs qui l’ont déjà compris, et qui participeront à l’édition 2026-27, disposent peut-être déjà d’une longueur d’avance sur les autres. En effet, le vainqueur, le finaliste, voire le troisième de la compétition, s’ils parviennent à décrocher un ticket via les tournois de qualification, pourraient participer à la saison inaugurale de la nouvelle ligue européenne de la NBA. Et ainsi bénéficier d’une manne financière sans précédent.

Aujourd’hui, le vainqueur de la BCL remporte un million d’euros. En EuroLeague, Olympiakos, champion 2026, a touché environ 2,4 millions d’euros.

D’après les premières estimations circulant autour du projet et compte tenu des revenus garantis annoncés par la NBA, une participation à la nouvelle ligue pourrait rapporter au minimum 10 millions d’euros par saison. Même pour une équipe qui perdrait tous ses matches. Avec des résultats sportifs positifs, ce montant pourrait rapidement être revu à la hausse.

Ce principe d’égalité de traitement, mis en avant par les dirigeants de la FIBA, est fondamental. Les quatre clubs qualifiés au mérite sportif bénéficieraient des mêmes revenus de départ que les douze franchises permanentes. Les premiers clubs à intégrer la compétition disposeraient ainsi rapidement d’un avantage concurrentiel important sur leurs rivaux, qu’il s’agisse des championnats nationaux ou de la scène continentale.

À terme, les favoris pour décrocher l’un des quatre tickets d’accès à la NBA-FIBA Europe pourraient donc être… les clubs qui auront déjà obtenu l’un de ces quatre tickets la saison précédente. Et plus la ligue se développera économiquement, plus ce phénomène risque de s’accentuer.

Un constat qui pourrait déjà modifier la manière dont vous regardez la saison 2026-27 de la BCL. Nanterre, Cholet et Strasbourg seront les représentants. Avec quels moyens et pour quelles ambitions ?

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