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Tony Parker : « C'est très difficile de faire de gros projets en France »

Pour son premier match officiel en tant qu'entraîneur de l'ASVEL, Tony Parker va affronter son frère TJ, coach de Roanne ce samedi en demi-finale de la SuperCoupe LNB (16h). À quelques heures de la rencontre, TP s'est exprimé sur divers sujets en conférence de presse.

Tony Parker, entraîneur de l'ASVEL, en polo noir aux couleurs du club au bord du terrain.
Tony Parker - Copyright : Federico Pestellini / Icon Sport

Sur la demi-finale face à Roanne et TJ Parker :
"Le premier match, c'est toujours très symbolique. Et ça l'est encore plus parce que c'est contre mon frère. L'une des premières choses qui me vient dans la tête quand je pense à ça, c'est que j'aurais trop aimé que notre père soit là et qu'il assiste à ce premier match. Il était l'une des grandes raisons pour lesquelles je suis là aujourd'hui. Il se demandait toujours pourquoi je ne faisais pas une carrière de coach, tellement j'aime le basket, je suis passionné et je regarde tous les matchs. Maintenant, on y est. Je suis super excité et je trouve que c'est un super challenge. [...] Je ne peux pas écrire un meilleur script, c'est clair, avec tout ce qui s'est passé. C'est incroyable que ce premier match officiel, pour moi, ce soit contre lui. Surtout que là, je viens un peu dans son domaine, le coaching. Il a commencé avant moi. Il a été piqué avec mes camps de basket, mais c'est vrai qu'il a commencé sa carrière avant moi. Ça va être sympa de jouer contre lui."

Sur sa relation avec Gregg Popovich :
"On se parle. Mais j'essaie de ne pas trop le déranger. Je suis en contact avec lui, avec RC Bufford. C'est quand même une franchise qui m'a énormément inspiré par rapport à tout ce que je vais mettre en place à l'ASVEL. Bien sûr qu'il y aura un peu de Pop, un peu de coach Collet. Et après, il y aura ma personnalité aussi et l'ADN que j'ai envie de mettre en place. Surtout qu'on est sur un basket moderne qui n'a rien à voir avec comment on jouait il y a 10-15 ans. Le basket évolue tellement vite, ça change tellement vite qu'il faut rester connecté."

Sur la situation de Monaco :
"Je suis dégoûté. Franchement, je trouve ça terrible. Je trouve ça terrible parce que je trouve que pour le basket français, c'est génial d'avoir une équipe comme ça. D'avoir une grosse équipe performante en Euroleague avec des gros joueurs, c'est génial pour le basket français. C'est vraiment dommage. Mais j'espère qu'il y aura d'autres projets qui vont monter maintenant. Quand tu regardes ce que Paris font, grand respect. Bourg-en-Bresse, Le Mans, il y a plein de clubs qui vont essayer de continuer à monter. Mais de l'envergure de Monaco, ça, je ne sais pas s'il y en aura un autre un jour. C'est très difficile de faire des gros projets en France. Et c'est pour ça que j'étais quand même assez triste quand je l'ai vu partir."

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Sur le contretemps subi cet été :
"C'est vrai que par rapport à ce qui s'est passé cet été, on paye un peu les pots cassés de Monaco, par rapport aux différentes demandes et aux différentes garanties qui ont été demandées. Mais je pense que c'est reculer pour mieux rebondir. Parce qu'on est quand même sur un budget qui est en hausse de plus de 30% par rapport à l'année dernière. Et dans le contexte actuel, en France, c'est très difficile de faire grossir des budgets avec ces sommes-là. Et donc moi, je reste positif. J'essaie de me concentrer sur l'avenir parce que j'ai envie d'être là sur le très long terme. Et même si c'était frustrant par rapport à ce qui s'est passé cet été, on a réussi à construire une équipe qui sera compétitive en Euroleague, qui pourra jouer tous les trophées cette année en France. Et je pense qu'on peut être fiers de ça, parce que ce n'est pas facile à faire en France, de construire des projets de cette envergure, un budget de 24-25 millions d'euros. C'est quand même 6 ou 7 millions de plus que l'année dernière."

Propos recueillis à Roland-Garros

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