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Guide Pro B 2020-21 : Gries-Oberhoffen veut se remettre à pétiller

Photo d’ouverture : BCGO Comme chaque saison, BASKET EUROPE offre à ses abonnés la présentation de chaque équipe de Pro B. Aujourd’hui, le Basket Club de Gries-Oberhoffen. Vous pouvez obtenir 30 jours d’abonnement gratuits : ICI

Photo d’ouverture : BCGO

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Petit Poucet de la Pro B, Gries-Oberhoffen avait surpris lors de sa première saison dans l’antichambre de l’élite, arrivant à se qualifier pour les play-offs. L’exercice suivant, l’année passée, s’est moins bien passé, entre erreurs de casting, blessures, remplaçants pas toujours au niveau. Résultat, à l’arrêt de la saison, une 14e place avec 9 victoires pour 14 défaites. Ayant pour une fois réussi à conserver 4 joueurs de ce précédent opus, le BCGO peut s’appuyer sur cette ossature pour viser plus haut sur la saison qui s’annonce, avec des recrues prometteuses pour certaines, intriguantes pour d’autres.

1 Le bilan de la saison passée

On ne peut pas dire que la deuxième année de Pro B de Gries-Oberhoffen se soit aussi bien passée que la première : de 8e avec 19 v.-15 d., le BCGO a dégringolé à la 14e place, la faute à une attaque moins performante (80,0 points marqués en 2019-20, 6e de Pro B, contre 84,7 l’année précédente, meilleure attaque du championnat). Comme la défense s’est certes montrée un peu plus performante que la saison d’avant (80,5 points encaissés contre 83,4 en 2018-19) mais que l’équipe a pris plus de points qu’elle n’en a marqué, le résultat n’est pas surprenant.

L’un des gros soucis connus par le BCGO lors de cette dernière saison tient aux nombreuses blessures auxquelles il a dû faire face. Seulement trois joueurs (Kevin Dinal, Josep Franch et Samir Gbetkom) ont pu disputer les 23 rencontres qu’a jouées l’équipe. En outre, le recrutement n’a pas été toujours pertinent, entre un Olek Czyk blessé et hors-sujet et un Saul Blanco un peu « bouilli », sans parler des jeunes (Matthias Flosse, Louis Cassier, Samir Gbetkom) encore bien tendres.

Kevin Dinal – Photo : BCGO

Tout cela fait que la saison n’avait rien de très enthousiasmant pour le club alsacien. Pourtant, son entraîneur depuis 2015, Ludovic Pouillart, voit du positif : « nous venions de changer deux joueurs et l’équipe commençait à bien tourner lorsque le championnat s’est arrêté. Nous n’étions qu’à deux matchs de la 7e place. Tout était encore jouable, mais on ne saura jamais comment cela aurait pu finir. »

« Mon regret, c’est qu’avec les nouveaux joueurs signés pour remplacer les blessés, nous marchions bien. Et on venait de trouver un leader. »Ludovic Pouillart, entraîneur principal

2 Le recrutement

Club aux moyens réduits (budget de 1,474 M€, 15e de Pro B, masse salariale de 582 000 €, 12e du championnat), le BCGO n’a guère la possibilité de retenir ses meilleurs joueurs. Pourtant, cette intersaison, Ludovic Pouillart a eu le plaisir de voir quatre de ses ouailles rempiler : Josep Franch, Kevin Dinal (qui a prolongé deux ans), Asier Zengotitabengoa et, par le biais d’un nouveau prêt du Champagne Basket, Louis Cassier. « Pour nous, c’est un vrai plus d’avoir pu garder ces joueurs, » se félicite Ludovic Pouillart. « Ils sont porteurs de notre projet de jeu, cela nous permet de gagner du temps et de ne pas repartir d’une feuille blanche, pour une fois. »

Pour compléter l’effectif, Gries s’est principalement attaché à « tirer les enseignements de ces sept mois de compétition, » selon Ludovic Pouillart. « Nous avons assez vite vu nos lacunes, notamment quand des blessures provoquaient des trous béants dans le collectif. Pour notre recrutement, nous avons donc fait attention à la dureté des joueurs convoités, en ne visant que ceux qui ne se blessent pas souvent. »

Coach porté sur l’attaque et le beau jeu, à l’espagnole (« je préfère mourir avec mes idées que de vivre avec celles des autres. »), Ludovic Pouillart a aussi profité de l’arrêt prématuré de la saison pour scruter de nombreux joueurs, « je voulais des garçons talentueux, entrant dans le schéma que je veux mettre en place, un jeu plus européen que NBA, plus pétillant que dans l’isolation. Nous avons une véritable marque de fabrique, il faut trouver les joueurs qui rentrent dans ce moule. »

Romain Hœltzel – Photo : BCGO

Parmi les recrues, un nom saute aux yeux, celui de Romain Hœltzel, meneur de 1,78 m et… 16 ans ! Déjà présent aux entraînements avec le groupe professionnel mais sans jouer de match officiel, le jeune homme est désormais régulièrement aligné par le BCGO. « Sur ce qu’il a montré, il mérite d’entrer sur le terrain, » avoue Ludovic Pouillart. « Il a un énorme potentiel, mais il lui reste beaucoup de choses à travailler. » Le coach a par ailleurs fait venir deux joueurs qui faisaient de très bonnes saisons à Angers, en NM1, Jérémy Bichard et Franck Seguela, ainsi que Jean-François Kebe, un arrière très physique qui avait fait les beaux jours de Saint-Quentin en 2019-20 : 11,8 points (40,4 % aux tirs dont 39,7 % à trois-points), 2,5 rebonds, 3,0 passes, 9,5 d’évaluation. Côté étrangers, pour accompagner la « spanish connection », Gries a fait appel à Amanze Egekeze, un poste 4-3 américano-nigérian sortant d’une saison plus que mitigée au PAOK Salonique (D1 grecque) : 3,3 pts(37,9 % aux tirs dont 34,8 % à trois-points), 2,4 rbds, 0,4 pd en 11 matchs mais qui avait auparavant brillé en D2 japonaise. Dernière pièce de l’édifice, le petit intérieur Brandon Edwards (1,98 m, 29 ans), qui a fréquenté la D2 espagnole, la Grèce, la Finlande et la D2 israélienne avant de passer la dernière saison en ASEAN League (une petite ligue regroupant des clubs chinois et d’Asie du Sud-Est) aux Macao Black Bears, avec lesquels il tournait à 18,0 pts, 11,4 rbds, 1,4 pd et 25,6 d’éval en 35,7 mn.

Brandon Edwards – Photo : BCGO

En présaison, le BCGO n’a pu faire beaucoup de matchs, par la faute du coronavirus, et des joueurs ont dû s’arrêter le temps de soigner divers bobos. « Ce sont les aléas d’une reprise après cinq mois d’arrêt, » souffle Ludovic Pouillart. Qui se dit par ailleurs « hyper content de la présaison. » Quant aux premiers matchs officiels, ils se sont soldés par deux défaites d’entrée, à Nancy en Leaders Cup (81-70) et, logiquement, face au BCM Gravelines-Dunkerque en Coupe de France (77-85), avant que le BCGO gagne son derby en Leaders Cup face à Souffelweyersheim (99-94). Des résultats intéressants, d’autant que Brandon Edwards a manqué deux matchs et Louis Cassier un. Mais tous les joueurs ont à un moment ou à un autre brillé et l’équipe semble bien née.

« Comme nous ne sommes pas très riches, nous devons faire des coups, des paris. »Ludovic Pouillart

3 Les objectifs

Lorsque l’on évoque les objectifs du BCGO, Ludovic Pouillart tient à rappeler le contexte : « il ne faut pas oublier que nous sommes l’un des deux plus petits budgets (NDLR : en fait, le 15e), donc le premier objectif est de laisser deux équipes derrière nous en fin de saison. » Mais l’entraîneur a d’autres ambitions : « gagner à domicile et perdre à l’extérieur, ça ne me fait pas rêver. Nous avons envie de regoûter aux play-offs, c’est une autre ambiance, une autre intensité. »

L’important, pour Ludovic Pouillart, c’est de réussir son début de saison, « surtout qu’avec le coronavirus, nous allons peut-être être amenés à jouer deux ou trois fois par semaine. Il faudra gérer ça. Il y a donc deux facteurs à la réussite de la saison : le mental et le début de saison. »

Plus encore, Ludovic Pouillart veut jouer : « lors de notre dernier match, j’ai vu des gens heureux de voir du basket. Pour eux comme pour nous, il est important que le sport professionnel continue. Mais nous vivons au jour le jour, en attendant avec impatience le résultat des tests PCR. Il va falloir qu’on vive avec le coronavirus, que l’on continue à apporter quelque chose au public. »

« L’objectif premier, c’est le maintien. Et plus si affinités ! »
Ludovic Pouillart – Photo : BCGO

Les deux joueurs à suivre

Josep Franch, 1,90 m, 29 ans

Maître à jouer de l’équipe alsacienne, l’Espagnol a derrière lui sept saisons en Liga ACB, la première division espagnole. Et il adhère parfaitement au jeu proné par Ludovic Pouillart : « c’est mon relais sur le terrain. L’an dernier, il n’était pas assez bien épaulé, il faut voir ce que cela va donner cette saison. » Deuxième passeur de Pro B en 2019-20, Josep Franch valait 11,7 pts (44,6 % aux tirs dont 30,5 % à trois-points), 3,1 rbds, 6,1 pds, 12,8 d’éval. Et s’il a démarré la saison sur des bases moins élevées (8,3 pts (28,5 % aux tirs, idem à trois-points), 4,8 pds et 7,3 d’éval, nul doute qu’il va hausser le rythme dans les semaines qui viennent.

Josep Franch – Photo : BCGO

Warren Woghiren, 2,10 m, 21 ans

Élevé au bon grain des Mauges, Warren Woghiren a plutôt mal négocié son entrée dans le monde professionnel, ne jouant que quatre petits matchs (6,3 mn, 1,5 pt, 0 d’éval) avec Denain avant d’être remercié pour des raisons extra-sportives. Ce qui lui a valu une mauvaise réputation qui surprend Ludovic Pouillart : « c’est un garçon charmant, avec une très bonne éducation. Il a montré de très bonnes choses jusqu’à maintenant et il travaille beaucoup. Quand il ferme les yeux, il doit me voir l’engueuler (rires). Il est jeune, pas encore à maturité mais il est sur la bonne voie. Je suis content de l’avoir, cela met de la concurrence dans l’effectif, ça me rend les choix difficiles, c’est bien. »

Ses premiers matchs officiels sous les couleurs du BCGO semblent en tout cas confirmer les paroles du coach. En trois rencontres, le natif d’Athis-Mons tourne à 10,0 pts, 6,7 rbds et 13,0 d’éval. Encourageant !

Warren Woghiren – Photo : Simon Godet

En conclusion

Avec ses nombreux joueurs capables d’évoluer sur plusieurs postes, Gries-Oberhoffen devrait pouvoir s’adapter à de nombreuses situations et jouer son rôle habituel de poil à gratter. Avec du danger pouvant venir de tous les postes, l’attaque sera toujours le maître-mot du club alsacien. Le plus gros point d’interrogation concerne la capacité d’adaptation d’Amanze Egekeze et Brandon Edwards aux spécificités de la Pro B et plus encore du jeu de Ludovic Pouillart. Si les deux se montrent au niveau, le BCGO peut viser la première partie du tableau, malgré la concurrence.

Effectif 2020-21

Arrivées : Jérémy Bichard (Angers, NM1), Brandon Edwards (Macao Black Bears, CHI), Amanze Egekeze (PAOK Salonique, GRE), Jean-François Kebe (Saint-Quentin), Warren Woghiren (Cholet, Jeep Élite, prêt)

Départs : Saul Blanco (Oviedo, ESP D2), Bruno Cingala-Mata (Boulazac, Jeep Élite, pigiste médical), Olek Czyz, Matthias Flosse (GET Vosges, NM1), Samir Gbetkom (Vichy-Clermont), Ron Mvouika, Cameron Naylor, Kevin Thalien (Angers, NM1)

Meneurs : Jérémy Bichard, Josep Franch (ESP), Romain Hœltzel

Extérieurs : Jean-François Kebe, Franck Seguela, Asier Zengotitabengoa (ESP)

Intérieurs : Louis Cassier, Kevin Dinal, Brandon Edwards(USA), Amanze Egekeze (USA-NIG), Warren Woghiren

Le cinq majeur probable

Franch – Kebe – Zengotitabengoa – Egekeze – Edwards

Entraîneur : Ludovic Pouillart   Assistant : Julien Zoa

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Petit Poucet de la Pro B, Gries-Oberhoffen avait surpris lors de sa première saison dans l’antichambre de l’élite, arrivant à se qualifier pour les play-offs. L’exercice suivant, l’année passée, s’est moins bien passé, entre erreurs de casting, blessures, remplaçants pas toujours au niveau. Résultat, à l’arrêt de la saison, une 14e place avec 9 victoires pour 14 défaites. Ayant pour une fois réussi à conserver 4 joueurs de ce précédent opus, le BCGO peut s’appuyer sur cette ossature pour viser plus haut sur la saison qui s’annonce, avec des recrues prometteuses pour certaines, intriguantes pour d’autres.

1 Le bilan de la saison passée

On ne peut pas dire que la deuxième année de Pro B de Gries-Oberhoffen se soit aussi bien passée que la première : de 8e avec 19 v.-15 d., le BCGO a dégringolé à la 14e place, la faute à une attaque moins performante (80,0 points marqués en 2019-20, 6e de Pro B, contre 84,7 l’année précédente, meilleure attaque du championnat). Comme la défense s’est certes montrée un peu plus performante que la saison d’avant (80,5 points encaissés contre 83,4 en 2018-19) mais que l’équipe a pris plus de points qu’elle n’en a marqué, le résultat n’est pas surprenant.

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