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L’heure de la “remise en question” pour Monaco, privé de doublé en Coupe de France

Pas de finale en Leaders Cup ni en Coupe de France : l’AS Monaco fait grise mine après l’élimination en demi-finale face à Strasbourg à Trélazé (93-89).

Mike James © Léo Morillon/LNB

Leader incontesté de Betclic Elite, sur le podium de la saison régulière d’Euroleague et tenante du titre de la compétition, la Roca Team était la favorite du top 8 de la Coupe de France à l’Arena Loire de Trélazé. Elle ne verra pas la finale, battue dimanche soir par une SIG Strasbourg courageuse et adroite (12/16 à 3-points après 30 minutes). Après avoir couru derrière le score durant 40 minutes, Monaco a eu une chance de passer dans les dernières secondes mais Mike James (27 points) a manqué la cible à 3-points. La remontée initiée après l’exclusion du coach Sasa Obradovic reste ainsi inachevée.

« On n'a pas bien commencé le match, comme on ne le souhaitait pas. L'énergie n'était pas bonne, notre réaction a été trop tardive, a commenté Mirko Ocokoljic, assistant-coach de l’ASM, dans des propos repris sur le site officiel du club. Nous n'avons pas dominé à l'intérieur, nous ne mettions pas nos tirs extérieurs. Nous avons dépensé beaucoup d'énergie. Les disqualifiantes font partie du jeu, les techniques de la veille aussi. Les coaches tentent parfois de provoquer des réactions. Les joueurs ont essayé de réagir. »

« Quand on regardera la fin de saison, je ne sais pas si on pourra parler de flop mais on doit être capable de les prendre »

« Strasbourg a fait un match complet, du début à la fin. Ils ont mis les shoots qu'il fallait. On peut s'en prendre à notre début de match, nous avons manqué d'agressivité. On a tiré sur pas mal de joueurs, il y a des gros temps de jeu », complète Matthew Strazel. L’international français ne se cache pas derrière l’immense calendrier de la Roca Team, qui en était à son 59e match de la saison. On a l'habitude de ces enchaînements, on doit être capable de performer, de tuer les matches rapidement. On prend un coup. On n'a pas réussi à prendre la Leaders Cup et la Coupe, deux titres sur la scène nationale qui nous échappent. Quand on regardera la fin de saison, je ne sais pas si on pourra parler de flop mais on doit être capable de les prendre. On a réussi à faire « clic » l'année dernière au moment des play-offs de Betclic, j'espère qu'on fera pareil cette année. On doit continuer de bosser, de se remettre en question. On ne va pas douter : on est sur un super rythme en Euroleague. Pour les joueurs étrangers, le Final Four d'Euroleague fait rêver. Pour les joueurs français, la finale à Bercy fait rêver aussi. Pour le club, le Final Four, c'est un plus gros objectif, mais la Coupe de France tenait aussi à cœur aux autres. »

Ironie de l’histoire : Monaco n’aura pas à gérer l’épineuse organisation liée à la finale de la Coupe de France, placée le samedi 27 avril, entre les 2e et 3e matches théoriques des quarts de finale en Euroleague. « Nous ne voulons pas une nouvelle fois parler du nombre de matches qu'on a joués cette saison. Je ne sais pas qui choisit le calendrier, mais c’est insensé pour les joueurs », lâchait encore Mirko Ocokoljic, assistant d’Obradovic, après la demie. Il serait convenable que le passage de la Betclic Elite à 16 clubs permette à la FFBB de s’organiser en conséquence afin de s’éviter ce type de scénario à l’avenir.

Paul Lacombe et Strasbourg en finale de la Coupe de France : “Un bel exploit”
La SIG Strasbourg a créé l’exploit dimanche soir à Trélazé en demi-finale de la Coupe de France pour sortir le tenant du titre, l’AS Monaco (93-89). Auteur de son record de points en carrière, le héros alsacien Paul Lacombe raconte.

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