Entre deux Livenews

Un nouveau coach peut-il changer le plomb en or ?

greg beugnotLe SLUC Nancy, qui vient de se séparer d’Alain Weisz, n’est pas gourmand en coach puisque sur les dix dernières années, il n’en a consommé que deux. Jean-Luc Monschau qui avait pris place sur le banc en 2004 et qui y est demeuré jusqu’en 2013, ce qui correspond à l’âge d’or du club, et Weisz qui lui avait succédé. Greg Beugnot est donc le troisième.

Sur cette période, seul Nanterre 92 a fait preuve d’une plus grand stabilité avec le seul Pascal Donnadieu mais on sait combien ce cas est atypique puisque le fils du président, Jean, a gravi avec le club tous les échelons depuis la Départementale.

A l’autre bout de l’échelle, c’est chez les deux seigneurs des années 80-90, Limoges et Pau-Lacq-Orthez, que l’on trouve le turn over le plus important : 10 coaches. Avec prudence, on osera dire que l’on ressent actuellement une certaine accalmie en Limousin et Béarn. A confirmer.

Changer ou ne pas changer ? C’est la question

Quand le changement de coach intervient en cours de saison, c’est que les résultats sportifs ne sont pas à la hauteur des espérances du club. Parfois, la décision est même prise dans un état d’urgence absolu. C’est le cas au SLUC actuellement seul dernier.

Ce type de bouleversement n’est pas pour autant systématique. La saison dernière Rouen et Le Havre ont maintenu Rémy Valin et Thomas Drouot au poste de pilotage bien que leur équipe respective était en chute libre. Dans le cas du Havre plus encore que de Rouen la question posée fut : le résultat final aurait-il été meilleur avec un autre chef à bord ?

En fait, c’est bien ça la question fondamentale : le changement de coach vaut-il le coût ? (Car de fait, il y a un coût financier et parfois humain).

« Sur les dix dernières saisons, la stratégie en cas d’opération maintien a échoué dans près de 70% des cas, » révélait Yann Casseville dans Basket Hebdo en début d’année. « Ce qui signifie également qu’elle a déjà réussi, comme la saison dernière, quand Orléans remplaça François Peronnet par Pierre Vincent – pour au final rester à la même place de premier non-relégable. Vincent nous disait alors : « les études qui ont été faites montrent que dans 97% des cas, quand on change le coach, ça ne change pas. Et dans 70% de ces 97%, c’est pire. »

D’ailleurs, ceux qui ont visionné dimanche soir Strasbourg-Nancy se sont dit que dans le cas du SLUC c’est le manque de compétitivité des joueurs, l’état d’esprit de certains (n’est-ce pas Dominique Sutton ?), qui posaient problème tout autant qu’un éventuel management défectueux d’Alain Weisz. Le Marseillais a t-il radicalement changé de philosophie depuis qu’il a emmené Nancy une deuxième fois de suite en demi-finale des playoffs ? C’était il y a dix-huit mois.

Nancy n’est qu’à une victoire du premier non-reléguable, ce qui mathématiquement est peu, mais son nouveau coach Greg Beugnot, qui n’a pas choisi ses armes, pour faire mentir les statistiques, va devoir transformer le plomb en or.

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