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Kevin Harley (Boulazac): « Je suis prêt pour la Jeep Elite »

Kevin Harley (1,96m, 25 ans) sort d’une saison remarquable avec Poitiers (14,7 points, 4,5 rebonds, 3,2 passes) qui l’a vu figurer dans le Cinq All-Stars de la Pro B avec quatre étrangers, Xavier Forcada (Gries), Miralem Halilovic (Orléans), Brandon Jefferson (Orléans) et Marcellus Sommerville (Nanc

Kevin Harley (1,96m, 25 ans) sort d’une saison remarquable avec Poitiers (14,7 points, 4,5 rebonds, 3,2 passes) qui l’a vu figurer dans le Cinq All-Stars de la Pro B avec quatre étrangers, Xavier Forcada (Gries), Miralem Halilovic (Orléans), Brandon Jefferson (Orléans) et Marcellus Sommerville (Nancy). Dis autrement, il était le joueur français numéro 1 du championnat. En bonus, il a remporté le concours de dunks du All-Star Game. Il va retrouver à Boulazac la Jeep Elite qu’il a déjà connu avec Poitiers (2011-2013) mais cette fois, il y est attendu comme un joueur majeur.

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Quel est votre bilan de la saison ?

Je regrette d’avoir perdu le dernier match de playoffs à domicile contre Orléans parce que j’aurais aimé prolonger le plaisir. Je pense qu’on a quand même fait une super saison. D’un point de vue personnel aussi. Etant donné qu’on a changé de meneur et qu’on a eu des blessés, je pense qu’on a fait une très bonne saison. On a fait ce qu’on pouvait et on a tous pris du plaisir. C’est vraiment une année que je n’oublierai pas.

L’année de la confirmation en Pro B avant de monter en Jeep Elite ?

Je dirais plutôt de l’explosion parce que je n’avais pas fait une saison extraordinaire l’année passée. Mais c’est vrai que tout m’a souri cette année et ça me n’empêchera pas de continuer sur cette lancée.

Vous avez doublé votre évaluation par rapport à la saison précédente, comment l’expliquez-vous ?

Je pense qu’il y a beaucoup de choses qui sont entrées en jeu. Il y a déjà le facteur mental. Je me suis dit « c’est bon j’ai 24 ans, maintenant il faut y aller, il ne faut plus réfléchir et il faut jouer ». Il y a aussi le travail que je fais chaque été qui apporte une progression. Mon rôle aussi a changé. Je n’ai clairement pas eu le même rôle que les autres années. J’en avais discuté avec les coachs avant de resigner l’année dernière. Je leur ai dit le rôle que j’aimerais avoir et on est tombé d’accord là-dessus. Je pense que ça a marché. Ils m’ont fait confiance et je pense que je leur ai rendu du mieux possible. C’est gagnant-gagnant.

Vous avez travaillé sur votre mental seul ou avec un coach ?

Tout seul. J’ai déjà travaillé avec un coach mental mais c’était il y a quelques années. Avant, je réfléchissais beaucoup, je me disais qu’il ne fallait pas perdre la balle, qu’il fallait tout bien faire. Là, je joue. Tout simplement. J’ai perdu des ballons, oui, j’ai raté des shoots, j’ai fait des erreurs sauf qu’avant ces erreurs pouvaient impacter les deux ou trois minutes qui suivaient mon erreur. Maintenant c’est fini. Je fais une erreur, je sors, ce n’est pas grave, je sais que je vais rentrer en jeu plus tard. Je ne pose plus de questions pendant que je joue. Quand c’est terminé, je repense aux erreurs, mais pendant le match ce n’est pas grave, je passe à autre chose.

Vous pensiez que c’était le bon moment pour faire le saut en Jeep Elite ?

Oui. Je l’ai toujours dit, mon but c’est d’essayer d’aller le plus haut possible. J’ai explosé en Pro B, mais si je n’avais rien eu en Jeep Elite, j’aurais certainement continuer en Pro B pour faire cette année de la confirmation. Ça ne m’aurait pas dérangé, mais je pense que je suis prêt pour la Jeep Elite. Quand j’ai eu cette opportunité, je n’ai pas hésité.

Pourquoi Boulazac ?

J’ai discuté avec le coach et son staff. Je voulais aller au plus haut niveau, mais surtout je voulais jouer. Le plus important c’est d’être sur le terrain. C’est difficile de garantir un temps de jeu, mais ils m’ont dit que j’allais être responsabilisé, qu’ils veulent que je fasse la même chose qu’à Poitiers. C’est ça qui est important pour moi, être sur le terrain et avoir un rôle. Après, c’est à moi de travailler pour aller chercher plus. On a été clair là-dessus et c’est ce que je voulais. Ils me font confiance. Je ne vais pas dire qu’ils se sont mouillés, mais ils me font confiance.

Vous avez signé pour une saison ?

J’ai signé pour une saison, avec une autre saison en option. Les deux partis peuvent décider si on continue ou pas l’année prochaine.

« J’ai pu voir le club, c’est un club très structuré et bien organisé. Ils savent où ils veulent aller et je pense qu’ils s’en donnent les moyens »

Quelles sont vos attentes pour votre vraie première expérience en Jeep Elite ?

Je ne m’attends pas à quelque chose en particulier. Je veux juste jouer. Je pense que c’est le même basket, c’est le même sport. Alors, peut-être qu’il y aura un temps d’adaptation, je ne dis pas, mais je veux juste être bon sur le terrain comme je l’ai été cette saison. Je ne me dis pas que j’y vais en venant de Pro B et que je dois y aller petit à petit. A la rentrée, je serai un joueur de Jeep Elite comme tous les autres. Oui, je devrai prouver, mais chaque joueur doit le faire dès qu’il met un pied sur le terrain et c’est ce qui est intéressant. Peu importe contre qui je joue, je veux le « manger ». Je donne tout, mais je n’y vais en tant que « petit poucet ».

Avez-vous suivi la belle saison de Boulazac ? Ça a dû vous aider dans votre choix.

C’est clair. Ça a été compliqué pour eux parce que la saison dernière ils se sont maintenus parce que Blois n’est pas monté. Ils ont dû recruter sur le tard, mais ils ont vraiment fait quelque chose de bien. J’ai pu voir le club, c’est un club très structuré et bien organisé. Ils savent où ils veulent aller et je pense qu’ils s’en donnent les moyens. Ils ont montré de quoi ils étaient capables et on va devoir confirmer ça la saison prochaine. Je ne dis pas qu’on vise directement les playoffs, mais ils espèrent refaire le même type de saison que cette année.

Vous avez toujours joué à Poitiers, la seule année que vous avez fait ailleurs c’était à Denain, n’avez-vous pas un peu « peur » de quitter votre confort ?

Non. Je ne vois pas pourquoi j’aurais peur parce que c’est ce que je recherche. L’idéal aurait été de monter avec Poitiers, mais à moins de ça j’ai toujours su ou espérer que j’allais devoir partir pour aller voir plus haut. Mais je connais Boulazac. J’ai habité pas loin, j’y ai quelques amis, je connais beaucoup de gens donc je ne vais pas complètement en terrain inconnu.

« Le concours de dunks, c’est un super moment »

Avez-vous un exemple de joueur auquel vous aimeriez ressembler ?

En vérité, je ne regarde pas beaucoup de basket. Je ne regarde que les joueurs que je connais personnellement. Pour donner un nom, c’est un peu ce que Kawhi Leonard fait. Dans le sens où c’est un joueur qui n’était pas attendu mais qui s’est créé et c’est un des tous meilleurs. C’est le truc que j’aimerais faire aussi. Personne ne me connait, mon but n’est pas d’être reconnu, mais j’ai envie de faire partie des meilleurs. Je n’ai pas de modèle en particulier, j’aimais la mentalité de Kobe Bryant quand j’étais plus jeune. C’est le joueur qui m’a fait grandir, mais j’aime les qualités de beaucoup de joueurs.

Vous verra-t-on au concours de dunks cette saison ?

Techniquement, je dois y retourner pour défendre mon titre. Je ne vois pas pourquoi je dirais non, c’est un super moment. A moins d’avoir des petits pépins physiques, j’y serai.

Vous avez encore quelques dunks en stock ?

Oui j’ai quatre dunks enregistrés que je pourrais faire. Au cas où (rires).

Photo: avec Jérôme Sanchez BBD

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Quel est votre bilan de la saison ?

Je regrette d’avoir perdu le dernier match de playoffs à domicile contre Orléans parce que j’aurais aimé prolonger le plaisir. Je pense qu’on a quand même fait une super saison. D’un point de vue personnel aussi. Etant donné qu’on a changé de meneur et qu’on a eu des blessés, je pense qu’on a fait une très bonne saison. On a fait ce qu’on pouvait et on a tous pris du plaisir. C’est vraiment une année que je n’oublierai pas.

L’année de la confirmation en Pro B avant de monter en Jeep Elite ?

Je dirais plutôt de l’explosion parce que je n’avais pas fait une saison extraordinaire l’année passée. Mais c’est vrai que tout m’a souri cette année et ça me n’empêchera pas de continuer sur cette lancée.

Vous avez doublé votre évaluation par rapport à la saison précédente, comment l’expliquez-vous ?

Je pense qu’il y a beaucoup de choses qui sont entrées en jeu. Il y a déjà le facteur mental. Je me suis dit « c’est bon j’ai 24 ans, maintenant il faut y aller, il ne faut plus réfléchir et il faut jouer ».

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