L’Euroleague veut s’ouvrir au-delà du cercle des fans et au Royaume Uni

Sacha RUTARD
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Luca Scafati, directeur du développement commercial de l’Euroleague, s’exprime dans Palco 23. On retient la volonté de l’organisation de s’ouvrir vers un nouveau public et son intention de voir une franchise s’implanter au Royaume-Uni. A savoir également, l’Euroleague vient de s’engager avec Elevate Sports afin de se développer en termes de stratégie marketing, de vente de billets, d’hospitalité premium et d’expérience de fans.

« Le Final Four a connu une très grande évolution depuis 2002, nous en sommes très heureux, » affirme t-il. « Mais nous devons toucher un public différent et avoir une présence plus importante sur le territoire où nous allons, même si nous ne nous sommes jamais arrêtés. Chaque jour, nous essayons de nous améliorer et l’accord va dans ce sens. Nous voulons offrir une expérience plus complète aux fans, pas seulement dans les matches. Nous voulons donner plus, c’est notre future stratégie. Cet accord est un très bon retour car nous sommes très inspirés par le modèle américain, pour le championnat et dans les événements. » Il poursuit : « Notre Final Four a un très grand nombre de fans. Ceux qui suivent le plus l’événement sont des fans de basket puristes. Ce que nous voulons faire, inspiré du modèle américain, c’est qu’il y ait un intérêt générique autour de l’événement qui ne concerne pas seulement le fan, mais tout type de public : du plus jeune à un public pas 100% passionné de basket. Les Américains n’ont pas autant de fans hardcore que ça et ils ont été en mesure d’attirer un grand nombre de publics d’intérêts différents et c’est ce que nous voulons faire. Nous souhaitons une expérience différente dans la vente de billets premium, qui en Europe est liée à la nourriture et aux boissons. Mais aux États-Unis, c’est bien plus : ce sont des espaces pour les gens d’affaires qui peuvent étendre leurs réseaux, des espaces pour les familles et pour la génération Z. Il y a aussi différents événements autour des soirées qui peuvent attirer ce public. Nous regardons vers l’avenir pour créer autre chose que nous ne faisons pas aujourd’hui. »

Au cours des prochaines années, l’Euroleague veut se développer sur les marchés russes et italiens (avec une wild card pour la Virtus Bologne ?), donc au Royaume Uni, et sur d’autres continents.

« L’objectif principal est en Europe, mais c’est une compétition qui vient de l’extérieur de l’Europe, nous poursuivons nos efforts pour atteindre des marchés tels que les États-Unis et la Chine, où le basket-ball a une présence importante. Mais nous sommes toujours en Europe car nous devons nous améliorer pour les fans. » Et à propos du Royaume Uni : « Ce n’est pas un marché de basket-ball, mais c’est pourquoi nous pensons qu’il est attractif. Nous voulons toucher un public qui n’est pas composé de puristes de basket. Nous voulons que ce soit un public qui aille au-delà du basket, qui suit les joueurs dans leur vie hors du terrain, qui suit les événements… Le Royaume-Uni est un territoire avec une tradition sportive, avec un grand public. Londres est un candidat potentiel pour l’avenir. Il y a du basket là-bas, ce n’est pas professionnel, mais des jeunes jouent et il y a du basket de rue. La NBA a rempli les salles là-bas. C’est un marché d’avenir. »

Photo: O2 Arena, Londres

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1 Response
  1. Philou971

    Des spectateurs qui mangent des chips, achètent des goodies et quittent la salle avant la fin du match; quelle triste vision mercantile de l’Euroleague, merci l’ECA.
    C’est vrai que les clubs ont les poches percées et qu’il faut sans cesse remplir le tonneau des Danaïdes !

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